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jeudi 02 septembre 10 -
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Troubles bipolaires

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Troubles bipolaires : de quoi parle-t-on ?


Autrefois appelés «psychose maniacodépressive», les troubles bipolaires font partie des troubles de l’humeur. Dans leurs formes les plus typiques, les troubles bipolaires se caractérisent par l’alternance de phases d’excitation (phases maniaques) et de phases de dépression.
Dans la phase maniaque, le sujet souffre d’une hyperactivité, d’un état d’euphorie, de troubles du sommeil, d’un sentiment de toute-puissance, d’une mégalomanie. Il dépense beaucoup d’argent, échafaude des projets souvent irréalistes, est irritable, passe du coq à l’âne, est désinhibé parfois dans sa sexualité.
Dans la phase dépressive, à l’inverse, il présente des troubles de la mémoire, se replie sur lui-même, s’autodéprécie, ressent une profonde culpabilité, une grande fatigue et l’envie de ne rien faire.

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires des troubles bipolaires ?

 

Il existe trois types de risques dans le cadre de troubles bipolaires.
Le premier concerne les comportements excessifs dans la phase maniaque, qui peuvent conduire à des actes délictueux, des problèmes d’argent et avec la justice : par exemple des découverts bancaires, des attentats à la pudeur, des projets professionnels qui conduisent à une faillite…
Le second concerne la phase dépressive, qui peut être sévère et conduire à un passage à l’acte suicidaire.

Enfin, troisième type de risque, le sujet prend des risques pour sa santé en abusant des toxiques comme l’alcool, le tabac, la drogue.

Dans tous les cas, les troubles bipolaires sont associés à une grande souffrance psychologique. Ils touchent environ 1,2 % de la population générale, mais sont probablement sous-estimés.

 

Quels sont les mécanismes des troubles bipolaires ?


Il n’existe pas un mécanisme mais plusieurs explications. Au niveau neurobiologique (les processus chimiques dans le cerveau), une transmission défectueuse d’informations entre neurones (cellules du cerveau) est connue : en particulier avec la sérotonine mais aussi la noradrénaline, qui sont des neurotransmetteurs très importants dans l’équilibre de l’humeur.


Des études dans les familles et avec les jumeaux ont montré un terrain familial favorable aux troubles bipolaires, mais pas de vraie maladie héréditaire. L’accumulation de stress et d’événements de vie douloureux facilite l’expression des troubles bipolaires chez une personne prédisposée donc vulnérable. La « vulnérabilité » est le terme employé par les médecins et les neuropsychiatres pour qualifier la situation d’une personne ayant une prédisposition familiale génétique.

 

 


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à retenir



Les troubles bipolaires sont caractérisés par l’alternance d’épisodes d’euphorie et d’épisodes de dépression. Leur diagnostic est souvent difficile. Quand il existe une vulnérabilité génétique à la maladie, il faut éviter la vie désordonnée, les intoxications (tabac, alcool, drogues), les risques et les épreuves inutiles, le stress. Le traitement médicopsychologique réduit le nombre et l’intensité des symptômes.