Tabagisme

Un fléau mondial, le tabagisme est source de décès de plus de 6 millions de personnes chaque année. Il n’y a pas que les fumeurs qui sont concernés, il y a aussi ceux qui s’exposent involontairement à la fumée. Cela s’explique par le lien étroit entre cancers et tabagisme. Mais quels sont les autres dangers associés à ce phénomène ? Comment réussir à arrêter la cigarette ? Réponses.

Les dangers liés au tabagisme

Le tabagisme impacte sur la santé des proches et des personnes de l’entourage. Il s’agit même d’un problème sérieux affectant le fœtus et les bébés exposés à la fumée secondaire. Les jeunes enfants sont notamment vulnérables à ce phénomène étant donné que leurs poumons ne se sont pas complètement formés. Ils courent dans ce cas le risque de subir des infections comme la bronchite, l’otite et l’asthme.

Arrêter de fumer pour prévenir du cancer de l'oesophage
Arrêter de fumer pour prévenir du cancer de l’oesophage
Crédits photo : Pixabay

Au moins la moitié des dépendants au tabac meurent à cause de ce problème de dépendance. Le tabagisme diminue l’espérance de vie de 10 ans minimum en comparaison des non-fumeurs. Le fait de prendre une à quatre tiges par jour augmente déjà le risque d’un décès précoce.

Quelques chiffres sur le tabagisme : 37 000 fumeurs chaque année en meurent du tabagisme au Canada, et 10 400 au Québec. C’est 4 fois plus que les morts subites dues à l’alcoolisme et aux homicides.

Les maladies et risques de santé résultant du tabagisme

Voici une petite liste des maladies et des complications entraînées par le tabagisme :

  • Possibilité de développer un cancer :16 cancers dont le plus courant est le cancer du poumon
  • 21 maladies chroniques : diabète, dysfonction érectile, asthme
  • Vieillissement cutané ou apparition prématurée des rides, accompagnant d’un teint d’apparence grisâtre
  • Troubles du sommeil
  • Difficultés respiratoires à l’effort
  • Développement des problèmes psychologiques
  • Grande sensibilité à l’anxiété, à la dépression et même à la nervosité

Dangers du tabagisme chez la femme enceinte

Le tabagisme ou l’exposition directe à la fumée entraîne des effets nocifs pour la santé de la future maman et du futur bébé. Les femmes enceintes qui fument courent d’importants risques de grossesse ectopique (fœtus dans les trompes de Fallope). Elles s’exposent également à la rupture du placenta et à l’accouchement prématuré. Le pire, c’est de ne pas donner naissance du tout, que l’enfant soit mort-né. Pourtant, la majorité des problèmes à l’accouchement ou post-partum proviennent du tabagisme.

L’exposition à la fumée secondaire, quant à elle, rend également accrus les risques de donner naissance à un enfant à très faible poids. La femme enceinte peut aussi accoucher prématurément pour cette même raison ou accoucher d’un mort-né.

Ce qu’il faut faire pour réussir un sevrage

Le facteur le plus important pour un sevrage réussi est la motivation. Si vous voulez arrêter de fumer faites-le parce que cela vous fassiez plaisir et non parce que cela fait plaisir aux autres. Il existe bon nombre d’approches pour accompagner le sujet dans sa lutte contre le tabagisme. En effet, fumer est un comportement issu de différents paramètres propres à chaque fumeur. Ces facteurs peuvent résulter du milieu social, de l’équilibre psychologique, ou de la personnalité. Une aide psychologique peut s’avérer nécessaire si l’on souhaite de tout cœur réussir le sevrage. Ce souhait est déjà un grand pas vers l’arrêt définitif du tabac.

Arrêter de fumer
Arrêter de fumer
Crédit photo : © Pixabay

Aide psychologique pour les fumeurs

Une consultation en tabacologie ou une consultation chez un thérapeute est d’un grand soutien pour les fumeurs et même les anciens fumeurs. Elle s’appuie sur l’histoire même du tabagisme : quand le sujet a commencé à fumer, quand ont lieu les tentatives d’arrêt et les rechutes… Le praticien opère une revue et une étude minutieuse concernant tous les paramètres et les circonstances favorisantes.

Pour mettre en évidence les facteurs poussant au tabagisme, on peut avoir recours au test de Horn. Quant au test de Fagerström qui est aussi largement utilisé dans le cadre d’un accompagnement psychologique, il permet de faire le point sur la dépendance physique. La tristesse, le stress, l’anxiété, le comportement alimentaire…Tout cela est inventorié !

Les TCC ou les thérapies comportementales et cognitives aident vraiment le dépendant au tabac à rompre avec ses mauvaises habitudes par la modification du comportement. Elles sont axées sur le dialogue et les exercices apportant une réponse adaptée. La psychothérapeute propose par exemple une séance de visualisation amenant le patient à imaginer et à se rendre compte comment les cigarettes leur pourrissent l’existence. À travers un œil extérieur, il finira par comprendre à quoi lui sert finalement la sèche ( réflexes conditionnés, plaisir, gestion du plan émotionnel…), ce qui pourra lui motiver encore plus à vouloir corriger ses vices.

Ressources médicales pour lutter contre le tabagisme

Même si la motivation compte, le rééquilibrage des métabolismes du cerveau s’avère être nécessaire. Il existe des produits pharmaceutiques ou des médicaments prévus à cet effet. Ceux-ci sont destinés à favoriser le sevrage. Ils sont généralement utilisés en remplacement de la cigarette.

Les produits servant au remplacement nicotinique délivrent d’une bonne dose de nicotine présente dans l’organisme. Ils sont disponibles en vente libre, mais également en pharmacie. Leurs prises s’étalent relativement sur une période de 10 à 12 semaines. Pendant le traitement, la quantité de nicotine absorbée est ajustée à la baisse au fur et à mesure. Entre temps, il faut une période d’abstinence totale de sorte d’éviter un risque de surdosage en cette substance.

  • Le timbre transdermique : ce produit propose un apport en nicotine régulier. Il libère de cette substance de manière progressive à condition que vous en preniez 16 h sur 24.
  • La gomme à mâcher : cette solution permet de gérer les états de manque. Elle permet au fumeur de décider du moment où il absorbera de la nicotine. Faites cependant attention à ne pas en abuser si vous constatez que vos muqueuses subissent une irritation.
  • Lozanges : il s’agit de comprimés qui libèrent de la nicotine en bouche.
  • Vaporisateur nasal : moins pratique qu’une gomme à mâche et un timbre transdermique, ce vaporisateur fait pourtant parvenir jusqu’au cerveau de manière rapide la substance attendue.
  • Inhalateur : c’est comme une cigarette avec laquelle on aspire la nicotine. En forme de tube, l’inhalateur sera d’une grande aide pour les personnes qui préfèrent ne pas renoncer à son habitude de tenir à la main un petit rouleau de tabac. Toutefois, ce produit a besoin d’être utilisé le plus souvent possible afin de fournir au cerveau la dose suffisante en nicotine, ce qui provoque relativement l’irritation des voies aériennes (bouche et gorge).

Ecrit par : Edeline

Difficile pour Edeline de ne pas craquer pour une sucrerie jusqu’au jour où elle a décidé qu’il été temps de grignoter malin en excluant l’isoglucose et en privilégiant les sucres bio. Psychologue et journaliste santé, suivez les explications de cette rédactrice passionnée par tout ce qui touche de près ou de loin à la médecine et la psychologie. Edeline partage notamment sur OSDT tout ce qu'il faut retenir des bienfaits des nutriments tels que les minéraux ou les oligo-éléments. Et inversement, les effets délétères d'autres ingrédients sur la santé comme les édulcorants. Elle vous livre aussi le fruit de ses recherches sur l’IMC (Indice de Masse Corporelle) et vous informe sur différentes maladies comme celles qui sont liées à l’obésité et à l’inactivité physique tel que la lithiase vésiculaire.

Mis à jour le vendredi 6 septembre 2019

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