Accident vasculaire cérébral

Questions santé : Comment prévenir l’accident vasculaire cérébral ? Quels sont les symptômes d’un accident vasculaire cérébral ? Qu’est-ce que l’accident vasculaire cérébral ? Comment prévenir les récidives d’AVC ?

Mis à jour le : 10 juin 2020

Lorsqu’il y a rupture d’un vaisseau sanguin dans une région du cerveau, il peut y avoir une attaque cérébrale. On parle alors d’un accident vasculaire cérébral (AVC). L’obstruction des conduits peut également provoquer l’AVC. Ce dernier entraîne la mort des cellules nerveuses en limitant leur apport en oxygène et en nutriments. Les signes sont moins visibles chez la plupart des gens, ce qui implique une grande surveillance des facteurs de risque.

Qu’est-ce que l’accident vasculaire cérébral ?

Les accidents vasculaires cérébraux ont des répercussions variables. Toutefois, plus de la moitié des personnes qui en ont subi en retiennent des séquelles. 1 patient sur 10 a la chance de récupérer complètement. En fait la gravité des incidences dépend la région touchée, laquelle peut être très importante ou moins importante selon leur fonction. Aussi, si cette partie a été privée d’une grande quantité d’oxygène, les répercussions seront significatives.

En général, après une attaque cérébrale on rencontre une grande difficulté à écrire (aphasie) et même à s’exprimer. Des problèmes de mémoire peuvent également survenir. Les moins veinards vont même jusqu’à subir une paralysie totale du corps.

Le pire c’est que si les cellules affectées ne reçoivent pas l’oxygène qu’elles réclament pour survivre durant quelques minutes, l’accident pourra mener à la mort. Elles ont besoin de se régénérer au plus vite. Par contre, une personne qui s’en sort ne risque pas de séquelles invalidantes à vie étant donné que le cerveau a une grande capacité d’adaptation.

Quels sont les symptômes d’un accident vasculaire cérébral ?

Les symptômes des accidents vasculaires cérébraux apparaissent de façon brusque et inattendue. Si jamais ils surgissent, le sujet doit consulter sans attendre un médecin. Voici les signes indiquant l’arrivée d’une attaque cérébrale :

  • Des étourdissements
  • Une perte subite d’équilibre ;
  • Des engourdissements,
  • Diminution de la sensibilité
  • Paralysie d’une partie du corps (visage, bras, jambe ou d’un côté droit ou gauche);
  • La confusion,
  • Difficulté soudaine à parler
  • Difficulté soudaine à comprendre ;
  • Vision d’un seul œil
  • Vision trouble
  • Perte totale de la vue
  • Des maux de tête intenses accompagnés de vomissements

Dans tous les cas, il est très important de contacter au plus vite son médecin ou un service d’urgence le plus proche.

AVC, Accident vasculaire cerebral
AVC : paralysie d’une partie du corps

Comment prévenir l’accident vasculaire cérébral ?

Tout le monde souhaite prévenir cette attaque cérébrale potentiellement mortelle. Dans ce cas, il vaut mieux prendre en considération les facteurs comme le tabagisme et l’alcoolisme. Il est également nécessaire de pratiquer une activité physique régulièrement et de maintenir un poids santé. A ce sujet, le calcul de l’IMC pourra vous rendre compte de votre situation (surpoids, poids normal, obésité…).

Soigner son alimentation

Une alimentation non équilibrée augmente de 33% le risque d’AVC (1). Pour prévenir cet accident, le choix en aliment impacte alors considérablement sur l’état de santé de votre cerveau et de ses cellules nerveuses. Des scientifiques ont passé en revue les 375 études établies entre 1979 et 2004 de sorte d’identifier les aliments qui contribuent à la prévention de l’accident vasculaire cérébral. Selon leurs observations, pour abaisser la tension artérielle et lutter contre la manifestation de l’attaque on peut privilégier une alimentation pauvre en sel, c’est-à-dire, avec moins de 1 150 mg de sel par jour. Le menu doit également être enrichi de potassium et de magnésium.

Privilégiez les fruits et légumes qui sont source de potassium. Vous trouverez ce nutriment dans les aliments suivants :

  • Noix
  • Céréales entières
  • Légumineuses
  • Légumes à feuilles vert foncé
AVC
AVC : rupture d’un vaisseau sanguin dans une région du cerveau

Les études ont démontré que les personnes absorbent 10 fruits et de légumes chaque jour et qui optent pour des céréales à grains entiers ne s’exposent pas à l’accident vasculaire cérébral. Les risques diminuent encore si elles consomment 1 à 2 portions de poissons gras une fois par semaine.

En ce qui concerne les régimes, les DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension) ont stipulé que la diète méditerranéenne en prévenant efficacement l’hypertension serait aussi idéale pour prévenir l’AVC.

Changer de méthode contraceptive

Les femmes de plus de 35 ans qui utilisent les pilules comme moyen de contraception devront opter pour une autre formule. Cette solution est surtout déconseillée si la personne concernée fume étant donné qu’elle augmente les risques d’hypertension. Il faut plutôt se tourner vers un dispositif intra-utérin. Consultez votre médecin afin de vous enquérir de la méthode contraceptive qui pourrait vous convenir. Ne vous étonnez pas si jamais il vous prescrit tout de même une pilule. Celle-ci ne devrait pas normalement contenir une grande quantité de progestérone. Si c’est le cas, elle ne vous fait pas courir plus de risques. N’oubliez pas seul un professionnel de santé est autorisé à vous prescrire une méthode contraceptive : votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme (2).
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Comment prévenir les récidives d’AVC ?

Pour se mettre à l’abri des récidives, la personne ayant déjà subi un AVC doit prendre un médicament anticoagulant. Ce dernier est généralement prescrit aux personnes ayant subi un accident ischémique transitoire (mini-AVC). Le passage en lit de soins intensifs est également indispensable (3).

Par ailleurs, les personnes qui ont souffert d’une attaque cérébrale tirant ses origines d’une thrombose ou d’une embolie du cerveau doivent prendre quotidiennement un médicament limitant les risques d’apparition d’un caillot sanguin. Le médecin peut recommander la prise d’un anticoagulant tel que la warfarine (dabigatran) ou d’un antiplaquettaire (aspirine, dipyridamole, bisulfate de clopidogrel, chlorhydrate de ticlopidine…).

Sources et informations complémentaires

  1. La prévention d’un AVC sur solidarites-sante.gouv.fr
  2. Quel moyen de contraception choisir ? : jeunes.gouv.fr
  3. Les risques de décès 1 an après un AVC sur data.gouv.fr

OSDT.

Ecrit par : Edeline
Publié le jeudi 5 septembre 2019


Difficile pour Edeline de ne pas craquer pour une sucrerie jusqu’au jour où elle a décidé qu’il été temps de grignoter malin en excluant l’isoglucose et en privilégiant les sucres bio. Suivez les explications de cette rédactrice passionnée par tout ce qui touche de près ou de loin à la médecine et la psychologie.

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