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Adhérences péritonéales

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Les adhérences péritonéales : de quoi parle-t-on ?


Les adhérences péritonéales (ou post-opératoires) sont la complication la plus fréquente de la chirurgie abdominale et surtout gynécologique. Ces cordages fibreux, appelés « brides » par les chirurgiens, se forment à partir du péritoine, trois à cinq jours après l’intervention chirurgicale. Leur apparition se fait de manière imprévisible n’importe où dans le ventre. Formant un obstacle imprévu par la nature, ces adhérences peuvent gêner ou étrangler inopinément les viscères, principalement l’intestin grêle. Tout patient opéré doit être informé de leur possible survenue.

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires des adhérences péritonéales ?


Environ 40 % des occlusions et 70 % des occlusions de l’intestin grêle sont dues à des adhérences péritonéales. Une occlusion négligée met la vie en péril faute d'une intervention médico-chirurgicale rapide. On peut en mourir.
Outre les risques d’occlusions intestinales, les adhérences compliquent le travail du chirurgien lorsqu’il faut réintervenir chez ces patients.
Moins périlleuses mais très pénibles, les adhérences provoquent des gènes et des douleurs abdominales chroniques, en particulier lors des rapports sexuels. Surtout, les adhérences sont la deuxième cause acquise de stérilité-infertilité féminine (39 %), pas facile à traiter ; leur cure chirurgicale (adhésiolyse) ne permet qu’un taux de grossesse de 45 % à deux ans.


Et personne n’est à l’abri, puisque les données actuelles concluent à plus de 90 % d’adhérences après une intervention abdominale. Heureusement, la présence d’adhérences n’est pas synonyme de complications inéluctables ! En effet, le risque varie selon l’importance de la chirurgie : 51 % pour une intervention mineure, 72 % après une intervention majeure, 93 % après des interventions multiples.
Les adhérences péritonéales sont donc un vrai problème sanitaire, qu’on évalue à 3,3 % de toutes les interventions chirurgicales.

 

Quels sont les mécanismes des adhérences péritonéales ?


Toute agression du péritoine (membrane qui recouvre les viscères abdominaux) provoque une réaction inflammatoire locale qui débute le processus de cicatrisation : c’est le cas lors d’une intervention chirurgicale, d’une infection, d’un traumatisme pénétrant, d’une plaie chirurgicale. Lorsque cette réaction dépasse la mesure, les cellules se multiplient et forment des écheveaux de brides partout où l’inflammation est excessive.


Le risque de complications occlusives sur brides est important dans les deux ans qui suivent l’agression péritonéale. Certains auteurs (Ellis) établissent un risque persistant de 20 % dix ans après l’intervention.
Il existe une prédisposition génétique aux adhérences, mais, d’une manière générale, plus on opère les patients, plus on provoque de brides donc de complications (occlusions, douleurs, stérilité féminine) : on se retrouve entraîné dans un cercle infernal d’opérations qui provoquent des brides qui provoquent des opérations, etc.


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à retenir



Les adhérences (ou brides) péritonéales sont une complication fréquente de la chirurgie abdominale, en particulier gynécologique. Les bonnes pratiques chirurgicales tâchent de les limiter, ainsi que des produits à visée préventive placés dans le ventre au moment de l’intervention.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.