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dimanche 01 août 10 -
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Hypertension artérielle
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Hypertension artérielle : de quoi s’agit-il ?


La tension artérielle correspond à la pression que le sang exerce sur la paroi des artères. Elle s’exprime en millimètres de mercure (mmHg) ou en centimètres de mercure (cmHg) et comporte deux chiffres, par exemple 130/80 mmHg (ou 13/8 cmHg). Le premier chiffre (130) correspond à la pression artérielle systolique ou maximale, le second (80) à la pression diastolique ou minimale. L’hypertension artérielle (HTA) se définit par l’augmentation permanente de la pression artérielle au-delà de 140/90 mmHg (ou 14/9 cmHg). En France, dix millions et demi de personnes suivent un traitement pour une hypertension artérielle.

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de l'hypertension artérielle ?


À court terme, une élévation importante et brutale de la tension artérielle peut provoquer une souffrance aiguë de certains organes, comme le cerveau (encéphalopathie hypertensive, accident vasculaire cérébral hémorragique) ou le cœur (insuffisance coronaire aiguë, insuffisance cardiaque). Au long cours, une hypertension artérielle non traitée est un puissant promoteur (facteur de risque) de maladies cardio-vasculaires, qui demeurent la deuxième cause de mortalité en France (près de 150 000 décès chaque année) après les cancers. En l’absence de traitement, l’hypertension finit en effet par abîmer le cœur et les artères. Après quelques années, des complications apparaissent : insuffisance cardiaque, angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, insuffisance rénale.

 

Elles ont d’autant plus de risques d’apparaître que :
– le niveau de pression artérielle est élevé ;
– on a d’autres facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires, comme le tabagisme (19 % des hypertendus), l’excès de « mauvais » cholestérol ou le diabète (16 %).

 

Quels sont les mécanismes de l'hypertension artérielle ?


Dans 5 % des cas seulement, l’hypertension est secondaire à une autre maladie (sténose de l’artère rénale, phéochromocytome…) ou à la prise d’un médicament (pilule contraceptive, cortisone…). Dans tous les autres cas, l’hypertension n’a pas de cause précise. Elle est dite « essentielle » et résulte d’un mauvais fonctionnement des artères, favorisé par différents facteurs : une mère ou un père hypertendus, l’avancée en âge (70 % des hypertendus ont plus de 60 ans), une alimentation trop riche ou trop salée, un manque d’activité physique, l’abus d’alcool, le surpoids. Fumer, avoir un excès de mauvais cholestérol ou un diabète, jouent également un rôle facilitateur. Quant au stress, s’il peut contribuer à augmenter la tension (pression) artérielle de façon temporaire (entretient des poussées tensionnelles), il ne suffit pas à provoquer son augmentation permanente, qui définit l’hypertension.

 

 


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à retenir



L’hypertension artérielle atteint près du tiers des adultes de plus de 35 ans en France. Un quart d’entre eux ne le savent pas, ou ne sont pas traités. Le seul moyen de savoir si l’on est hypertendu consiste à faire contrôler sa tension artérielle une fois par an.