Les troubles de l’alimentation sélective: cause, symptômes, traitement

L’alimentation sélective

Étant donné que le trouble de l’alimentation sélective est un trouble relativement nouveau, d’autres recherches sont nécessaires afin de déterminer le traitement le plus efficace. Comme pour les autres troubles de l’alimentation, la thérapie cognitivo-comportementale est actuellement l’approche de première ligne. Elle vise à reconnaître les pensées négatives ainsi que la raison sous-jacente de ces pensées sur l’alimentation. Le but est de transformer ce comportement non sécuritaire en une approche plus saine.

Des habiletés d’adaptation saines, de résolution de problèmes et de communication sont enseignées tout au long de notre approche thérapeutique. La thérapie d’exposition est une autre approche utilisée pour les enfants qui ont peur de certains aliments. Avec le temps, ces aliments sont exposés à la personne de façon graduelle jusqu’à ce que sa peur ait diminué et qu’elle soit à l’aise de manger.

Qu’est-ce que le trouble l’alimentation sélective ou TAS ?

Le trouble de l’alimentation sélective, communément appelé trouble de l’apport alimentaire restrictif évitant (TRA), est un trouble de l’alimentation caractérisé par le refus persistant de manger certains aliments ou le refus de manger tout type d’aliment en raison d’une réaction négative de certains colorants, textures ou odeurs alimentaires. De plus, les personnes peuvent refuser de manger par crainte de tomber malade ou de s’étouffer avec de la nourriture.

Ce trouble n’est pas caractérisé par une obsession de la forme corporelle ou du poids, mais simplement par le désintérêt et l’évitement des aliments. Le trouble de l’alimentation sélective peut entraîner une perte de poids excessive et malsaine et la malnutrition, entraînant une déficience nutritionnelle ou le besoin d’aliments par sonde. Souvent, des déficiences psychosociales résultent également de l’TAS.

Signes, symptômes et diagnostic

Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, cinquième édition (DSM V), reconnaît les troubles sélectifs de l’alimentation qui limitent ou évitent les restrictions alimentaires comme des troubles de l’alimentation cliniquement distincts de l’anorexie mentale et de la boulimie mentale.

Le TAS survient le plus souvent chez les enfants et était autrefois considéré comme un trouble de l’enfance et de la petite enfance, mais on sait maintenant qu’il affecte tous les âges. Les quatre critères diagnostiques suivants doivent être remplis pour qu’une personne puisse recevoir un diagnostic du TAS :

Trouble de l’alimentation caractérisé par l’incapacité de répondre à un gain de poids ou à des besoins nutritionnels appropriés. La perturbation de l’alimentation peut être caractérisée par :

  • un manque d’intérêt pour la nourriture,
  • le refus de manger certains aliments en raison de leur couleur, de leur texture et de leur odeur,
  • le refus de manger de la nourriture par crainte de s’étouffer ou de tomber malade.

Cette perturbation doit se produire dans la mesure où une alimentation entérale ou une alimentation complémentaire est nécessaire ; il y a une perte de poids importante, une carence nutritionnelle importante ou une interférence marquée avec le fonctionnement psychosocial.

Cette perturbation n’est pas due à un manque de nourriture ou de valeurs culturelles.

Il n’y a pas de perturbation du poids ou de la forme corporelle et ce trouble n’est pas exclusivement dû à l’anorexie ou à la boulimie nerveuse.

Ce trouble n’est pas dû à une condition médicale ou à un autre trouble de santé mentale.

Qui est touché par ce trouble et pourquoi se manifeste-t-il ?

Cette trouble touche les personnes de tous âges, et ce, dès la petite enfance. On croyait autrefois qu’elle ne se produisait que chez les bébés et les jeunes enfants.  Aujourd’hui, des études ont montré qu’elle peut se manifester à l’âge adulte ou persister jusqu’à l’âge adulte dès l’enfance. Elle tend à se manifester à un âge plus précoce que l’anorexie ou la boulimie nerveuse et touche plus d’hommes que ces deux troubles également. Le TAS a tendance à se produire en moyenne à l’âge de 12-13 ans.

Ecrit par : Adélaïde

Journaliste nutrition et santé, Adélaïde est bien placée pour nous parler des pathologies courantes ; quelles en sont les causes et comment les traiter. Passionnée par la pharmacologie, la psychologie et la physiologie, Adélaïde est une fan inconditionnelle de la médecine traditionnelle chinoise. Ainsi, le feng shui, le qigong médical ou la réflexologie plantaire n'ont plus de secrets pour elle. Auparavant en surpoids, Adélaïde a suivi un rééquilibrage alimentaire qui lui a permis de passer de la taille 48 à 38. Sur OSDT, outre les sujets de maladies, elle traite également plusieurs autres thématiques en lien avec le bien-être et la santé : les régimes, les TCA (Troubles des conduites alimentaires), les recettes minceur et de pâtisseries, mais aussi tout ce qu'il faut savoir sur les protéines, fibres et glucides ou encore la psychologie de couple.

Mis à jour le mardi 9 juillet 2019

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