Rechercher sur le site
Rechercher un médicament
Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes du HONcode. Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de SantĂ© (HAS).
Vérifiez ici.
> > > Sur les consĂ©quences en lien L'herpĂ©s ...
Newsletter Santepratique.fr
Suivez l'actualité santé, découvrez nos dossiers ... Inscrivez vous dès maintenant à notre newsletter!

Zoom sur

  1 Vote

Les 18 propositions du Rapport Nisand sur la contraception adolescente



 

 

1. Confidentialité constante et crédible de la consultation et de la délivrance de la contraception aux mineures.


2. Gratuité de l’ensemble des moyens contraceptifs et des préservatifs jusqu’à 18 ans (et sous conditions de ressources de 18 à 25 ans) au travers d’un « forfait contraception pour mineures » proposé par l’Etat aux laboratoires pharmaceutiques volontaires*.

 

3. Créations de réseaux pluridisciplinaires d’orthogénie (médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmières scolaires, conseillers conjugaux, CPEF et MFPF) pour les jeunes couvrant tout le territoire national et formation spécifique des professionnels de santé participant à ces réseaux de prévention. Préparer le corps médical à la pratique de la première consultation en contraception de l’adolescence et la rémunérer sous forme d’un C2 une fois dans la vie de la femme.

 

4. Application de la loi de 2001 sur l’information à la sexualité en milieu scolaire sous la responsabilité du ministre de l’Education nationale assortie d’un contrôle de l’exhaustivité des établissements où la loi est appliquée correctement par les rectorats.

 

5. Rémunération des professionnels libéraux qui participent à l’application de la loi de 2001 au prorata de leur engagement horaire validé par le réseau pluridisciplinaire d’orthogénie.

 

6. Pour les enfants en maternelle et primaire, par l’intermédiaire des maîtres des écoles formés dans leur cursus à cette nouvelle mission, dispenser des informations sur la vie affective, émotionnelle, sentimentale et sur le respect de soi-même dans un rapport au corps sexué.

 

7. Constitution des ressources humaines pour l’information à la sexualité en milieu scolaire.

 

8. Mesure du taux de grossesses chez les mineures par les ARS dans chaque canton pour savoir où les jeunes femmes sont les plus exposées et y intensifier la prévention.

 

9. Réorienter les campagnes médiatiques vers les parents.

 

10. Organiser une résistance institutionnelle, collective et sociétale à la diffusion libre et marchande de la pornographie auprès des jeunes (taxation dissuasive de l’exposition et de la vente de pornographie et information précoce des jeunes sur les dangers de cette addiction).

 

11. Créer des lieux d’accueil parents-enfants pour qu’une écoute psychologique gratuite, anonyme et sans rendez-vous puisse être offerte à tous les parents quel que soit l’âge de leur enfant** où ils puissent trouver de l’aide quand ils se trouvent en difficulté.

 

12. Diffuser plus largement le « Double Dutch », contraceptifs + préservatifs, pour contrer l’utilisation exclusive du préservatif en pensant à y associer tous les modes d’administration de la contraception hormonale.

 

13. Diffuser et prescrire plus largement les contraceptions qui ne dépendent pas de l’observance de la jeune femme.

 

14. Mettre en avant par l’éducation la responsabilité des jeunes hommes dans la contraception.

 

15. Informer les parents des lieux où leurs enfants peuvent disposer d’informations, d’aide et d’écoute adaptée dans le domaine de la sexualité.

 

16. Intégrer une formation à l’éducation sexuelle pour tous les adultes qui encadreront des jeunes (enseignants, BAFA).

 

17. Uniformiser et clarifier la gestion des centres pouvant venir en aide aux jeunes (intiulé unique).

 

18. Créer un outil de communication national*** donnant l’inventaire des centres disponibles pour venir en aide aux jeunes sous la responsabilité de l’INPES.

 

 

 

Notes :

 

* Ce forfait pourrait être fixé à hauteur approximative de 7€/mois et par mineure pour les contraceptions innovantes ne figurant pas au tableau des produits pharmaceutiques remboursés. Le coût total annuel par mineure serait donc de l’ordre de 80€ s’ajoutant au prix d’une consultation annuelle de renouvellement. Ce coût doit être mis en regard du coût d’une IVG (de l’ordre de 350€) qui ne tient compte ni des frais occasionnés par les suspicions de grossesse, ni de la contraception d’urgence, ni des conséquences psychologiques des IVG des mineures si difficiles à mesurer.


** Sur le modèle de l’association pour la prévention, la promotion de la santé psychique des familles (PPSP) et de son lieu d’accueil « Les pâtes au beurre », un appartement pour les parents, véritable maison de la parentalité créé par un des auteurs en 1999 (SM). Siège social à Nantes en Loire-Atlantique.


***Sur le modèle de la plateforme anglaise qui offre un service complet de cartographie des centres, de forum de discussion et de fiches pédagogiques

 

 


Source/Auteur : Rapport Nisand


Date : 22/02/2012



Revenir au sommaire

 

 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.