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Programme National Nutrition Santé
Informations - Recommandations



La mise en place d’une politique nutritionnelle est apparue, au cours des dernières années, comme une priorité de santé publique. Le rôle joué par la nutrition comme facteur de protection ou de risque des pathologies les plus répandues en France est de mieux en mieux compris, qu’il s’agisse du cancer, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité, de l’ostéoporose ou du diabète de type 2. Même si la nutrition n’est pas le seul déterminant de ces pathologies, c’est un facteur sur lequel il est possible d’intervenir, collectivement et individuellement.

Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a pour objectif général l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition.

 

Objectifs nutritionnels

Dans le cadre de ce programme, la nutrition concerne aussi bien les apports (l’alimentation) que les dépenses énergétiques (l’activité physique). Neuf objectifs nutritionnels prioritaires ont été définis, complétés par 10 objectifs dits "spécifiques". Ces objectifs précis et quantifiés permettent aux professionnels de santé publique d’évaluer l’évolution de la situation au moyen d’indicateurs élaborés par les spécialistes.

Pour la population, et afin de rendre accessible, compréhensible les données scientifiques les plus récentes sur le lien entre nutrition et santé, des repères de consommation pour la population ont été élaborés. Ces repères, axés sur les aliments disponibles, directement consommés par les ménages (et non pas sur des notions de nutriments de type vitamines, lipides…) ont vocation à être la référence au-delà des messages contradictoires émanant des multiples sources qui abordent les questions de nutrition. La légitimité de cette référence vient de leur mode d’élaboration, par des groupes d’experts issus du secteur public, réunis dans le cadre de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments.

La communication de ces repères et la façon de les mettre en oeuvre reposent sur la promotion d’une nutrition positive associant nutrition et plaisir, prenant en compte la diversité des situations, reconnaissant la complexité de l’acte alimentaire et sa dimension sociale et culturelle. Les spécificités de certains groupes de population sont prises en compte (les jeunes (enfants et adolescents) et leurs parents, les personnes de plus de 55 ans et les femmes enceintes).

Le PNNS a également mis au cœur de sa stratégie la déclinaison d’action auprès des populations défavorisées ou en situation de précarité. Enfin, les professionnels de santé, de l’éducation, de l’alimentation, de l’activité physique et du secteur social, indispensables relais auprès de la population, sont associés à la démarche et des actions spécifiques sont développées à leur profit.

 

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Recommandations de santé publique

 

Les 9 objectifs nutritionels

 

1° Fruits et légumes : au moins 5 par jour
À chaque repas et en cas de petits creux, Crus, cuits, nature ou préparés, Frais, surgelés ou en conserve.


2° Pains, céréales, pommes de terre et légumes secs : à chaque repas et selon l’appétit
Favoriser les aliments céréaliers complets ou le pain bis. Privilégier la variété.


3° Lait et produits laitiers (yaourts, fromages) : 3 par jour
Privilégier la variété. Privilégier les fromages les plus riches en calcium, les moins gras et les moins salés.


4° Viandes et volailles, produits de la pêche et œufs : 1 à 2 fois par jour
En quantité inférieure à celle de l’accompagnement. Viandes : privilégier la variété des espèces et les morceaux les moins gras. Poisson : au moins 2 fois par semaine.


5° Matières grasses ajoutées : limiter la consommation
Privilégier les matières grasses végétales (huiles d’olive, de colza...). Favoriser la variété. Limiter les graisses d’origine animale (beurre, crème...).


6° Produits sucrés : limiter la consommation
Attention aux boissons sucrées. Attention aux aliments gras et sucrés à la fois (pâtisseries, crèmes dessert, chocolat, glaces...).


7° Boissons : de l’eau à volonté
Au cours et en dehors des repas.
Limiter les boissons sucrées (privilégier les boissons allégées).

Boissons alcoolisées : ne pas dépasser, par jour, 2 verres de vin (de 10 cl) pour les femmes* et 3 pour les hommes. 2 verres de vin sont équivalents à 2 demis de bière ou 6 cl d’alcool fort.
* à l’exclusion des femmes enceintes auxquelles il est recommandé de s’abstenir de toute consommation d’alcool pendant la durée de la grossesse

 

8° Sel : limiter la consommation
Préférer le sel iodé. Ne pas resaler avant de goûter. Réduire l’ajout de sel dans les eaux de cuisson. Limiter les fromages et les charcuteries les plus salés et les produits apéritifs salés.


9° Activité physique :au moins l’équivalent d’une demi-heure de marche rapide chaque jour
À intégrer dans la vie quotidienne (marcher, monter les escaliers, faire du vélo...)

 

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Les dix objectifs "spécifiques"

 

1. Réduire la consommation moyenne de chlorure de sodium (sel) à moins de 8g par personne et par jour,

 

2. Réduire la carence en fer pendant la grossesse,

 

3. Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, notamment en cas de désir de grossesse,

 

4. Promouvoir l’allaitement maternel,

 

5. Améliorer le statut en fer, en calcium et en vitamine D des enfants et des adolescents,

 

6. Prévenir, dépister et limiter la dénutrition des personnes âgées et améliorer leur statut en calcium et en vitamine D,

 

7. Réduire la fréquence de la déficience en iode de 8,5% chez les hommes et 10,8% chez les femmes,

 

8. Améliorer l’alimentation des personnes défavorisées en réduisant notamment les déficiences vitaminiques et minérales,

 

9. Protéger les sujets suivant des régimes restrictifs contre les déficiences vitaminiques et minérales ; prendre en charge les

problèmes nutritionnels des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire,

 

10. Prendre en compte les problèmes d’allergies alimentaires.

 

 

Source/Auteur : INPES/Ministère de la Santé et des Sports


Date : 06/05/2009



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