> Les Français restent encore muets face aux sujets liés à la sexualité et les troubles érectiles. Vous sentez-vous concerné(e) ?
La vie sexuelle des Français est un sujet de plus en plus évoqué sur la scène publique, suivant la tendance d’évolution des mœurs, comme le prouvent les divers documentaires et émissions diffusés à la télévision ces dernières années.
Néanmoins, certains thèmes liés à la sexualité restent encore tabous, comme les problèmes érectiles chez les hommes.
Pfizer a récemment commandé une vaste étude, menée sur 6249 hommes et femmes dans 7 pays européens, dont les résultats appuient ce constat.
Les dysfonctions érectiles : un sujet encore tabou
27% des hommes connaissent des troubles de l’érection.
C’est ce que montre une des questions de l’enquête (“Comment décririez-vous ce qui vous arrive le plus souvent lors d’un rapport sexuel ?”) qui s’appuie sur l’échelle de la rigidité de l’érection (EHS) (1).
Cette classification considère que les hommes sont en situation de dysfonction érectile si leur pénis augmente de volume mais n’est pas dur (Niveau 1), s’il est rigide mais ne permet pas la pénétration (Niveau 2) ou s’il est rigide et permet une pénétration de qualité moyenne (Niveau 3).
Le Niveau 4 concerne les hommes dont la rigidité du pénis est complète. Parmi cette population d’hommes dont l’érection ne dépasse pas le niveau 3 de la classification, ils sont 42% à éviter les rapports de peur de ne pas avoir d’érection.
Ces problèmes de sexualité vont causer des disputes au sein du couple et des sentiments de tristesse, de faible estime de soi, d’anxiété chez les deux partenaires.
Chez les hommes victimes de dysfonctions érectiles, ces sentiments sont encore plus présents que la moyenne.
Pourtant, 33% d’entre eux affirment n’avoir jamais parlé à personne de leurs problèmes, ce qui révèle un tabou assez important.
Ceux qui osent en discuter le font avec leur partenaire sexuel (29%) et leur médecin (25%).
Un plus faible pourcentage d’entre eux encore (10% seulement) disent prendre un traitement qui les aident à obtenir ou améliorer leur érection. Pourtant, ils sont 77% à exprimer leur souhait d’améliorer la qualité de leur érection.
Les Français et Françaises ont en moyenne 6 rapports sexuels par mois
L’étude, qui portait notamment sur 1038 Français (500 femmes et 538 hommes), donne également une vision plus précise de la sexualité dans notre pays.
Les Français et Françaises ont, en moyenne, 6 rapports sexuels par mois et consacrent 2 heures de leur temps mensuel à cette activité. D’autres pays européens, tels que l’Italie et l’Espagne, présentent une meilleure moyenne (7 rapports par mois).
Les deux principaux obstacles à l’augmentation de la fréquence des rapports sexuels seraient les agendas surchargés et la fatigue. 66% des Français et Françaises se disent satisfaits de leurs performances sexuelles, ce qui est faible comparé aux autres pays en Europe.
D’autre part, ils sont seulement 69% à se déclarer satisfaits par les performances sexuelles de leur partenaire.
Pour 88% des Français et Françaises interrogés lors de l’étude, il est important d’avoir des “rapports sexuels satisfaisants et de bonne qualité”. C’est pourquoi ils sont plus de la moitié à exprimer leur souhait d’améliorer leur vie sexuelle (54%).
Tous ces chiffres montrent que les hommes ont besoin d’informations et de soutien pour se décider à consulter sur ce problème et à envisager un traitement adapté.
Il est temps de faire changer les mentalités, d’ouvrir le dialogue et d’inscrire cette réalité dans l’agenda médical et sociologique de ces prochaines années, pour garantir une meilleure prise en charge.
Source
(1) Mulhall JP, Goldstein I, Bushmakin AG et al. Validation of the Erection Hardness Scale. J Sex Med 2007 ; 4 :1626-1634.


