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28 juillet 2012 : Journée mondiale contre l’hépatite



 > En France, l’hépatite B touche près de 300 000 personnes. À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite organisée par l’OMS, la France tend à soutenir cette cause en rappelant l’importance de la lutte contre l’hépatite, représentant une priorité de santé publique.

 


 

Samedi 28 juillet se tiendra la deuxième Journée mondiale contre l’hépatite organisée par l’OMS


La Direction générale de la santé souhaite rappeler l’importance de la lutte contre les hépatites virales B et C et témoigner de l’engagement de la France au côté de l’OMS.

 

Les hépatites représentent une priorité de santé publique mondiale, au même titre que le VIH, la tuberculose et le paludisme.


L’hépatite B est l’une des maladies les plus répandues dans le monde. Environ 2 milliards de personnes sont infectées par le virus, dont au moins 350 millions sont des porteurs chroniques.

 

L’hépatite C touche près de 170 millions de personnes dans le monde dont 60 à 70 % évoluent vers une infection chronique.


En France, zone de faible endémie, l’infection chronique par le virus de l’hépatite B (VHB) touche 280 000 personnes et celle par le virus de l’hépatite C (VHC) 232 000 personnes.

 

Seulement la moitié d’entre elles savent qu’elles sont infectées [1].

 

Certains groupes de population ont des risques plus élevés d’exposition à ces maladies : personnes en situation de précarité, migrants originaires de pays de moyenne ou forte endémie, personnes détenues, usagers de drogues, personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples, personnes avec des tatouages ou perçages corporels.


Les hépatites virales sont souvent asymptomatiques et sont responsables de pathologies chroniques pouvant aboutir à des complications mortelles, telles que les cirrhoses et les cancers du foie.


Un plan national de lutte contre les hépatites B et C a été déployé de 2009 à 2012 afin de réduire la transmission des virus B et C, de renforcer le dépistage pour orienter les personnes infectées vers une prise en charge médicale aussi précoce que possible, d’adapter les mesures nécessaires au milieu carcéral et de développer la surveillance épidémiologique et la recherche dans ce domaine.


Des avancées notables ont été obtenues.

 

Ainsi, la couverture vaccinale contre l’hépatite B chez les nourrissons augmente depuis 2008, date de remboursement d’un vaccin combiné hexavalent ; 81% des nourrissons ont reçu une dose de vaccin à l’âge de 6 mois en 2010 contre seulement 31% en 2007.

 

En revanche, la couverture vaccinale des adolescents demande à être améliorée (42% seulement des adolescents de 15 ans étaient vaccinés en 2004).


Par ailleurs, on observe que le nombre de tests de dépistage de ces hépatites s’accroit régulièrement : de 2000 à 2010 le nombre de tests est passé de 1,19 millions à 1,96 millions pour le VHB et de 960 000 à 1,86 millions pour le VHC (Source CNAMTS).

 

Cependant, le dépistage reste insuffisant dans les groupes à risque : moins de la moitié des personnes nées dans des zones d’endémie importante ou des usagers de drogues injectables déclarent avoir été dépistés. Des tests rapides d’orientation diagnostique sont disponibles ; leurs performances sont en cours d’évaluation.


Enfin, la prise en charge des personnes atteintes d’hépatites chroniques se trouve transformée par l’arrivée de nouvelles méthodes diagnostiques et thérapeutiques : ainsi, pour l’hépatite C, l’évaluation de la fibrose du foie se fait par des tests non invasifs remplaçant la biopsie du foie ; de nouveaux traitements permettent maintenant de contrôler plus de 80% des hépatites chroniques B et de guérir 70% à 80% des hépatites chroniques C.


La Direction générale de la santé tient à rappeler que :


• les modes de transmission prédominant en France actuellement sont la transmission sexuelle pour l’hépatite B et l’usage de drogues par voie veineuse ou intra-nasale pour l’hépatite C ;


• la prévention de ces maladies repose principalement sur la vaccination pour l’hépatite B et la politique de réduction des risques pour l’hépatite C ;


• les progrès thérapeutiques récents doivent inciter toutes les personnes à risque d’infection à se faire dépister le plus tôt possible.

 

 

 

Références

 

[1] Meffre C ; et al. Prévalence des hépatites B et C en France en 2004. St-Maurice : InVS, 2006.

 


Date : 27/07/2012



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