Rechercher sur le site
Rechercher un médicament
Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes du HONcode. Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.
> > > MILDT
Newsletter Santepratique.fr
Suivez l'actualité santé, découvrez nos dossiers ... Inscrivez vous dès maintenant à notre newsletter!

Zoom sur

  3 Votes

Une prévention des consommations de drogues...



Dernièrement certains médias ce sont fait l’écho de critiques formulées contre la politique de lutte contre la drogue et la toxicomanie menée par la MILDT, accusée de privilégier la répression du trafic au détriment de la prévention et de  la prise en charge des usagers .

 

Il apparaît de ce fait  utile d’apporter quelques éléments d’information sur cette politique mise en place par le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008/2011, dont l’objectif premier était de faire baisser le nombre d’entrées en consommation.  A cet effet, près de  80% de ses mesures concernaient  la prévention, le soin, l'insertion et la réduction des risques ainsi que la formation et la recherche.

 

Chaque année la MILDT consacre par ailleurs 80% de ses crédits d’intervention  (soit près de 18 millions sur les 22 millions de son budget ) au financement  de ce volet de la lutte contre la drogue à travers plusieurs dispositifs qui seront reconduits en 2012.

 

En premier lieu, 12 millions d’euros sont consacrés  aux  plans départementaux des chefs de projets drogue et toxicomanie, ce qui permet de financer sur l’ensemble du territoire des  actions de prévention dans les écoles ainsi que dans  les milieux du loisirs, du sport et de la  famille. Sont également financés les dispositifs d'appui aux chefs de projet, adossés aux associations, qui existent dans 18 régions, et sont centrés sur la prévention.

 

D’autre part, ces crédits permettent de financer les actions d’informations menées directement par la MILDT (campagnes, affiches, guides de prévention, formations, colloques) ; les actions de prévention lancées par les ministères de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de l'Agriculture dans les établissements d’enseignement ; les projets de recherche et d'expertises sur les drogues permettant d'asseoir la politique menée sur des données scientifiques ; les projets de prévention menés par les organismes internationaux comme le conseil de l'Europe et l'ONUDC.

 

 Enfin, ils permettent  le financement  à quasi 100% de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies qui assure pour l'ensemble des ministères la fonction d'observation des phénomènes de consommation.

 

Par ailleurs, 10% du  fonds de concours «  drogue » (géré par la MILDT et alimenté par les biens et avoirs confisqués aux trafiquants) sont réservés à la prévention. En 2011, ce sont ainsi 2,1 millions qui ont pu financer des projets préventifs proposés par les ministères de la Santé, de l’Education nationale, de l'Enseignement  supérieur, de la Culture, de l'Outre mer.

 

C’est d’ailleurs à ce titre que la MILDT a financé à hauteur de 500 000 euros l'acquisition  de 11 FibroScan qui vont être installés dans 6 CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) et 5 UCSA (Unités de consultations et de soins ambulatoires). Ce financement s'inscrit dans le cadre d'une recherche action qui doit permettre de confirmer l'intérêt de l'utilisation du FibroScan pour le dépistage et la prise en charge des hépatites chroniques B et C.

 

Il est également nécessaire de préciser  que  l'action globale de l'État, menée par l'ensemble des ministères concernés par la lutte contre la drogue et la toxicomanie se traduit  budgétairement par  580 millions d'euros consacrés chaque année  à la prévention (y compris la formation et la recherche),  350 millions à la prise en charge et 619 millions à la lutte contre le trafic et le respect de la loi.

 

Cette approche équilibrée, axée à la fois sur la lutte contre les trafics, la prévention des consommations et  le soin, a porté ses fruits  puisqu’elle a permis à la MILDT d’atteindre l’objectif fixé par le plan gouvernemental. En effet comme le montrent les résultats de la dernière enquête ESCAPAD sur les consommations des jeunes de 17 ans, les usages de drogues illicites sont nettement orientés à la baisse avec une expérimentation de cannabis qui se stabilise et un usage régulier qui diminue.

 

De même, l'expérimentation des autres drogues illicites est globalement à la baisse. Par ailleurs, les expérimentations de tabac et d'alcool poursuivent également leur diminution avec cependant des usages réguliers en hausse et notamment les ivresses.
 
C’est pourquoi le prochain plan gouvernemental, actuellement en cours de préparation, s’attachera à renforcer l’action contre les consommation d’alcool et de tabac, notamment chez les plus jeunes, en développant encore plus la politique de  prévention dans ce domaine.

Source/Auteur : MILDT


Date : 27/12/2011



Revenir au sommaire

 

 

édito
MILDT

 

Créée en 1982, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, placée sous l'autorité du Premier ministre, anime et coordonne les actions de l’Etat en matière de lutte contre les drogues et les toxicomanies, en particulier dans les domaines de l’observation et de la prévention de la toxicomanie, de l'accueil, des soins et de la réinsertion des toxicomanes, de la formation des personnes intervenant dans la lutte contre la drogue et la toxicomanie, de la recherche, de l'information.

 

La mission prépare les délibérations du comité interministériel et veille à leur exécution.

 

 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.