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Santé et bien-être des salariés



Depuis 2009, le Groupe Malakoff Médéric mène, avec la société d’études Sociovision, des enquêtes annuelles sur la qualité de vie et la santé des salariés français.

 

 

 

 

Objectif : mieux identifier les risques auxquels sont exposés les salariés et aider les entreprises à améliorer le bien-être et la santé de leurs collaborateurs.

 

Le point sur les principaux enseignements de l’enquête 2012.


- 31 % des salariés ont vécu une restructuration ou une réorganisation dans leur entreprise
- 69 % estiment que leur travail est nerveusement fatigant
- 32 % des salariés ont du mal à concilier vie professionnelle et vie personnelle


Un contexte de mutation qui inquiète les salariés


D’après l’enquête Malakoff Médéric, 31 % des salariés ont vécu une restructuration ou une réorganisation dans leur entreprise en 2012. C’est 11 points de plus qu’en 2009. 16 % ont dû changer de poste ou de métier (soit 4 points de plus qu’en 2009).

 

Les salariés ont fait preuve de capacités d’adaptation, en particulier ceux qui travaillent dans les grandes entreprises où ces changements sont beaucoup plus fréquents. Ainsi, 40 % des salariés des entreprises de plus de 500 personnes ont connu une restructuration ou une réorganisation (pour 25 % des salariés des entreprises de 20 à 49 personnes).


Plus le nombre de restructurations est élevé, plus les salariés ont du mal à se projeter dans l’avenir. Ainsi, les personnes ayant connu au moins deux réorganisations en 2012 ne sont que 45 % à être confiantes en leur avenir au sein de leur entreprise (contre 71 % pour les personnes qui n’en ont connu aucune).


Ce contexte de mutation se traduit par une crainte croissante d’être « dépassé » et crée un besoin d’accompagnement. Ainsi, 28 % des salariés pensent qu’avoir plus de 45 ans dans leur entreprise est un handicap (soit 7 points de plus par rapport à 2010). Et près d’un quart d’entre eux a peur d’être dépassé par les nouveaux outils et les changements
technologiques.

 

Dans ce contexte, les salariés ont l’impression que leur travail est de plus en plus haché. Ils ont par ailleurs de plus en plus de difficultés à gérer leurs priorités, et ont le sentiment de perdre en autonomie et en pouvoir de décision.

Les petites structures tirent mieux leur épingle du jeu. Les salariés y ont le sentiment de mieux savoir ce que l’on attend d’eux et d’avoir davantage le temps de faire un travail de qualité.


Un travail nerveusement fatigant


48 % des salariés disent ressentir une fatigue physique au travail, soit six points de moins qu’en 2009. A noter cependant : chez les femmes, la pénibilité perçue a fortement augmenté en 2012 (44 %, soit cinq points de plus qu’en 2011). La nature de certains emplois occupés par les femmes (horaires décalés plus fréquents, travail répétitif avec des postures contraignantes…) peut expliquer cette dégradation.

Côté pénibilité psychologique, les chiffres évoluent peu et restent à un niveau élevé : 69 % des salariés estiment que leur travail est nerveusement fatigant. Cette fatigue touche particulièrement les cadres (74 %, soit 5 points de plus que la moyenne des salariés). Autre cause de fatigue : le manque de sommeil. Près d’un salarié sur trois (28 %) dit souffrir de troubles du sommeil ; et un salarié sur deux seulement pense dormir suffisamment. Ces troubles touchent plus particulièrement les femmes (34 %) et les quinquagénaires (32 %).


Une conciliation vie privée/vie pro de plus en plus difficile

 

Un salarié sur trois (32 %) a du mal à concilier sa vie professionnelle avec sa vie personnelle. C’est 5 points de plus qu’en 2009. Ces difficultés touchent plus particulièrement les cadres (37 %) et les trentenaires (36 %). En cause : des horaires de travail peu compatibles avec une vie familiale, la charge de travail, une distance importante entre travail et domicile...

 

Un salarié sur trois passe ainsi une heure ou plus dans les transports pour faire l’aller-retour domicile/travail. A noter aussi : les salariés sont toujours plus nombreux à rapporter du travail à la maison.


L’enquête Malakoff Médéric souligne par ailleurs que de plus en plus d’hommes et de femmes doivent désormais s’occuper d’un proche dépendant. En l’espace de deux ans, leur part est passée de 9 à 14 % des salariés. Ils représentent même 18 % des salariés chez les
quadras et les quinquagénaires.


L’engagement vis-à-vis de l’entreprise fléchit légèrement…


Les salariés sont plus nombreux à déclarer vouloir prendre un arrêt maladie même s’ils ne sont pas malades (21 %, soit 4 points de plus qu’en 2010) et à confier faire de la présencepour la présence au travail (13 %, soit 5 points de plus qu’en 2010).


… malgré une ambiance de travail appréciée


Malgré ces tensions, les salariés français s’estiment satisfaits de leur travail où il règne, pour 79 % d’entre eux, une bonne entente. 71 % d’entre eux se disent ainsi contents de venir travailler le matin. Si ce sentiment est massivement celui des cadres (80 %), il est moins partagé par les ouvriers (63 %).


Les attentes des salariés


Parmi les éléments à améliorer en priorité d’après les salariés, la reconnaissance au travail arrive en première position, devant les perspectives d’évolution professionnelle, et les services apportés par l’entreprise (crèche, conciergerie, salle de sport…).

 

Parmi ces services, les salariés seraient preneurs si l’entreprise les accompagnait en cas d’arrêt maladie pour faciliter leur retour au travail, leur proposait de faire davantage d’exercice, leur donnait des conseils pour mieux dormir ou maîtriser leur alimentation, et leur permettait d’être mieux dépistés sur les maladies graves.

 

 


Date : 23/10/2012



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Les origines du groupe Malakoff Médéric

 

Au 19ème siècle la révolution industrielle engendre des mutations décisives au sein la société. Les structures traditionnelles d'entraide : famille, village, paroisse... ne suffisent plus pour répondre aux besoins des salariés.

 

D'autres modèles s’imposent pour protéger les individus. Des organismes d'origine privée se mettent rapidement en place.

 

Naissent alors de multiples comités, caisses, fédérations, unions, institutions… dont la vocation est d’assurer les risques d’accidents du travail, de retraite, de maladie et de maternité par des mécanismes de solidarité. Ces structures évoluent en fonction de la législation sociale nationale et se regroupent pour se renforcer et offrir une meilleure garantie aux assurés et bénéficiaires.

 

C’est dans ce contexte que, dès 1891, le comité des Forges crée une caisse, qui deviendra le groupe Malakoff.

 

Et c'est à partir des années 1920 que prennent corps les premières institutions qui donneront naissance, plus tard, au groupe Médéric.

 

Au cours du 20ème siècle, Malakoff et Médéric se développent au point de devenir deux grands groupes de protection sociale de référence. Le 1er juillet 2008, ils fusionnent et forment aujourd’hui le groupe Malakoff et Médéric.

 

> Consultez l'étude sur la qualité de vie et la santé des salarié d'Ile-de-France de Malakoff Médéric

 

Méthodologie


L’enquête a été conduite au moyen d’un questionnaire anonyme entre février et mars 2012 auprès d’un échantillon de 3 500 salariés du secteur privé. L’échantillon est représentatif des salariés français du secteur privé sur 5 grands critères : homme/femme, âge, statut, secteur d’activité et taille d’entreprise.

 


Malakoff Médéric est un acteur majeur de la protection sociale complémentaire qui exerce deux
métiers :


- la gestion de la retraite complémentaire, avec 9,6 milliards d’euros de cotisations encaissées au 31 décembre 2011 - une mission d’intérêt général menée pour le compte de l’Agirc-Arrco.


- l’assurance de personnes (santé, prévoyance, épargne-retraite) avec 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 3,4 milliards d’euros de fonds propres et une marge de solvabilité égale à 3,6 fois l’exigence réglementaire.


Le groupe étant paritaire, mutualiste et à but non lucratif, sa gouvernance garantit la prise en compte et la défense des intérêts des entreprises et des salariés. Par son action sociale, Malakoff Médéric consacre 80 millions d’euros à l’accompagnement de plus de 130 000 personnes en situation de difficulté sociale.

 

 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.