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Journée Internationale des Femmes 2012



A l'occasion de la Journée Internationale des Femmes, le 8 mars 2012, l'association Gynécologie Sans Frontières et le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français affirment leur soutien aux femmes afin qu'elles accèdent aux mêmes droits fondamentaux que les hommes.

 

 
En effet, les inégalités de droits qui persistent, en France et dans le monde entier entre les hommes et les femmes ont des conséquences majeures sur la santé des femmes.
Si les femmes ne sont pas plus fragiles - elles sont même plus résistantes que les hommes - leur position dans la société, tant en France que dans le reste du monde, en temps de guerre comme en temps de paix, les place en situation de plus grande vulnérabilité, ce qui participe parfois à l'altération de leur santé.

Nous souhaitons donc :
Que les discriminations à l'égard des femmes cessent afin que l'accès à leur santé soit identique à celui des hommes.
Que le concept et le terme de « féminicide » soient intégrés dans le code pénal français comme cela a déjà été fait dans de nombreux pays : Chili, Costa Rica, Mexique, Colombie, Pérou.
 


L'association Gynécologie Sans Frontières et le CNGOF rappellent en effet que chaque jour :


 - Des vies de femmes sont éliminées, dès la naissance, voire avant la naissance, au seul motif de leur genre : ce sont ainsi plus de 100 millions de femmes qui manquent au monde, parce qu'on ne les a pas laissé vivre.
Des femmes sont mutilées afin de permettre aux hommes de mieux contrôler la sexualité féminine et de mieux assouvir leur propre sexualité, sans égards pour les conséquences désastreuses sur la santé des femmes : les mutilations sexuelles affectent la vie de plus de 120 millions de femmes dans le monde et conduisent même, dans certains cas, au décès de celles qui les subissent.


 - Des femmes sont violées, pour satisfaire les pulsions d'hommes qui ne mettent pas de limites à la satisfaction de leurs instincts : en France, chaque année, on estime à 130 000 le nombre de femmes ou jeunes filles violées ; des estimations difficiles à réaliser, en l'absence de plainte des victimes. Dans les cas les plus graves, le viol conduit à la mort de la victime.
Des femmes sont battues, au nom d'une pseudo supériorité masculine : une femme sur 10 serait ainsi victime de violence conjugale, selon l'étude Enveff (Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France, réalisée de mars à juillet 2000 auprès de 6970 femmes). Certaines en meurent.


 - Des femmes et des fillettes sont vendues pour assouvir les besoins sexuels des hommes : selon Amnesty International, 1 à 2 millions de femmes et de fillettes sont ainsi vendues, chaque année dans le monde : certaines en mourront.
Des femmes meurent en avortant illégalement parce qu'elles n'ont pas eu accès à l'éducation, à la contraception, ni à la possibilité d'avorter dans des conditions permettant d'assurer leur sécurité.


 - Des femmes meurent en accouchant à domicile, parce qu'elles n'ont pas eu accès à l'éducation, à la contraception, ni aux soins obstétricaux élémentaires nécessaires au bon déroulement de leur accouchement : selon les chiffres publiés dans The Lancet en 2010, plus de 340.000 femmes meurent en couches, chaque année, dans le monde, l'essentiel d'entre elles se trouvant dans des pays en voie de développement.

 

Les gynécologues confrontés quotidiennement aux problèmes des femmes


En France et partout dans le monde, les gynécologues sont confrontés dans leur pratique quotidienne aux conséquences de la privation des femmes de certains droits de l'homme fondamentaux. Ils en constatent chaque jour les répercussions sur leur santé.
 
Pour toutes ces raisons, en ce 8 mars, Journée de la Femme, mais aussi tout au long de l'année, ils sont aux côtés de toutes ces femmes, afin qu'elles soient soutenues, aidées et reconnues comme bénéficiant totalement des mêmes droits que les hommes.

 

Source/Auteur : Gynecologie sans frontiere


Date : 08/03/2012



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édito

 

Les gynécologues et sages femmes ont constitué en 1995 une association "Gynécologie Sans Frontière" dont la finalité est de promouvoir la femme son développement, sa dignité et sa santé dans la société. L’association réfléchit sur de nouvelles approches et de nouvelles pratiques de la santé publique dans le monde, fondées sur le respect de la dignité humaine, et de la femme en particulier.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.