publicité
retour à l'accueil de www.santepratique.fr

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes du HONcode. Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.

vendredi 25 mai 12 -
> > > Cancer du sein, un nouveau souffle pour le ...
Rechercher sur le site

Rechercher un médicament

Newsletter Santepratique.fr
Suivez l'actualité santé, découvrez nos dossiers ...
Inscrivez vous dès maintenant à notre newsletter!

Zoom sur

  1 Vote

Cancer du sein, un nouveau souffle pour le dépistage organisé



 

Depuis 2004, la France a mis en place un dépistage organisé du cancer du sein afin de permettre à toutes les femmes de 50 à 74 ans d'accéder à une prise en charge précoce et de qualité. Ce dispositif national coexiste avec un dépistage individuel. Il ne bénéficie, huit ans plus tard, qu'à la moitié des femmes concernées. Les recommandations que publie aujourd'hui la Haute Autoritéde Santé, à la demande de la Direction générale de la santé, visent à améliorer cette situation.
 
Malgré une nette augmentation depuis 2004, la participation au dépistage organisé (DO) du cancer du sein reste inférieure à l'objectif cible de 80% au niveau national et varie très fortement selon les départements. EnFrance, les femmes de 50 à 74 ans ont la possibilité de réaliser une mammographie de dépistage soit à la demande du médecin, voire à leur propre initiative, dans le cadre du dépistage dit individuel (DI), soit dans le cadre d'un programme mis en place par l'Etat, sur invitation par courrier, c'est le dépistage organisé (DO). La moitié seulement des 4,3 millions de femmes concernées chaque année se fait dépister via le dépistage organisé du cancer du sein et environ 10% dans le cadre du dépistage individuel.
 

Le dépistage organisé est d'une qualité supérieure au dépistage individuel

 
Dans son rapport publié aujourd'hui, la HAS fonde ses recommandations sur un principe : dès lors que les femmes, clairement informées des avantages et inconvénients, souhaitent se faire dépister, elles doivent bénéficier des meilleures garanties de qualité. Le contrôle des mammographes et l'évaluation des pratiques professionnelles s'appliquent, comme pour tout examen radiologique, en dépistage individuel comme endépistage organisé. Mais ce dernier présente des garanties supplémentaires dans son cahier des charges :
-         la seconde lecture des mammographies qui identifie 9% des cancers dans le dépistage organisé, soit environ 1 300 cancers chaque année ;
-         l'agrément et la formation continue spécifique des radiologues ;
-         l'égal accès au dépistage pour toutes les femmes garanti par le système d'invitation systématique ;
-         l'assurance qualité et le suivi des résultats.
 
Par ailleurs, la HAS relève que le dépistage individuel s'accompagne fréquemment d'échographies « en excès » susceptibles de générer des sur-diagnostics voire des sur-traitements, que ce dépistage n'est pas pris en charge à 100% comme l'est le dépistage organisé et qu'il fait souvent l'objet de dépassements d'honoraires à la charge des femmes.
 
 

La HAS privilégie le dépistage organisé et identifie plusieurs leviers

 
Pour ces raisons, la HAS plaide pour que le dépistage organisé devienne progressivement la modalité unique de dépistage du cancer du sein pour les femmes de 50 à 74 ans. En l'état actuel des choses, la HAS ne recommande pas le déremboursement des mammographies réalisées dans le cadre du dépistage individuel afin d'éviter une démobilisation des femmes. Elle propose plutôt la mise en œuvre de mesures incitatives fortes en faveur du dépistage organisé auprès des femmes et des professionnels de santé.
 
 
•        Renforcer la place des professionnels de santé

 

Avec les radiologues, les médecins généralistes et les gynécologues sont les contacts privilégiés des femmes. Ils doivent devenir acteurs à part entière du dépistage organisé. La HAS recommande de les associer étroitement aux étapes d'invitation et de suivi des résultats du dépistage. Elle préconise, par exemple, que les médecins prescrivent directement et systématiquement des mammographies de dépistage organiséplutôt que des mammographies de dépistage individuel.
 
•        Etendre la gratuité à l'échographie médicalement justifiée dans le dépistage organisé

 

La HAS recommande que l'échographie immédiate réalisée quand elle est nécessaire selon les indications du cahier des charges du dépistage organisé puisse être prise en charge à 100%, ce qui n'est pas le cas actuellement.
 
•        Informer les femmes de la qualité supérieure du dépistage organisé

 

Il importe de compléter le niveau de connaissance et d'information des femmes de manière personnalisée, c'est-à-dire avec les messages les plus adaptés à leurs caractéristiques et à leurs habitudes vis-à-vis du dépistage (non participantes, pratiquant le DI, etc.).
 
En conclusion, pour la HAS, le dépistage organisé offre la possibilité d'inscrire les femmes dans un véritable parcours de prévention qui optimise le nombre d'actes diagnostiques dans le temps. Ainsi, les mesures incitatives préconisées doivent permettre d'améliorer la participation des femmes au dépistage et garantir ainsi un accès plus équitable à la prévention pour toutes les femmes entre 50 et 74 ans.
 

 

 

Source/Auteur : Haute autorité de santé


Date : 10/02/2012



Revenir au sommaire

 

 

édito

 

 

La Haute Autorité de santé (HAS) a été créée par la Loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie afin de contribuer au maintien d’un système de santé solidaire et au renforcement de la qualité des soins au bénéfice des patients.

 

La HAS est chargée d’évaluer scientifiquement l’intérêt médical des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes professionnels et de proposer ou non leur remboursement par l’assurance maladie; de promouvoir les bonnes pratiques et le bon usage des soins auprès des professionnels de santé et des usagers de santé; d’améliorer la qualité des soins dans les établissements de santé et en médecine de ville; de veiller à la qualité de l’information médicale diffusée; d'informer les professionnels de santé et le grand public et d'améliorer la qualité de l'information médicale; de développer la concertation et la collaboration avec les acteurs du système de santé en France et à l'etranger.


Statut de la HAS
Autorité publique indépendante à caractère scientifique, dotée de la personnalité morale et disposant de l’autonomie financière.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.