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La publication du montant des aides versées par les industries de santé aux associations de patients et d’usagers soulève une nouvelle fois la polémique.

A tort.

 

 

 

Premièrement, le montant de ces concours ne traduit pas une explosion des sommes.

 

Deuxièmement à quoi sert cet argent ? A mener des actions de soutien ou de plaidoyer pour lesquelles il n’y a pas d’argent public.

 

Un exemple ? L’accès à certains soins de support dans le cancer du sein n’est possible que parce que les associations permettent d’en bénéficier à moindre coût. Cela n’est rendu possible que par les soutiens financiers que l’on se complait à critiquer par ailleurs.

 

Troisièmement, si l’industrie pharmaceutique soutient financièrement elle n’est pas un acteur de santé : elle n’est ni derrière le  téléphone ni présente dans les lieux de rencontre des patients qui recherchent du soutien auprès des associations.

 

Elle n’a accès à aucune donnée personnelle de santé. Si l’on veut interdire toute démarche de soutien financier, alors il faut aussi interdire tout congrès médical soutenu par l’industrie : dans ce cas, il ne s’en tiendrait aucun en France. Aucun !

 

Quatrièmement, l’argent privé c’est l’argent de l’innovation sociale, car les financeurs publics ne financent que ce qui a prouvé son efficacité.

 

Il faut donc bien défricher : si les financements privés n’avaient pas permis certaines actions innovantes, par exemple dans la lutte contre le sida, nous aurions encore plus de difficultés.

 

Cinquièmement, de quoi le financement privé est-il le nom ? De l’absence de financement public.
Jamais les pouvoirs publics français n’ont accepté de reconnaître et de financer à la hauteur attendue les missions d’accompagnement des patients conduites par les associations, alors même que la loi en a consacré l’existence.

 

A la différence de bien d’autres associations, les associations de patients n’ont donc pas de modèle économique alors que l’on attend d’elles qu’elles agissent pour apaiser des souffrances.

 

Sixièmement, l’obsession de la transparence à l’égard des associations est la marque de l’inéquité : la loi Bertrand sur le renforcement de la sécurité du médicament prévoit pourtant la déclaration des financements pour tous les acteurs, pas seulement pour les associations.

 

De la transparence pour tous donc ! Y compris pour certains journalistes qui « font des ménages » dans les labos et pour leurs journaux qui vivent aussi des publi-rédactionnels !

 

Septièmement, excédés par ces insinuations : c’est par millions d’euros que les associations de patients apportent des financements à la recherche publique et privée.

 

Comment ? En transformant les bénévoles en militants de choc pour la collecte de fonds.

 

Ainsi quand des associations financent le décryptage du génome, c’est pour tout le monde. C’est donc pour servir l’intérêt général que ces associations agissent.


 

Pas de quoi avoir honte, plutôt de quoi être fièr(e)s !

 


Date : 12/10/2012



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Le CISS, Collectif interassociatif sur la santé, regroupe près de 40 associations intervenant dans le champ de la santé à partir des approches complémentaires de personnes malades et handicapées, de personnes âgées et retraitées, de consommateurs et de familles.

 

C’est la volonté de faire coïncider ces différentes approches qui a présidé à la création du CISS en 1996, pour lui permettre de devenir aujourd’hui un interlocuteur crédible représentant et défendant les intérêts communs à tous les usagers du système de santé au-delà de tout particularisme.

 

Leurs principaux objectifs:


INFORMER les usagers du système de santé sur leurs droits en matière de recours aux établissements et aux professionnels de santé ainsi qu’aux organismes de protection sociale (Assurance maladie et mutuelles ou assurances complémentaires).
 
FORMER
des représentants d’usagers afin de les aider à jouer un rôle actif dans les instances
où ils siègent, en rendant leur présence  à la fois reconnue et pertinente.
 
OBSERVER
en continu les transformations du système de santé, analyser les points posant problème et définir des stratégies communes pour obtenir des améliorations dans l’accueil et la prise en charge des personnes, et ce quelle que soit la structure.
 
COMMUNIQUER nos constats et nos revendications pour conforter le CISS en tant qu’interlocuteur privilégié et représentatif des usagers du système de santé, afin de toujours porter avec plus de force la défense d’une prise en charge optimale de ces derniers.

 

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