À quel moment consulter le médecin ?
Rapidement, dès que les douleurs se manifestent. Les personnes qui soufrent d’une immunodépression ou sous traitement immunosuppresseurs doivent consulter en urgence, car l’infection peut prendre de très grande proportion.
L’efficacité du traitement antiviral, qui peut être nécessaire, dépend de sa rapidité de mise en oeuvre (dans les 48 heures suivant le début de l’éruption). En cas de zona localisé à l’œil, un examen par un ophtalmologiste est indispensable.
Que fait le médecin ?
En général, il n’a pas besoin d’examen complémentaire pour confirmer le diagnostic, mais il peut demander un bilan sanguin pour détecter une éventuelle diminution de l’immunité.
Il prescrit des soins locaux : douches ou bains quotidiens à l’eau tiède avec un savon doux ou un pain dermatologique sans savon, puis application d’un antiseptique. Si nécessaire, il prescrit des médicaments contre la douleur : antalgiques, mais jamais d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ni d’aspirine. Ces derniers favorisent l’extension grave de l’infection.
Il peut également prescrire un médicament antiviral s’il est assez précoce (moins de 48 heures après l’apparition des boutons), notamment après l’âge de 50 ans (pour prévenir les douleurs post-zostériennes), en cas d’immunodépression ou de zona ophtalmique. Dans ce cas, l’ophtalmologiste prescrit un traitement local (collyre, pommade ophtalmique).
Comment préparer ma consultation ?
En identifiant la personne qui a provoqué la contagion, souvent un enfant et en informant l’entourage.
En notant l’évolution des douleurs (intensité, fréquence, retentissement sur le quotidien) et des lésions de la peau (écoulement, croûtes jaunâtres…).
En vérifiant l’existence ou pas une varicelle antérieure (carnet de santé), tout en sachant que la varicelle peut être extrêmement discrète, donc méconnue.
Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012