À quel moment consulter ?
Il faut consulter sans urgence :
- si l’on n’est pas certain qu’il s’agit d’une verrue,
- si l’on a une verrue douloureuse ou qui ne disparaît pas d'elle-même après quelques mois.
Une floraison soudaine mérite une consultation pour vérifier l’absence ou l’aggravation d’une maladie comme le diabète, l’infection à VIH, la tolérance à une chimiothérapie, à un traitement anti-rejet…
Il existe en pharmacie des produits disponibles sans prescription pour traiter soi-même ses verrues. Les diabétiques et les personnes qui souffrent d’une immunodépression doivent demander un avis médical avant de les utiliser.
Que fait le médecin ?
Dans la majorité des cas, il n’a pas besoin d’examens complémentaires pour confirmer son diagnostic : l’examen clinique suffit. Il choisit un traitement adapté à la verrue (localisation, type, ancienneté) et à l’âge du malade. En sachant qu’elle peut y résister, ou réapparaître de manière imprévisible.
On essaie de détruire la verrue :
• par un médicament : (souvent l’acide salicylique) à appliquer sur la verrue, en protégeant la peau située autour. Ce traitement est indolore mais long (4 à 8 semaines).
• par le froid (cryothérapie) : le dermatologue applique de l’azote liquide sur la verrue. C’est parfois douloureux.
• de façon mécanique : le médecin décape une verrue plantaire avec un bistouri ou une curette, en complément de la cryothérapie ou d’un médicament local.
D’autres traitement sont possibles (électrocoagulation, Laser, homéopathie…). Le médecin peut aussi proposer de ne rien faire, en raison du caractère bénin des verrues et de la grande fréquence de leur régression spontanée.
Certaines personnes sont réputées capables de faire passer les verrues. Ce don n’est pas scientifiquement évalué, mais il n’est pas interdit d’y avoir recours étant donné l’importance de l’état psychologique dans cette pathologie.
Comment préparer ma consultation ?
Il faut noter quand et comment sont apparues et ont évolué les verrues ; et si d’autres verrues sont apparues ailleurs.
Récapituler les médicaments en cours qui peuvent favoriser une baisse immunitaire, ou bien les infections virales transitoires qui ont le même effet (grippe).
Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012