Impact de la vaccination en France
Tous les pays ont un programme national de vaccination contre les principales maladies infectieuses : diphtérie, tétanos, tuberculose, rougeole, rubéole, méningites…
Ces programmes ont notamment permis de faire baisser considérablement le taux de mortalité infantile à travers le monde. Un rapport de l'Inserm, publié en 2000, a permis de mesurer l'impact de la vaccination sur la population française en comparant la mortalité (nombre de décès) et la morbidité (personnes atteintes de la maladie) avant 1950 et après 1990. Ces travaux, réalisés par un groupe d'experts réunis par l'Inserm dans le cadre d'une procédure d'expertise collective sur les perspectives d'évolution en matière de vaccinations, montre que les vaccinations ont contribué, depuis 1950, à diviser par 30 ou plus la mortalité due à certaines maladies infectieuses.
Impact de la vaccination en France
Ce succès incontestable de la politique de vaccination et la quasi-disparition de la diphtérie et de la poliomyélite en France, masquent une réalité plus contrastée, que les récentes " flambées épidémiques " de rougeole et de coqueluche, ont mis en évidence : les Français se vaccinent de moins en moins, ils oublient de faire leurs rappels : l'insuffisance de couverture vaccinale s'accentue avec l'âge et reste plus marquée pour certains vaccins (hépatite B, méningocoque C, vaccin HPV des jeunes filles, rattrapage ROR, rappel pneumocoque).
D'après un rapport de la DGS d'avril 20112, seuls 40% des enfants de 24 mois sont correctement vaccinés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). Un chiffre alarmant alors que l'objectif affiché est une couverture vaccinale de 95%. 79% des nourrissons ont initié leur vaccination contre l'hépatite B, mais seul un nourrisson sur 2 a reçu une vaccination complète à 24 mois. Le problème majeur reste le rattrapage chez l'adolescent : seuls 4 adolescents sur 10 sont correctement protégés vis-à -vis de l'hépatite B.
Les vaccinations, comment ça marche ?
Comment l’organisme humain est-il infecté ?
Pour qu'une infection survienne, l'agent infectieux doit pénétrer dans l'organisme par une porte d'entrée spécifique et ceci en concentration suffisante. La transmission peut s’effectuer principalement :
-Les muqueuses ORL et/ou oculaire (rubéole…)
Comment le système immunitaire fonctionne-t-il ?
Le système immunitaire possède des millions de récepteurs différents pour les antigènes. Ces récepteurs sont localisés à la surface de millions de cellules : les lymphocytes, répartis en deux grandes populations les lymphocytes B et les lymphocytes T.
Les lymphocytes T activés se multiplient et se transforment en cellules fonctionnelles, notamment les lymphocytes Th CD4 +, qui aident d’autres cellules (macrophages, lymphocytes B, ou lymphocytes cytotoxiques) à optimiser leur efficacité et les lymphocytes Tc CD8+ (cytotoxiques), qui détruisent les cellules porteuses d’antigènes.
Système immunitaire et vaccination
Quand un antigène est introduit une première fois dans le système immunitaire, il se lie aux lymphocytes porteurs de récepteurs spécifiques pour cet antigène. Ces lymphocytes se multiplient et se différencient en :
Lymphocytes actifs (la plus grande partie) pour produire des anticorps ou activer des lymphocytes cytotoxiques. lymphocytes mémoire. Ce sont des lymphocytes B et T qui possèdent une longue durée de vie (jusqu’à plusieurs années). Lors d’une seconde exposition à l’antigène, l’organisme dispose alors d’un plus grand nombre de lymphocytes ayant le récepteur spécifique de cet antigène. La réponse immunitaire sera donc plus rapide et plus forte (les anticorps produits par les lymphocytes B mémoire auront plus d’affinité avec l’antigène comparé aux anticorps produits par les lymphocytes B n’ayant jamais rencontré l’antigène).
Cette mémoire est spécifique d'un antigène. La réponse immunitaire secondaire, c'est-à -dire celle mettant en jeu les lymphocytes mémoire ne peut exister que dans la mesure où un premier contact a déjà eu lieu. La vaccination constitue le premier contact avec l'antigène. Le second contact déclenché par l'entrée de l'agent infectieux chez un individu vacciné assure une réponse immunitaire secondaire, c'est-à -dire plus rapide et plus forte et capable de le protéger contre l'infection. En administrant un vaccin, qui est un agent infectieux (ou une partie de l'agent) rendu inoffensif, notre organisme apprend à le reconnaître et se prépare à s'en défendre. Le microbe inoffensif ne peut pas proliférer mais en revanche le système immunitaire garde en mémoire son portrait-robot. Parfois, il faut l'aider à ne pas l'oublier. C'est pour cela que l'on fait des rappels.
Quels sont les vaccins disponibles aujourd’hui ?
Plus de 50 vaccins ou conjugaisons de vaccins sont aujourd’hui à la disposition de la population française. C’est le résultat de 200 ans de recherche, qui ont vu la mise au point de vaccins mono ou plurivalents.
Source/Auteur : Leem
Date : 19/03/2012 Revenir au sommaire
|
|
|
|
|
Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.