A quel moment consulter le médecin ?
La prise en charge initiale est réalisée par le médecin généraliste, qui explique également les formalités de prise en charge de l’affection au titre d’une maladie professionnelle. Mais c’est le travailleur qui fait les démarches auprès de l’Assurance Maladie.
L’avis du médecin du travail s’avère souvent utile pour établir la relation de cause à effet entre la profession et la pathologie. Son expertise est également utile en amont, lorsqu’il identifie des conditions de travail délétères ou que les salariés manifestent des troubles semblables.
Le Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) de l’entreprise est aussi à interpeller, car il est en charge officielle de la protection de la santé des travailleurs.
Comment préparer la consultation avec le médecin ?
Toujours rappeler sa profession et ses conditions de travail : gestes accomplis, emploi du temps, conditions physiques et psychologiques de travail. C’est l’élément de base qui permet d’établir ou non une relation entre l’exercice professionnel et le TMS.
Que fait le médecin ?
Après un examen soigneux, et la confirmation du diagnostic probable, l’articulation touchée ou le membre sont mis temporairement au repos.
Le médecin rédige en général un arrêt de travail, afin de soustraire temporairement le malade au risque professionnel. L’évolution au repos confirme (ou pas) le lien du TMS avec l’emploi, et évite l’aggravation, la pérennisation et la récidive de la pathologie à la reprise du travail.
Des anti-inflammatoires, voire des infiltrations de corticoïdes, sont prescrits pour limiter la douleur et éviter le passage à la chronicité de l’inflammation locale. Dans certains cas, une chirurgie est envisageable (notamment en cas de syndrome du canal carpien).
Parallèlement le patient atteint d’un TMS professionnel doit prévenir son médecin du travail s’il ne l’a pas déjà fait.
Le médecin du travail se rend si besoin sur les lieux du travail pour faire l’analyse critique du poste de travail et suggérer à l’employeur des solutions pour réduire les traumatismes engendrés : modification du matériel, du rythme de travail, ergonomie des gestes...
Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012