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mercredi 08 février 12 -
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Troubles de l'érection

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Troubles de l’érection : de quoi s’agit-il, qui est concerné ?

 

On parle de troubles de l’érection ou de dysfonction érectile lorsque l’homme ne peut pas obtenir ou maintenir une érection pénienne suffisamment rigide pour obtenir une pénétration lors d’un rapport sexuel (le terme « impuissance Â» n’est plus utilisé en raison de sa connotation négative). On parle de troubles de l’érection lorsque les troubles se répètent et durent depuis au moins trois mois.


C’est un trouble sexuel fréquent.

 

Selon une enquête récente*, 33,5% des hommes ont eu des difficultés d’érection au cours des 12 derniers mois, dont 2,5% souvent, 14,3% parfois et 16,7% rarement. La fréquence des troubles augmente à partir de 40 ans. Entre 50 et 70 ans, près d’un homme sur deux est concerné.


Quelles sont les enjeux pour l’homme et pour le couple ?

 

Les troubles de l’érection n’affectent pas tout le monde de la même manière.

La situation est hautement subjective. Pour 66% des hommes qui ont parfois des difficultés d’érection et 40,8% de ceux qui en ont souvent, cela ne pose de problème ni à eux, ni à leur partenaire*.
Chez certaines hommes elles entraînent une perte de confiance en soi et une dévalorisation en un cercle vicieux qui aggrave le problème. La (ou le) partenaire peut de son côté en éprouver de la frustration, la crainte d’être moins désirable ou trompé… Autant de motifs de tensions relationnelles ! Certains couples finissent par éviter la sexualité de peur de l’échec pénien.
Dans tous les cas il ne faut jamais oublier qu’un trouble de l’érection qui dure peut être le premier signe d’une maladie méconnue, comme l’hypertension ou le diabète.

 

NOTA BENE : les troubles de l’érection ne rendent pas pour autant infertiles, ni incapables d’orgasme ou d’éjaculation (par la masturbation, ou lors de rapports sexuels).

 

Quelles sont les causes des troubles de l’érection pénienne ?

 

Le pénis est un organe creux (corps caverneux) qui doit se remplir de sang pour atteindre la turgescence suffisante pour l’ériger et le rigidifier.

Une fois le pénis rempli de sang, des verrous vasculaires permettent de maintenir la pression ; mais ils s’ouvrent toujours après l’orgasme et l’éjaculation du sperme. L’ouverture et la fermeture de cette tuyauterie sont sous la commande des nerfs du système nerveux autonome (moelle et cerveau), avec une participation volontaire, variable selon l’entraînement de l’homme.

 

Les facteurs de risque vasculaires (hypertension artérielle, cholestérol, tabac, alcool, obésité, sédentarité) affectent donc la turgescence sanguine du pénis, dans un délai variable selon les individus.

Les troubles neurologiques (paraplégie, maladie de Parkinson, sclérose en plaque) et certaines interventions chirurgicales de la prostate ou de la vessie peuvent altérer la commande nerveuse du remplissage sanguin. Ainsi qu’un déficit en testostérone et certains traitements (neuroleptiques, radiothérapie…).


Bien sûr, toutes les situations perturbant l’état émotionnel peuvent interférer avec la pulsion nerveuse sexuelle à toutes les étapes de son déroulement : causes psychologiques (anxiété, stress, angoisse de la performance sexuelle, dépression, deuil…) ou relationnelles (conflits de couple, attitude négative de la partenaire…). Mais la distinction entre le corps et l’esprit est artificielle ; très souvent les troubles sont liées aux deux : facteurs organiques et psychologiques intriqués.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

 

Un homme de plus de 50 ans, hypertendu, fumeur, stressé, a beaucoup de risques de souffrir de troubles de l’érection. Mais il ne faut pas les confondre avec des modifications sexuelles liées physiologiquement à l’avance en âge.

Quand on vieillit, une érection correcte exige plus de stimulations sexuelles, elle tarde aussi un peu plus à venir et la rigidité est moindre.

L’éjaculation précoce - l’éjaculation arrive avant que l’homme ne le veuille - est un problème différent qui concerne surtout des hommes jeunes, impulsifs, maîtrisant mal leur outil sexuel. Elle peut coexister cependant avec des troubles de l’érection.

 


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à retenir



L’homme n’est pas seul responsable de son érection, c’est une affaire de couple ! C’est pourquoi il est important d’impliquer la partenaire et de lui faire comprendre le rôle qu’elle peut jouer, en aidant l’homme à se sentir à l’aise sans lui « mettre la pression Â».


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.