Comment cela se manifeste-t-il ?
Les tests auditifs sont adaptés à l’âge.
Chez un bébé par exemple, le test auditif classique n’est pas possible. Il faut attendre que l’enfant puisse manifester sa réaction à un son qu’il perçoit (geste, regard…). Des systèmes d’orientation conditionnée (l’enfant a une récompense quand il se tourne vers la source sonore) permettent de réaliser l’audiométrie chez les plus petits.
Plus tard, l’enfant appuie sur un bouton quand il entend un son.
Chez l’adulte, l’audiométrie tonale avec casque ou dans une cabine est utilisable.
Dans tous les cas, des tests spécifiques adaptés à l’âge sont utilisables.
Il est important de repérer, notamment chez l’enfant, les signes pouvant évoquer un problème d’audition : enfant qui ne réagit pas quand on l’appelle, qui parle fort ou qui fait répéter par exemple.
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Il ne faut pas confondre le test auditif ou audiométrie avec les tests objectifs comme l’enregistrement des réponses nerveuses à un son envoyé à l’oreille et recueilli électroniquement. Ce test, appelé PEA (potentiels évoqués auditifs), est utilisé chez les enfants trop jeunes pour coopérer.
Y a-t-il une prévention possible ?
On estime que la moitié des cas de surdité et/ou déficience auditive sont évitables par la prévention, le diagnostic et la prise en charge précoces.
La prévention ou le traitement précoce de maladies infectieuses comme la méningite, la rougeole, les oreillons ou les infections ORL chroniques diminuent le risque de perte d’audition.
Les vaccinations contre ces maladies sont efficaces, de même que la vaccination contre la rubéole avant la grossesse des femmes en âge de procréer.
Un traumatisme sonore (appareils bruyants, musique, bruits intenses…) altère également à tout âge l’audition et doit être prévenu.
Les baladeurs musicaux doivent être limités en volume, et l’exposition professionnelle bénéficie de mesures réduisant l’exposition au bruit (casques de protection individuelle, mesures antibruit…).
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