Comment se manifeste le tabagisme ?
Bien que chacun puisse réagir différemment, les fumeurs savent bien que le tabac provoque chez eux des effets positifs transitoires (une augmentation de la vigilance, de la réflexion…). La nicotine, qui crée la dépendance, calme l’anxiété et joue un rôle de coupe-faim. Néanmoins, derrière ces pseudo-effets positifs du tabagisme, de nombreux risques et effets secondaires existent.
Effets cardio-vasculaires et respiratoires
Le tabac augmente la pression artérielle, accélère le rythme cardiaque, limite la résistance à l’exercice physique, diminue la capacité respiratoire pouvant aller jusqu’au stade de l’insuffisance respiratoire. Certaines de ses substances accélèrent la formation de caillots dans le sang. À terme, les artères se durcissent avec leur lot de maladies cardio-vasculaires (infarctus, accidents vasculaires cérébraux) et des cancers peuvent apparaître.
Effets sur la peau et les autres organes
Le tabagisme perturbe les sens de l’organisme (goût, odorat) et contribue à une mauvaise haleine. Peau, cheveux et teint sont altérés rapidement ; par ailleurs, le déchaussement des dents est accéléré par le tabagisme. Enfin, le tabac peut provoquer des complications gravissimes lors de la grossesse.
La nicotine est quant à elle responsable de la dépendance au tabac et, en cas de manque, irritabilité et sautes d’humeur surviennent chez le fumeur.
Avec quoi ne faut-il pas confondre le tabagisme ?
Il ne faut pas confondre le terme « légères » porté sur les paquets de certaines cigarettes avec une atténuation du risque : les risques sont les mêmes qu’avec les autres cigarettes.
Par ailleurs, le tabagisme passif par inhalation de fumée est également très dangereux pour la santé, puisque les personnes exposées inhalent 4 000 composés toxiques dont 50 sont cancérigènes. Tabagisme passif ne rime donc pas avec risque zéro.
Y a-t-il une prévention possible contre le tabagisme ?
La meilleure prévention consiste à ne pas commencer à fumer.
Sinon, dès l’arrêt du tabac, les bénéfices se font rapidement ressentir chez l’ex-fumeur : ralentissement du rythme cardiaque, meilleur souffle, diminution de la nicotine et du monoxyde de carbone…
Dès la première année de sevrage, le risque de maladies cardio-vasculaires diminue de moitié.
Faire le point sur les avantages et les inconvénients de poursuivre ou non son tabagisme peut motiver à arrêter ; relaxation, activités physiques et culturelles sont autant de moyens pour lutter contre le stress de l’arrêt du tabac.
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