Quand consulter le médecin ?
Dès l’apparition des symptômes afin de trouver rapidement le traitement adapté. Les femmes doivent oser en parler à leur gynécologue ou à leur médecin généraliste plutôt que d’attendre dix ans ! D’autant plus que le médecin tâtonne généralement un peu avant de trouver le traitement personnel le plus efficace.
Que fait le médecin ?
Il interroge et examine soigneusement la femme et recherche des causes, curables ou pas, aux signes décrits : endométriose, ovaires polykystiques, autre pathologie gynécologique et/ou endocrinienne méconnue.
Il évalue le retentissement des signes sur la vie quotidienne et le risque d’un trouble psychique avéré ou « limite », telle la dépression nerveuse.
Un bilan sanguin peut être nécessaire et une échographie du pelvis (bas-ventre).
Quels sont les traitements du syndrome prémenstruel ?
Les traitements diffèrent selon les cas et sont personnalisés.
Le blocage des variations hormonales cycliques est généralement efficace. Il se pratique avec la pilule œstro-progestative tant que la femme ne désire pas de grossesse. Sa prise en continu aurait plus d’effets que la prise séquentielle.
Parfois, la pilule est elle-même responsable d’un syndrome prémenstruel. Pour y remédier, une nouvelle contraception orale contenant un progestatif différent, la drospirénone a été proposée. Mais elle ne semble pas avoir plus d’effets favorable qu’une autre contre le syndrome prémenstruel (Brown et coll. Cochrane database of systematic reviews, 2009).
Le blocage hormonal peut se faire aussi avec des analogues de la GnRH (hormone hypophysaire).
Le syndrome dysphorique prémenstruel doit être traité correctement, par des antidépresseurs le plus souvent (sérotoninergiques, type Prozac®). Mais leur acceptation n’est pas toujours aisée.
L’homéopathie, et la thalassothérapie peuvent donner de bons résultats. La phytothérapie doit tenir compte de l’apport en phyto-estrogènes ; le conseil d’un professionnel de santé est souhaitable.
Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012