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vendredi 25 mai 12 -
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Le suivi médical de la grossesse
Conseils pratiques

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Quels sont les autres dépistages durant la grossesse ?


Toutes les femmes sont soumises au dépistage de la trisomie 21 depuis 1997, mais les modalités évoluent en ce moment. Les marqueurs sériques HT21, recherchés entre 15 et 18 SA, situent la femme dans un groupe à risque calculé, plus ou moins élevé, concernant la trisomie 21. Un groupe à risque donne une estimation chiffrée, jamais une certitude : un risque de 1/250 est pris comme le seuil de risque qui justifie de poursuivre les investigations par amniocentèse (remboursée par l’Assurance Maladie). Un doute à l’échographie suffit aussi, quels que soient les marqueurs sériques, pour proposer cette amniocentèse.

 

De plus, toute femme de 38 ans et plus se voit systématiquement proposer cette amniocentèse (remboursée) en raison du risque statistique élevé à partir de cet âge. L’amniocentèse permet de connaître le caryotype fœtal (les chromosomes) donc les anomalies de la trisomie 21 (ou autres anomalies chromosomiques).


Actuellement, on associe souvent marqueurs sériques et constatations échographiques comme la clarté nucale mesurée. Cela diminue l’imprécision sans donner de certitude, donc on multiplie les amniocentèses. La Haute Autorité de Santé a réagi par des recommandations pour faire évoluer le dépistage de la trisomie 21.
D’autres dépistages sont recommandés, mais pas obligatoires : celui du VIH (sida), de l’hépatite C, d’une anémie.


À la fin de la grossesse, on peut effectuer un prélèvement vaginal pour vérifier l’absence de germes (streptocoques B) susceptibles de provoquer une infection maternofœtale lors de l’accouchement.

 

À quoi servent les trois échographies de la grossesse ?


Trois échographies au moins sont proposées pendant la grossesse, à 12 SA, 22 SA et 32 SA. Fortement recommandées, elles permettent de dater la grossesse et de s’assurer du bon développement anatomique et physiologique du (ou des) fœtus. À l’hôpital ou en ville, elles doivent être pratiquées par des professionnels de l’échographie fœtale, c’est-à-dire des échographistes diplômés, pas de simples radiologues.

 

Comment se présentent les séances de préparation à l’accouchement ?


Huit séances de préparation à l’accouchement sont entièrement prises en charge par la Sécurité sociale. La préparation classique favorise les explications détaillées et les exercices de respiration et de poussées. Certains établissements hospitaliers proposent aussi des cours de préparation en piscine ou des séances de sophrologie ou d’haptonomie. En général, le papa peut assister à au moins un cours.

 

Quel est le suivi médical postaccouchement dit « post-partum » ?


Entre six et huit semaines après l’accouchement, la jeune maman voit son médecin pour un examen clinique postnatal. Cette visite a pour but de contrôler l’évolution des saignements naturels, de vérifier que l’utérus est bien involué : c’est-à-dire qu’il a repris sa taille normale d’avant la grossesse. Il pratique un examen mammaire et gynécologique (éventuellement un frottis) et discute de l’allaitement si besoin. Ce rendez-vous permet surtout de prescrire une contraception postaccouchement si cela n’a pas été fait à la maternité.


Enfin, le praticien teste le périnée et prescrit les séances de rééducation périnéale. Même si le périnée semble tonique, il vaut toujours mieux faire cette rééducation. Inutile cependant de la faire avant huit semaines (le périnée ne s’est pas remis de l’accouchement) et attention à ne pas faire la rééducation abdominale avant celle du périnée (risque de descente d’organes).

Source/Auteur : Marie Bazet
En collaboration avec Laure Senemaud, sage-femme
(hôpital Saint-Antoine, Paris)
Date : 02/07/2009

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à retenir



 

Informations sur le suivi médical de grossesse

 

Le suivi médical de grossesse peut être pratiqué à l’hôpital ou en ville, par un gynécologue, une sage-femme ou un médecin généraliste. Il est entièrement pris en charge par la Sécurité sociale.


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