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Stress posttraumatique
Stress post-traumatique : définition
Quels sont les risques et les enjeux sanitaires du stress post-traumatique ? Quels sont les mécanismes de stress post-traumatique ? Comment cela se manifeste-t-il ? Avec quoi ne faut-il pas confondre le stress post-traumatique ? Y a-t-il une prévention possible du stress post-traumatique ? A quel moment consulter ? Comment préparer la consultation avec le médecin ? Que fait le médecin face à un stress psycho-traumatique, aigu ou pas ? Stress post-traumatique : définition
Le stress post-traumatique survient quand la conscience du sujet est exposé à un événement traumatique aigu le menaçant de mort ou de blessure grave (qu'il s'agisse d'intégrité physique ou psychique).
Le traumatisme psychique lors d’événements graves dépend du degré d’implication de la personne et de l’imprévisibilité de la situation. On parle aussi d’état de stress post-traumatique. Ce sont des psychotraumatismes.
Quels sont les risques et les enjeux sanitaires du stress post-traumatique ?
Le principal risque d'un stress post-traumatique mal pris en charge est le passage à la chronicité : les symptômes physiques et psychiques perdurent inchangés. Cela survient plus souvent chez les personnes déjà fragiles, ayant des antécédents de dépression ou de troubles mentaux.
La catastrophe AZF (Toulouse) de 2001 a donné lieu à une surveillance par l’Assurance maladie et l’InVS : près de 5000 personnes ont débuté un traitement psychotrope dans les jours suivant l’explosion alors qu’elles n’en prenaient pas auparavant. Quatre ans après l’explosion, 14% des participants à la cohorte consommaient des anxiolytiques et 10% des médicaments antidépresseurs.
Cette consommation d’antidépresseurs est d’autant plus fréquente que les victimes étaient proches de l’explosion (Communiqué conjoint du 19 septembre 2011).
Quels sont les mécanismes de stress post-traumatique ?
Le stress est la réaction d’adaptation physiologique aux agressions, intriquant étroitement trois composantes : neuro-hormonale, psycho-émotionnelle et comportementale.
Cette activation physiologique détermine l’intensité émotionnelle réactionnelle. Un sujet fatigué, qui s’endort, a des émotions très émoussées par rapport à un état éveillé ; elles n’ont rien de commun avec la résilience qui consiste à dépasser les événements graves et les situations tragiques en gardant sa stabilité personnelle.
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à retenir
Après un psycho-traumatisme, les symptômes (signes) disparaissent progressivement dans la majorité des cas. Leur persistance doit alerter et conduire à une prise en charge spécialisée.
Son évolution est variable selon l'importance du traumatisme et la personnalité de la victime. Le psycho-traumatisme lors d’un événement grave brutal, inattendu, dépend du degré d’implication personnelle de la victime, qui peut être seulement symbolique (héros, vedette admirée).
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