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vendredi 25 mai 12 -
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Stress posttraumatique
Préparer sa consultation

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A quel moment consulter ?

 

Très vite dans les heures suivant le drame, sinon dans les trois jours, car la prise en charge psychologique précoce prévient mieux les complications tardives. Cette prise en charge psychologique passe par l'expression de ce qui vient d'être vécu (débriefing) dans un délai court mais pas précipité, afin de réduire le pouvoir désorganisateur des scènes vécues durant le drame.


A l'occasion d'attentats ou d'accidents majeurs, des unités psychologiques sont dépêchées sur les lieux parallèlement aux secours médicaux afin de proposer cet espace d'écoute aux victimes, qui doivent en profiter.


 

Comment préparer la consultation avec le médecin ?

 

Si l’on s’en sent capable immédiatement, on essaie de décrire précisément ce qui s'est passé lors du drame et ce que l'on a ressenti. Sinon, à distance de l'épisode, il faut décrire les divers symptômes qui ont fait suite au choc psychologique (cauchemars, insomnie, peurs irrationnelles...).


Sans oublier les séquelles physiques (troubles de l'audition, vertiges, maux de têtes...), qu’il faut signaler et surveiller.


 

Que fait le médecin face à un stress psycho-traumatique, aigu ou pas ?

 

Le médecin appelé sur les lieux du drame doit immédiatement noter l’intensité des signes (symptômes) et leur durée dans le temps. Prostration, sidération, ou au contraire agitation, agressivité, voire conduites automatiques ou fuite panique reflètent la gravité du stress aigu. Il aide la victime à émerger de cet état second et reprendre contact avec le monde réel.


Il s'assure que la personne traumatisée est en sécurité. Et vérifie qu’il n'y a pas de traumatismes physiques comme de lésions d’organes, des plaies corporelles.

 

Le stress aigu dure de quelques minutes à quelques jours. Une perte d’autonomie nécessite l’hospitalisation, brève le plus souvent. Chez la majorité des victimes, les symptômes vont s’atténuer progressivement sans intervention particulière. Parmi les facteurs protecteurs (de résilience),  il faut souligner le soutien social. La capacité d’écoute, d’empathie de l’entourage permet de mieux « digérer » l’événement. Le généraliste y participe par son écoute active.


Une pérennisation anxieuse au-delà d’un mois fait envisager un syndrome post-traumatique. Y a-t-il une gêne à la vie quotidienne, une perte d’autonomie ? Si la réponse est oui, il faut envisager une prise en charge spécialisée.

 

Le « débriefing » immédiat à l’anglo-saxonne est discuté en France et peu pratiqué. Pour certains spécialistes (Dr Patrice Louville, consultation de psychotraumatisme, Hopital Corentin Celton, Issy les Moulineaux), il vaut mieux revoir les victimes entre 3 et 10 jours pour commencer une récapitulation de ce qui c’est passé. L’intervention a pour but l’expression et la reconnaissance des émotions et du vécu de l’événement. L’événement traumatogène doit être considéré comme ayant eu lieu, donc passé, évitant l’enfermement dans un drame perpétuellement présent (marque psychotraumatique).

 

Le recours aux médicaments contre l'anxiété, l'insomnie, et/ou la dépression est du ressort du spécialiste et ne se justifie, d’une manière générale, que si l’évolution se fait vers l’aggravation. La prescription même courte (8-10 jours) d’anxiolytiques ne prévient nullement le stress post-traumatique.

 

 

 

Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012

 

 


Date :

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à retenir



 

Après un psycho-traumatisme, les symptômes (signes) disparaissent progressivement dans la majorité des cas. Leur persistance doit alerter et conduire à une prise en charge spécialisée.


Le stress post-traumatique est consécutif à un événement traumatisant majeur.

 

Son évolution est variable selon l'importance du traumatisme et la personnalité de la victime. Le psycho-traumatisme lors d’un événement grave brutal, inattendu, dépend du degré d’implication personnelle de la victime, qui peut être seulement symbolique (héros, vedette admirée).


Une prise en charge psychologique précoce réduit les conséquences psychiques à terme, en particulier les décompensations psychiatriques graves, telles une dépression, des phobies, une tentative de suicide…

 

 

 


 


Prévenir les méfaits du stress

On peut être stressé sans être anxieux et vice-versa.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.