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vendredi 25 mai 12 -
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Spondylarthrite ankylosante(SPA)
Préparer sa consultation

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A quel moment consulter ?

 

Des douleurs du rachis et/ou des articulations persistant au-delà de 6 à 7 jours, méritent la consultation du médecin pour établir un diagnostic précis et une prise en charge adaptée et rapide. La prise en charge optimale relève du rhumatologue.

 

Comment préparer la consultation avec le médecin ?

 

Réfléchir à la fréquence des douleurs, aux moments où elles se déclenchent et au contexte d’apparition. Interroger sa famille pour connaître d’autres cas similaires.


Signaler toute zone douloureuse ou atteinte d’un organe, inflammation de l’œil, psoriasis, troubles digestifs… La maladie a plusieurs manifestations qui contribuent au diagnostic et modifie la prise en charge.

 

Que fait le médecin ?

 

Après un examen clinique complet, s’il soupçonne une spondylarthrite ankylosante, il dirige le patient vers un rhumatologue pour une confirmation du diagnostic et une prise en charge adaptée.


En cas de maladie handicapante et évolutive, le médecin demande une prise en charge des soins à 100% par la Sécurité sociale au titre de l’affection de longue durée (ALD 27 :. formes graves de spondylarthrite).


Le diagnostic repose sur des critères cliniques, dont des scores fonctionnels, et radiographiques. Les examens complémentaires comportent des radiographies dans un premier temps. Puis si nécessaire : IRM, recherche de l’antigène HLA B27, dosages sanguins appropriés à la forme inflammatoire du rhumatisme.

 

Le traitement a pour but de calmer la douleur, de contrôler l’inflammation et de maintenir un état fonctionnel normal au cours de cette maladie chronique. L’intégrité articulaire est préservée par une prise en charge précoce avant toute destruction osseuse, afin de n’avoir jamais à recourir à une chirurgie correctrice.

 

Les premiers médicaments sont les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) car ils sont très actifs. Ils doivent être pris régulièrement, soit par période au moment des poussées, soit en continu.
Des antalgiques comme le paracétamol ou les opiacés peuvent être utilisés en complément des AINS ou à leur place en cas de mauvaise tolérance. Des infiltrations locales de corticoïdes peuvent aider à passer un cap douloureux, mais elles sont à limiter au maximum.

 

Les traitements de fond sont indiqués dans les formes évolutives agressives quand les AINS ne suffisent pas à calmer la douleur. Les médicaments de fond classiques sont la sulfasalazine et le méthotrexate. Ils sont efficaces après plusieurs semaines, voire plusieurs mois de traitement.

 

La révolution actuelle vient des biothérapies : le traitement par anticorps anti-TNF alpha. Ces médicaments sont particulièrement efficaces, le plus souvent en quelques semaines. Mais ils sont coûteux, et comportent des contre-indications strictes ; ils nécessitent une surveillance étroite et contraignante. Ils sont réservés aux formes sévères et/ou rebelles aux autres traitements. Et ne peuvent être prescrits que par un rhumatologue hospitalier (prescription initiale hospitalière).

 

La prise en charge comporte une large part d’éducation thérapeutique du patient et d’exercice physique contrôlé. La guidance psychologique ne doit pas être oubliée comme dans toute maladie douloureuse chronique.

 


Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012

 

 


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à retenir



 

Informations sur la spondylarthrite ankylosante

 

La spondylarthrite ankylosante est une maladie chronique inflammatoire auto-immune évoluant par poussées. Elle atteint la colonne vertébrale, les articulations périphériques et les enthèses (zone d’accrochage des tendons sur les os). Elle nécessite une prise en charge adaptée et précoce pour préserver la mobilité et la qualité de la vie du patient.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.