À quel moment consulter ?
Le dépistage est le seul moyen de confirmer ou d’infirmer la séropositivité au VIH. Trop de personnes séropositives au VIH l’ignorent et prennent des risques pour elles (risque de développer des infections opportunistes) et leurs partenaires (contamination si rapports sexuels non protégés).
Il faut donc se faire dépister en cas de comportement à risque (rapport sexuel non protégé, rupture du préservatif, partage d’aiguille ou de seringue, blessure avec un objet souillé par du sang contaminé…) ou avant d’abandonner l’emploi du préservatif avec un partenaire.
Le dépistage est anonyme et gratuit dans les centres de dépistage.
En cas de séropositivité connue, une surveillance régulière avec la mesure des CD4 et de la charge virale permet de prendre en charge à un stade précoce les complications, voire de les prévenir par un traitement adapté.
Que fait le médecin ?
Le dépistage est une démarche volontaire auprès de son médecin ou d’un médecin exerçant dans un centre de dépistage ; le consentement du patient est obligatoire avant de le réaliser.
Une consultation médicale permet de préciser les risques et de prescrire les tests adaptés à la situation.
Une prise de sang suffit pour réaliser le dépistage (deux tests dits ELISA). En cas de doute ou de résultat positif, une deuxième prise de sang sera nécessaire pour confirmer par un troisième test (western blot).
Une fois le diagnostic affirmé par la présence d’anticorps dirigés contre le VIH, le médecin infectiologue propose un bilan pour déterminer le stade de la maladie et mettre en route un traitement. Les traitements ne guérissent pas de l’infection mais ont essentiellement deux objectifs : lutter contre le virus et prévenir les infections opportunistes. Un suivi médical régulier est indispensable pour adapter les traitements au virus, aux effets secondaires éventuels et à l’évolution de la maladie.
Le traitement du VIH est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale (affection de longue durée ou ALD).
Comment préparer ma prochaine consultation ?
En cas de prise de risque, même minime, il convient de se faire dépister sans attendre et sans tabou. Parlez-en à votre médecin qui vous conseillera sur les autres tests à pratiquer (hépatites…).