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académie de médecine
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Académie de Médecine
Séance thématique - Mardi 18 mai 2010



 

 

 

Programme de la séance

Mardi 18 mai - 14h30

 

 

 

 

Séance dédiée au système nerveux central

et au système nerveux périphérique


Introduction

Par Jean-Michel VALLAT - Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine.


Conférence invitée

 

Système nerveux central, système nerveux périphérique : comment maintenir la frontière ?

Par Patrick CHARNAY - Developmental biology section, IBENS, ENS, Inserm U 1024, CNRS UMR 8197 – Paris.


Les interfaces entre système nerveux central (SNC) et périphérique (SNP) constituent des frontières cellulaires, car elles délimitent des territoires contenant des populations neuronales et gliales différentes.

 

En dépit de leur intérêt potentiel pour la médecine régénérative, les mécanismes qui confinent les oligodendrocytes et les astrocytes dans le SNC et les cellules de Schwann dans le SNP ne sont pas connus chez les mammifères. Afin d’analyser l’implication de la glie périphérique et de la myéline dans le maintien de la frontière SNC/SNP, nous avons utilisé des souris mutantes.

 

Nous montrons que l’inactivation de Krox20/Egr2, un gène-maître de la régulation de la myélinisation dans les cellules de Schwann, aboutit à la transgression de la frontière SNC/SNP par les astrocytes et les oligodendrocytes et à la myélinisation des axones des racines nerveuses par les oligodendrocytes. Une telle migration n’a pas lieu avec la mutation TremblerJ, qui empêche la myélinisation du SNP sans affecter l’expression de Krox20.

 

Ces résultats suggèrent donc que le maintien de la frontière SNC/SNP requière une fonction de Krox20 séparable du contrôle de la myélinisation.

 

Nous avons également analysé un patient humain affecté d’une neuropathie congénitale amyélinisante, associée à l’absence de la protéine KROX20 dans les cellules de Schwann. Dans ce cas, les racines nerveuses sont envahies par des oligodendrocytes et des astrocytes. Ceci indique que les mécanismes qui gouvernent la transgression de la frontière SNC/SNP sont communs à l’homme et à la souris.


Communications

 

Sclérose en plaques : avancées thérapeutiques

Par Catherine LUBETZKI - Maladies du système nerveux, UPMC, Inserm 975 – Pitié Salpêtrière – Paris.


La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central, dont les lésions associent démyélinisation et atteinte axonale.

 

Elle représente la première cause de handicap non traumatique du jeune adulte. Les traitements actuels sont les immunomodulateurs (interférons beta, acetate de glatiramer), les immunosuppresseurs (mitoxantrone) et le natalizumab, anticorps monoclonal qui bloque la transmigration dans le système nerveux central des lymphocytes activés.

 

De nombreuses molécules sont actuellement évaluées dans les formes rémittentes, avec des résultats encourageants. Cette efficacité est à mettre en balance avec la toxicité potentielle, notamment infectieuse.

 

En revanche, aucun traitement n’a encore démontré d’efficacité sur la phase progressive de la maladie, dominée par une atteinte axonale en partie indépendante de l’inflammation.

 

Polyneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques : hétérogénéité clinique et difficultés thérapeutiques

Par Jean-Marc LEGER - Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine.


Les polyradiculonévrites inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) ont été rapportées pour la première fois en 1958 par Austin. Leur prévalence est de 3 à 7 pour 100 000 habitants, avec une nette prédominance masculine. L’équipe de Dyck à la Mayo Clinic a proposé en 1975 l’acronyme de « Chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy: CIDP », et individualisé deux formes évolutives : lentement progressive (environ deux tiers des cas) et à rechutes (un tiers des cas).

 

Depuis 35  ans, les PIDC ont fait l’objet de très nombreux travaux qui ont permis de souligner la très grande hétérogénéité de leurs aspects cliniques, électrophysiologiques et neuropathologiques.

 

Dans la forme typique, l’existence d’un déficit moteur prédominant sur les racines et sensitif proprioceptif, symétrique des quatre membres avec aréflexie généralisée, l’hyperprotéinorachie et les anomalies de la conduction nerveuse motrice avec blocs de conduction à l’examen électrophysiologique, sont les principaux arguments du diagnostic.

 

Récemment, une attention particulière a été portée aux formes sensitives pures avec ataxie qui nécessitent une stratégie diagnostique différente pouvant nécessiter de recourir à la biopsie neuro-musculaire.

 

Le traitement de première intention fait appel aux corticoïdes, aux immunoglobulines polyvalentes intraveineuses à fortes doses et aux échanges plasmatiques. Le traitement au long cours est difficile en raison du caractère imprévisible de l’histoire naturelle et de la difficulté à conduire des essais contrôlés randomisés conduits avec différentes classes d’immunomodulateurs.

Source/Auteur : Académie Nationale de Médecine


Date : 14/05/2010



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édito

 

Il y a plusieurs années que l’Académie s’ouvre à d’autres moyens de réflexion et de communication : Séminaires sur le fœtus ou l’erreur médicale, Journées du Livre, Rencontres de circonstance, mais aussi ouverture vers un public plus large, qui demande à être informé. Je voudrais institutionnaliser ces moments qui nous enrichissent tous et confortent l’Académie de médecine dans son plus beau rôle au chevet de la santé publique.

Géraud Lasfargues, Président pour 2009

 

Consulter le site de l'Académie Nationale de Médecine
 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.