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académie de médecine
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Académie de Médecine
Séance thématique - 27 avril 2010



 

 

 

Programme de la séance

Mardi 27 avril 2010

 

 

 

La sécurisation du dossier médical partagé

par Aline MARCELLI - Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine.

 

Institué par la loi du 13 Août 2004, le dossier médical personnel avait pour but de « soigner mieux à un moindre coût ». Il devait, en effet, éviter des examens redondants ou des traitements incompatibles. Attribué à chaque bénéficiaire de l'assurance maladie, il aurait dû être mis en oeuvre le 1er Janvier 2007.

 

Diverses difficultés concernant notamment, la confidentialité des données médicales échangées, ont entraîné des reports successifs de sa date d'application. Six ans après sa création, devenu dossier médical partagé, il n'est toujours pas opérationnel. L'information actuelle fait le point entre théorie et réalité, et constate que des changements fondamentaux doivent être apportés à un projet initial trop ambitieux.

 

Des solutions pratiques et peu coûteuses existent qui permettraient la création d'un dossier médical individuel sécurisé susceptible de recueillir le concours du corps médical et celui de l'ensemble de la population.

 

L’apport des connaissances en médecine et santé au travail à l’ensemble de la population

par Christian GERAUT - Maladies professionnelles et médecine de santé – CHU Nantes.


La médecine et santé au travail a toujours fait partie de la médecine sociale en s’intéressant à une population ciblée, celle qui a une activité professionnelle. La connaissance des maladies professionnelles  a, dans de nombreux cas, aidé à la connaissance des risques environnementaux pouvant toucher d’autres parties de la population. C’est le cas de certains cancers, comme ceux qui sont liés aux poussières de bois, à l’amiante, au benzène, ou des risques liés aux produits chimiques cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction.

 

Une meilleure connaissance des risques engendrés par les résines époxydiques, les ciments,  le formaldéhyde, le plomb ou le  toluène ou d’autres agents chimiques  permettent de mieux comprendre certaines pathologies de la population. La connaissance du mécanisme d’action des troubles musculo-squelettiques, dûs au travail répétitif, a permis de transmettre l’expérience professionnelle à d’autres domaines ;  la reprise prudente et adaptée d’une activité semble être le meilleur traitement de fond.

 

La charge mentale pathologique et ses conséquences en milieu de travail (suicides, dépressions…) conduit à une réflexion beaucoup plus générale sur les relations entre les êtres humains dans notre société. Le travail avec des réseaux multidisciplinaires permet de faire régulièrement le point des connaissances en médecine du travail applicables à la médecine sociale.

 

Information

 

L’Académie nationale de médecine en défense et illustration de l’humanisme médical

par François-Bernard MICHEL - Membre de l’Académie nationale de médecine.


L'humanisme médical, heureuse tradition de la médecine française, se trouve comme l'humanisme lui-même, en péril, du fait d'évolutions multiples, mais surtout, depuis que le consumérisme a transformé le médecin en "prestataire de soins" et le malade lui-même en "usager" de ces soins (Denys Pellerin).

 

En France, les nombreux constats entendus ou lus de dérives regrettables, témoignent d'errements issus de ces évolutions mal maîtrisées. Les menaces sur l'humanisme médical sont d'autant plus redoutables qu'elles sont multipolaires, émanées des évolutions de la société contemporaine, de l'exercice de la médecine et … des médecins eux-mêmes.

 

L'environnement de la médecine a modifié mentalités et comportements, fait peser les contraintes financières, le principe de précaution expose à la judiciarisation de l'acte médical. L'évolution de la médecine associe la tendance à l'auto-suffisance de la (merveilleuse) technologie médicale, aux risques du mésusage des réseaux Internet.

 

Le médecin lui-même, harassé de charges non médicales, mal préparé à l'écoute, tend à négliger la clinique, élément essentiel de l'art médical. Restaurer l'humanisme médical ne se fera pas sans une réforme profonde du contenu de l'enseignement de la médecine, rappelant les fondamentaux  du choix et de l'exercice du médecin, et intégrant les bénéfices de la technologie médicale dans la clinique, qui ne se réduit pas à palper et ausculter, mais inclut un dialogue médecin-malade de qualité.

 
 

Source/Auteur : Académie Nationale de Médecine


Date : 26/04/2010



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édito

 

Il y a plusieurs années que l’Académie s’ouvre à d’autres moyens de réflexion et de communication : Séminaires sur le fœtus ou l’erreur médicale, Journées du Livre, Rencontres de circonstance, mais aussi ouverture vers un public plus large, qui demande à être informé. Je voudrais institutionnaliser ces moments qui nous enrichissent tous et confortent l’Académie de médecine dans son plus beau rôle au chevet de la santé publique.

Géraud Lasfargues, Président pour 2009

 

Consulter le site de l'Académie Nationale de Médecine
 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.