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Académie de Médecine
Séance thématique - mardi 4 mai 2010



 

 

   

Programme de la séance

Mardi 4 mai - 14h30

 

 

 

 

Communications

 

Demain, qui va prendre soin des personnes âgées ? Le taux de soutien aux très âgés
Par Jean-Pierre MICHEL, Jean-Marie ROBINE et François HERRMANN - Gériatrie – Hôpitaux universitaires de Genève.

 

Le rapport que le Comité Consultatif National d’Éthique Français a consacré au vieillissement, en 1998,  observait : «  L’espérance de vie de l’homme connaît depuis plusieurs décades la phase de croissance la plus rapide de toute l’histoire de toute l’humanité ». La situation de ceux qu’on appelle « les aidants  naturels », sur lesquels reposaient autrefois, presque exclusivement, la prise en charge informelle en soins de leurs parents âgés.

 

Les buts de cette présentation sont tout d’abord d’évaluer l’implication des aidants naturels (soins informels par la famille) dans les soins aux personnes très âgées et/ou dépendantes en France,  puis d’envisager les difficultés numériques et qualitatives à venir afin de pouvoir au mieux anticiper quelques possibles solutions.

 

Pour atteindre ces buts, les liens de dépendance intergénérationnelle sont rappelés de même que les différences entre âge chronologique et fonctionnel, affections de longue durée et dépendance pour les actes de la vie quotidienne. Le nombre des personnes dépendantes âgées de plus de 75 ans et leurs conditions actuelles de vie démontrent l’importance et l’intensité du travail (encore non reconnu) des aidants naturels, dont le nombre va décroître dans les prochaines décades.

 

En France, le taux de support qui était en 1950 voisin de 45 potentiels aidants naturels pour une personne âgée de plus de 85 ans se réduira en 2050 aux alentours de cinq. Ce changement drastique des rapports entre classes d’âge aura des implications majeures. En effet, il n’est aujourd’hui plus contesté que le maintien à domicile demeure la meilleure réponse au respect de la dignité de la personne. Mais, si le maintien à domicile est la solution la plus économiquement valable, elle paraît bien devoir être aussi de plus en plus difficile à préserver.

 

Parmi les possibles solutions à cet important défi de société, il importe de parfaitement intégrer l’extrême avance en âge dans l’ensemble du parcours de vie individuel de reconnaître et soutenir le travail des aidants naturels, de maintenir des ressources adéquates en professionnels de santé travaillant dans la communauté d’ assurer une formation adaptée tant aux aidants naturels qu’aux soignants professionnels et enfin de trouver des systèmes de soins novateurs et financièrement attractifs.

 
Quels enjeux thérapeutiques chez la personne âgée diabétique ?

Par Jean DOUCET - Médecine interne gériatrique, Chu de Rouen – 76031 Rouen, Bernard BAUDUCEAU, Patrice QUENEAU.


Le diabète des personnes âgées constitue un problème croissant de santé publique qui retentit en termes de qualité de vie et d’autonomie des patients. Malgré l’absence d’étude prospective, il est actuellement possible d’entrevoir quels objectifs thérapeutiques rechercher en fonction des patients.

 

Ces objectifs sont déterminés à l’aide de l’évaluation diabétologique habituelle complétée par une évaluation gériatrique permettant notamment de préciser le degré de fragilité du patient. Alors que l’objectif glycémique pour un diabétique âgé en bonne santé est peu différent de celui du diabétique plus jeune, il doit être plus large chez les diabétiques âgés fragiles, notamment pour limiter le risque hypoglycémique et éviter des contraintes sans bénéfice potentiel pour le malade.

 

Etant donné que les diabétiques âgés ont plus fréquemment des complications dégénératives plus graves, de même que d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire, il est nécessaire de définir là-aussi des objectifs individualisés prenant en compte, non seulement la maladie diabétique, mais aussi les conséquences du vieillissement.

 

Cette démarche, préalable indispensable à l’utilisation appropriée des moyens thérapeutiques, doit être entreprise par une concertation multidisciplinaire.

 

L’histoire des laryngectomies illustrée par l’analyse de deux cohortes à un siècle de distance : un reflet du progrès, des difficultés et des conflits rencontrés en médecine

Par Ollivier LACCOURREYE - ORL et chirurgie cervico-faciale, Hôpital Européen Georges Pompidou – Paris, Dominique GARCIA, Jean-Baptiste MALDENT, Alfred WERNER.


Ce travail est construit à partir de la comparaison de deux cohortes de patients opérés par laryngectomie pour un cancer du larynx à un siècle de distance et de l’analyse de documents originaux de la fin du XIXèsiècle. Les auteurs y explorent les raisons qui ont conduit à l’apparition des laryngectomies, les difficultés rencontrées pour développer cette première réponse apportée à l’apparition des cancers du larynx, ainsi que les conflits que ce traitement novateur a suscités.

 

Le travail réalisé souligne que,  si en un siècle,  le taux global de décès ne varie pas au plan statistique,  la survie actuarielle à cinq ans passe de 22,6 % en 1888 à 75,1 % en 1988 (p < 0,0001) alors que les causes du décès se modifient (p < 0,0001). Le pourcentage de décès par complications post opératoires et/ou échec local diminue de 82,7 % en 1888 à 9 % en 1988. Le pourcentage de décès par suicide diminue de 1,8 % à 0,04 %. Et le pourcentage de décès par secondes localisations métachrones et affections intercurrentes, passe de 0,9 % en 1888 à 76,7 % en 1998.

 

Enfin, l’analyse de la courbe de survie actuarielle souligne que si 77,4 % des malades décèdent avant le 60ème mois post opératoire en 1888, il convient d’attendre le 275ème mois post opératoire pour, un siècle plus tard, atteindre ce même pourcentage.

 

Ce travail souligne aussi l’importance de l’information du malade, de la confraternité et du respect de la déontologie.

 

Chronique historique

 

Le strasbourgeois Charles Adolphe Wurtz (1817-1884)

Par Louis HOLLENDER - Membre de l’Académie nationale de médecine.


Parmi les alsaciens qui ont acquis notoriété à Paris, Charles Adolphe Wurtz sort tout particulièrement du lot, puisqu’il fut à la fois Doyen de la Faculté de Médecine de Paris, Président de l’Académie des sciences, Président de l’Académie de médecine et Sénateur à vie de la IIIè République

Source/Auteur : Académie Nationale de Médecine


Date : 29/04/2010



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édito

 

Il y a plusieurs années que l’Académie s’ouvre à d’autres moyens de réflexion et de communication : Séminaires sur le fœtus ou l’erreur médicale, Journées du Livre, Rencontres de circonstance, mais aussi ouverture vers un public plus large, qui demande à être informé. Je voudrais institutionnaliser ces moments qui nous enrichissent tous et confortent l’Académie de médecine dans son plus beau rôle au chevet de la santé publique.

Géraud Lasfargues, Président pour 2009

 

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Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.