Traitement de la rhinopharyngite
Le traitement de la rhinopharyngite s’attaque uniquement aux symptômes.
En premier lieu, il faut laver les fosses nasales à l’aide de sérum physiologique ou d’eau de mer. Ces lavages doivent être efficaces et fréquents (aspiration au mouche-bébé).
Au cours de la consultation, le médecin doit prendre le temps de laver lui-même les narines afin de montrer aux parents comment procéder. Plus tard, l’enfant se mouchera seul, narine par narine.
Dans un second temps seront prescrits des traitements antipyrétiques (contre la fièvre) : paracétamol à la posologie de 60mg/kg/jour et si besoin de l’ibuprofène. Ou bien de l’acide acétylsalicylique (aspirine).
Les vasoconstricteurs ne sont prescrits qu’après l’âge de 12 ans et les antitussifs (contre la toux) n’ont aucun intérêt dans cette infection.
Quelles sont les complications de la rhinopharyngite ?
L’infection respiratoire basse (bronchite) n’est pas une complication de la rhinopharyngite, ce n’est que le prodrome (signe avant-coureur) ou l’accompagnement de la rhinopharyngite : la bronchite est une maladie virale et non une surinfection bactérienne.
Deux complications bactériennes peuvent néanmoins survenir :
- les sinusites : parmi lesquelles l’éthmoïdite, l’inflammation d’un des os du toit des fosses nasales, nécessite une hospitalisation rapide,
- et l’otite moyenne aiguë purulente fréquente chez l’enfant entre six mois et deux ans. Lors de la consultation, il est donc très important que le médecin examine les tympans après avoir nettoyé les conduits auditifs.
Dans ces deux cas -sinusite et otite moyenne aigue purulente- une antibiothérapie est justifiée.