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> > > Réduction mammaire : risques de la réduction ...

Réduction mammaire
Informations pratiques

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Quels sont les risques et inconvénients de la réduction mammaire ?


La douleur postopératoire — surtout des tensions au niveau des cicatrices — est soulagée par des antalgiques simples (paracétamol, antiinflammatoires, mais jamais d’aspirine). L’évolution des cicatrices est imprévisible, certaines peuvent s’élargir ou devenir hypertrophiques, c’est-à-dire en relief. La nécrose des aréoles peut être totale ou partielle, elle est favorisée par le tabagisme.
Les accidents thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire) sont rares, prévenus par l’arrêt de la pilule le mois précédent, le port de bas de contention, un lever précoce, voire un traitement anticoagulant. Une antibiothérapie suffit généralement à endiguer une éventuelle infection, mais parfois un drainage chirurgical est nécessaire. La sensibilité du mamelon peut être altérée, elle réapparaît en général après 6 à 18 mois, mais pas toujours. L’allaitement n’est a priori pas compromis après une réduction mammaire de moyenne importance, mais parfois déconseillé du fait du risque d’abcès et de détérioration de la peau (chute des seins). En fait, c’est un choix personnel, la seule condition est d’attendre 2 ans avant d’envisager une grossesse. Lors de réductions de poitrine importantes, le chirurgien découpe les plaques où sont situés l’aréole et le mamelon, puis les greffe sur une zone dont il a enlevé l’épiderme. Il sectionne alors les canaux galactophores qui permettent l’arrivée du lait maternel. Cependant parfois la sensibilité revient, l’allaitement est possible quoiqu’absolument pas garanti.

 

Quels sont les délais, coût et remboursement de la réduction mammaire ?


Cette intervention est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale si le volume glandulaire prélevé est supérieur à 300 g par sein (soit 2 tailles de bonnet en moins) sans entente préalable. Le contrôle peut avoir lieu a posteriori, sur le poids des prélèvements tissulaires. Il peut exister un supplément d’honoraires du chirurgien d’environ 1 500 euros.
En dessous de 300 g de réduction, cette chirurgie n’est pas prise en charge : il faut compter entre 3 000 et 5 000 euros.

 

Qui pratique la réduction mammaire ?


À l’hôpital public ou en clinique privée accréditée, le chirurgien doit impérativement posséder la spécialité de « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique » reconnue officiellement par le Conseil de l’Ordre des médecins. D’autres chirurgiens sont habilités à réaliser des actes de chirurgie esthétique limités au cadre anatomique de leur spécialité (chirurgie maxillofaciale par exemple).

 

Source/Auteur : Hélène JOUBERT
En collaboration avec le Dr Jean-Luc ROFFE
Date : 23/04/2009

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