Quels sont les risques et inconvénients de la reconstruction mammaire ?
La douleur varie en fonction de l’intervention, et aussi de la tolérance personnelle. En raison de la distension du muscle grand pectoral par l’implant mammaire, elle est assez importante les premiers jours. Les antalgiques y remédient généralement bien (paracétamol, antiinflammatoires, jamais d’aspirine).
Un œdème postopératoire, ainsi que des ecchymoses, sont normaux. Ces dernières disparaissent généralement en 3 semaines.
Une nécrose du lambeau, plus ou moins étendue, peut survenir lors d’un apport insuffisant de sang (ischémie) : le risque est plus grand si le lambeau est grand ou si la patiente est fumeuse.
Le risque de phlébite et d’embolie pulmonaires est limité par le port de bas de contention, un lever précoce, voire un traitement anticoagulant.
Les complications de la prothèse sont une fissuration ou une rupture de l’implant, ou la formation d’une coque périprothétique : réaction cicatricielle fibreuse autour de la prothèse qui peut déformer le sein ou être douloureuse au point de changer de prothèse, voire de la retirer définitivement.
Le lambeau pédiculé de muscle grand droit de l’abdomen apporte des avantages certains : sein de gros volume sans prothèse, résultat plus naturel et stable, silhouette améliorée par la plastie abdominale ; mais aussi des inconvénients : la lourdeur de l’opération (4 à 7 heures d’anesthésie générale), de l’hospitalisation (10-15 jours) avec des risques thromboemboliques, hémorragiques et de nécrose plus élevés, des cicatrices plus importantes.
Quels sont les délais, coût et remboursement de la reconstruction mammaire ?
Après un cancer, l’intervention est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale : à la seule exception de la symétrisation du sein qui sera gérée au cas par cas.
Un supplément d’honoraires est possible, mais alors un devis est obligatoire.
Qui pratique la reconstruction mammaire ?
À l’hôpital public ou en clinique privée accréditée, le chirurgien doit impérativement posséder la spécialité de « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique » reconnue officiellement par le Conseil de l’Ordre des médecins.
D’autres chirurgiens sont habilités à réaliser des actes de chirurgie esthétique limités au cadre anatomique de leur spécialité : chirurgie maxillofaciale par exemple.
Source/Auteur : Hélène JOUBERT
En collaboration avec le Dr Jean-Luc Roffé
Date : 23/04/2009
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