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mardi 07 février 12 -
Information santé > Maladies > Pathologies et symptômes > Pou (infection)

Pou (infection)

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Les poux : définition

 

Un pou est un insecte hématophage, c’est-à-dire qu’il se nourrit de sang (environ toutes les six heures). Il en existe trois sortes : les poux de tête (Pediculus humanus capitis), les poux de corps (Pediculus humanus corporis). Les morpions (Phtirius pubis) s’accrochent vigoureusement aux poils pubiens et investissent parfois d’autres poils comme les cils.
Tous parasitent les humains et se transmettent par contact corporel ou sexuel, direct ou indirect par l’intermédiaire d’objets de toilette ou objets intimes.
La parasitose à poux s’appelle une pédiculose, et une phtiriase pour les morpions.

 

Risques d'une infection de poux pour la santé


Les poux de tête sont responsables de problèmes purement dermatologiques, irritatifs ou infectieux. Ils ne transmettent pas de maladies et n’a pas d’effet sur la santé de la personne qui le porte. Mais, en l’absence de traitement, les lésions de grattage peuvent s’infecter et s’étendre.


Les poux de corps en revanche transmettent des infections générales graves dont les poilus de la guerre de 14 ont beaucoup souffert : typhus, fièvre des tranchées (bartonellose), fièvre récurrente cosmopolite.


Les morpions sont une infection sexuellement transmissible et leur présence chez le nourrisson ou l’enfant oriente vers une grande promiscuité, suspecte d’abus sexuel jusqu’à preuve du contraire.

 

Information sur le pou de tête


D’une taille de 3,5 mm, le pou de tête adulte est brun ou grisâtre et se fixe à la racine du cheveu, près du cuir chevelu qu’il pique pour se nourrir de sang ; il se concentre donc dans les zones les plus « sanguines » : l’occiput et les tempes où il faut d’abord le chercher.

 

Plus facile à voir quand les cheveux sont mouillés, il y côtoie les lentes, c’est-à-dire les œufs, qui éclosent au bout de 7 à 10 jours. Blanches ou grisâtres, celles-ci se ressemblent à des pellicules, mais ces dernières se retirent facilement à l’aide d’un peigne fin alors que les lentes restent accrochées à la racine du cheveu.
La démangeaison persistante est habituellement la première manifestation. Des boutons derrière les oreilles ou dans la nuque peuvent alerter.


Contrairement à une idée reçue, il n’existe pas à proprement parler de « têtes à poux », mais les enfants (qui s’échangent volontiers écharpes, bonnets, accessoires de coiffure) et les personnes qui portent les cheveux longs y sont plus souvent sujets. Le manque d’hygiène n’est pas responsable de sa prolifération, quoique la négligence contribue à sa dispersion.

 

Information sur le pou de corps


Les poux de corps (les plus grands, soit 4 mm) vivent dans les vêtements et ne se rendent sur la peau que pour piquer et se nourrir. Ils parasitent les personnes en situation précaire à hygiène nulle et habillement infesté. Leurs lentes sont fixées dans les vêtements, surtout les plis, où ils vivent. Très envahissants, on les rencontre plutôt sur le thorax et à la racine des membres (aine, aisselle). Leurs piqûres déclenchent des réactions allergiques, des urticaires et des démangeaisons féroces qui tournent à l’eczéma dans les zones couvertes par les vêtements infestés : une géographie caractéristique.

 

Information sur les poux de pubis (morpions)


Par les démangeaisons et les lésions de grattage. L’examen à l’oeil nu ou à la loupe (ils font seulement 2 mm) les trouve accrochés à la racine du poil ; ils font partie des infections sexuellement transmissibles (IST) puisqu’ils s’échangent presque toujours au moment des rapports sexuels, lors des frottements pubiens.

 

Rarement, une intense promiscuité seulement corporelle est évoquée, ainsi que les échanges de sous-vêtements. On ne se contentera jamais de cette explication chez des enfants mineurs. La vérification de l’absence de l’abus sexuel est nécessaire. Et chez les adultes, la recherche d’autres IST s’impose au médecin.


 


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à retenir



Seuls les poux de corps sont vecteurs de maladies infectieuses graves comme le typhus ou la fièvre des tranchées (guerre de 14-18). Les poux de tête sont devenue la plaie des mères de famille. Il n’existe pas de remède miracle mais surtout des insecticides à toxicité non négligeables. Une surveillance étroite des cheveux et la discipline de groupe en collectivité sont des solutions lourdes mais efficaces en attendant des méthodes révolutionnaires.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.