À quel moment consulter ?
Toute inflammation d’une articulation (gonflement, chaleur, douleur) doit faire consulter rapidement, voire dans la journée en cas de fièvre associée, de douleur très intense ou de rougeur de la peau en regard.
Plus on consulte tôt, dans les trois mois qui suivent les premiers signes, plus vite le médecin peut évoquer le diagnostic et adresser le patient au spécialiste.
La prise en charge précoce permet d’éviter la destruction articulaire (donc l’invalidité) et l’extension de la maladie. Le pronostic est alors radicalement différent.
Que fait le médecin ?
Pour évoquer le diagnostic, il suffit d’un faisceau d’éléments : examen clinique, analyses biologiques (prise de sang, ponction articulaire) et imagerie (radiologie, échographie).La HAS a proposé une série de critères biologiques, cliniques et d’imagerie, ainsi que des indicateurs de sévérité et de pronostic afin d’aider le médecin à orienter son diagnostic.
Après confirmation, c’est le rhumatologue qui instaure le traitement de fond, en fonction de la sévérité de la maladie et de la tolérance du patient. Le traitement de fond de référence est le méthotrexate. D’autres traitements classiques (léflunomide, sulfasalazine) sont possibles en alternative.
En cas de PR sévère d’emblée, on recourt à une biothérapie par anti-TNF alpha (adalimumab, étanercept ou infliximab), associée de préférence au méthotrexate ou une association de plusieurs traitements de fond classiques.
La corticothérapie doit être prescrite en association avec le traitement de fond pour une durée limitée.
Les thérapeutiques non médicamenteuses sont toujours associées :
• traitements physiques : kinésithérapie, ergothérapie, pédicurie-podologie ;
• réadaptation et notamment aménagement de l’environnement ;
• éducation thérapeutique du patient et interventions psychologiques ;
• autres interventions, notamment diététiques.
Comment préparer ma consultation ?
Il faut préciser la date, l’horaire de survenue des gonflements et des douleurs articulaires (articulations touchées, intensité de la douleur, retentissement…), la durée du dérouillage matinal, l’apparition de tout symptôme non articulaire.
Des circonstances déclenchantes ou aggravantes sont à signaler (autres maladies préalables par exemple).
Mise à jour janvier 2012 – Dr Sophie Duméry