Qui organise les services de garde et d’urgence ?
Les syndicats départementaux ont en charge l’organisation des tableaux de garde. Mais la loi prévoit trois cas où cette prérogative revient au préfet. Celui-ci prend un arrêté après avis des organisations professionnelles précitées, du pharmacien inspecteur régional et du Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens.
L’arrêté est mis en place lorsque :
– l’organisation retenue ne permet pas de satisfaire les besoins de santé publique ;
– les organisations syndicales représentatives ne parviennent pas à un accord ;
– l’un des pharmaciens titulaires d’une licence d’officine intéressée a manifesté son désaccord.
Comment sait-on qu’une pharmacie est de garde ?
Dans tous les cas, les collectivités locales sont informées des services de garde et d’urgence. Tout pharmacien qui n’est pas de service de garde ou d’urgence doit porter « à la connaissance du public, soit les noms et adresses de ses proches confrères en mesure de procurer aux malades les médicaments et secours dont ils pourraient avoir besoin, soit ceux des autorités publiques habilitées à communiquer ces renseignements. » (Code de déontologie, art. R. 4235-49 CSP).
Quand un pharmacien change ses jours de garde en accord avec un confrère, sauf cas de force majeure il doit en avertir suffisamment tôt les responsables de l’organisation. L’Ordre recommande que soient aussi lisibles de l’extérieur les jours et heures d’ouverture et les honoraires de gardes. Un pharmacien est obligatoirement présent dans l’officine de garde.
Qui appelle-t-on en cas d’urgence ?
Les numéros d’urgence classiques ainsi que les commissariats de police — 15 pour le SAMU, 17 pour la police, 18 pour les pompiers — sont les premiers interlocuteurs pour trouver la pharmacie de garde la plus proche.
Ces numéros d’urgence sont gratuits et accessibles depuis tous les téléphones, même lorsque la ligne a été supprimée et même lorsqu’il n’y a pas de tonalité. Ceci est aussi valable de n’importe quelle cabine téléphonique, sans carte ni aucun moyen de paiement.
Source/Auteur : Lucie GALION
Date : 01/07/2009
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