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Ostéoporose

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L’ostéoporose : Définition

 

L’ostéoporose se caractérise par une réduction globale de la masse des os et une détérioration de leur microarchitecture interne.

 

Cette détérioration dépend de l’âge, de l’équilibre hormonal (avant ou après la puberté, avant ou après la ménopause), du mode de vie (sédentaire ou pas) et d’un profil génétique (famille à risque). La fragilisation plus ou moins prononcée débouche sur une augmentation du risque de fracture, spontanée ou lors de chocs minimes.

On distingue les ostéoporoses secondaires à un traitement ou une maladie spécifique, et les ostéoporoses primitives qui surviennent naturellement avec l’âge  : l’ostéoporose post-ménopausique et l’ostéoporose sénile.


 

L'ostéoporose : risques et enjeux

 

Selon Delagne et Auvinet (Lettre de l’Observatoire du Mouvement - mars 2011), l’ostéoporose post-ménopausique est à elle seule responsable de 70.000 fractures vertébrales (asymptomatiques 2 fois sur 3), de 60.000 fractures de l’extrémité supérieure du fémur et de 35.000 fractures du poignet, en dépit des progrès diagnostiques et thérapeutiques.


Selon la Société française de Rhumatologie, le nombre de femmes ostéoporotiques augmente nettement après 50 ans, de sorte que :

- à 65 ans, 39% sont atteintes :


- à 80 ans, 70% sont atteintes : 60% de ce contingent présentent au moins une fracture ostéoporotique.

 

Les institutions se sont engagées dans la lutte contre les fractures ostéoporotiques qui sont très coûteuses. Les fractures dites sévères (col du fémur, col de l’humérus, bassin, vertèbres…) chez les personnes âgées sont à haut risque de décompensation générale ; l’espérance de vie en est substantiellement raccourcie.

 

La réduction du nombre de fracture de l’extrémité supérieure du fémur est donc un des objectifs de la Loi de Santé Publique 2004. Le remboursement de la densitométrie osseuse et des traitements de l’ostéoporose a aussi évolué pour une meilleure prise en charge.

 

Pourtant, le diagnostic est évoqué chez moins de la moitié des patients présentant une fracture et la densitométrie osseuses est proposée à moins de 30% d’entre eux. Seule une minorité reçoit un traitement anti-ostéoporotique après fracture, y compris après une fracture du fémur typiquement évocatrice (Christian Roux, communication à l’Académie de médecine – novembre 2010).


D’autre part, plus de la moitié des patientes ménopausées sous traitement anti-ostéoporotique ne relève pas des indications habituelles de ces traitements (densité osseuse basse, fracture prévalente…).


Enfin, les patientes ont leur part de responsabilité puisque moins de la moitié d’entre elles respecte toujours la prescription un an après (Christian Roux, communication à l’Académie de médecine – novembre 2010).


 

L'ostéoporose : fonctionnement

 

La réduction de la densité osseuse avec le nombre des années est un processus normal, dû au déséquilibre cellulaire progressif entre l’activité de résorption (maintenue) et l’activité de construction (ralentie). Le retard de construction osseuse s’aggrave ainsi au fil des ans. Plus on vieillit, plus on perd de masse osseuse, inéluctablement. Le phénomène s’installe surtout à partir de 40 ans. En dessous d’une certaine densité osseuse, le risque fracturaire est grand pour des activités et chocs minimes.

 

Si l’on dispose d’une bonne réserve osseuse (masse osseuse acquise durant les deux premières décennies de vie), vieillir n’entame pas dangereusement ce capital avant un âge avancé.


Toutefois, la perte osseuse dépend de nombreux autres facteurs : antécédents d’ostéoporose chez les parents (profil génétique), carence en hormones féminines (ménopause, précoce en particulier) ou masculines, tabagisme, alcoolisme, carence en calcium et vitamine D, sédentarité ou activité sportive intense, poids insuffisant, maladie (polyarthrite rhumatoïde, hyperthyroïdie...), prise de certains médicaments (corticoïdes au long cours).


 

L'ostéoporose : symptômes

 

L’ostéoporose ne se manifeste par aucun symptôme : la maladie est dite « silencieuse ». On la découvre à l’occasion d’une radiographie faite pour une fracture ou pour autre chose. A partir de 45-50 ans, l’ostéoporose doit être considérée comme cause majeure de fracture. En particulier pour les vertèbres (rachis) et la hanche (extrémité supérieure du fémur).


Les fractures ostéoporotiques se produisent pour des traumatismes minimes, voire spontanément.


La fracture d’une vertèbre (tassement vertébral) peut se révéler par des douleurs du dos après une chute, le port d’une lourde charge, ou même un effort de toux (fractures de côtes possibles aussi). Elle peut aussi passer inaperçue. À terme, les tassements vertébraux entraînent une réduction de la taille et une déformation du dos, qui se voûte, ainsi qu’un risque notable de compression nerveuse et médullaire (moelle épinière).


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à retenir




En France, l'ostéoporose touche de 30 à 40% des femmes ménopausées et jusqu’à 50% de celles de plus de 75 ans (communiqué Inserm, 10 septembre 2008).

 

Silencieuse pendant de nombreuses années, elle se complique de fractures qui dégradent l’état général et favorise le déclin fatal. Sa prévention et son dépistage précoces sont primordiaux, car on dispose de traitements efficaces pour la combattre. L’éducation thérapeutique du patient est indispensable, comme lors de toute maladie chronique.

 

 

 

adresses utiles



Synthèse médicale de la HAS – mai 2007
Information sur l'osteoporose

Recommandations Afssaps sur les traitements de l’ostéoporose – juillet 2006
Calcul personnel du FRAX
Le Groupe de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses (GRIO)
Les réponses de la Société Française de Rhumatologie


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.