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10 idées reçues sur l'orgasme
Informations pratiques

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Il y a deux types d’orgasme féminin, clitoridien et vaginal


Oui au niveau de la perception subjective : l’orgasme clitoridien, décrit comme plus intense, s’apparente à une décharge électrique localisée, l’orgasme vaginal provoque une volupté plus profonde et diffuse.

 

Pour la majorité des femmes, le clitoris est le « starter » de la jouissance, relayée ou non au niveau du vagin par la sensation « d’être remplie » (distension vaginale adéquate).

Le clitoris n’est pas un simple « bouton », mais un organe qui enserre le vagin et se prolonge bien plus profond que ce que l’on croyait jusqu’à présent.

Sur le plan physiologique, il n’y a donc pas de différence entre l’orgasme clitoridien et vaginal. Ils activent les mêmes zones au niveau du cerveau.


Le point G existe


Oui. Décrit pour la première fois par un gynécologue, le Dr Grafenberg (d’où son nom de G), le « Point G » a fait l’objet de controverses.

Située sur la partie antérieure (avant) du vagin, cette zone correspond à la région du fascia de Halban, très riche en vaisseaux sanguins et en terminaisons nerveuses. Elle est particulièrement sensible à la stimulation, notamment par les doigts, et provoque un plaisir pouvant aller jusqu’à l’orgasme.

Selon les femmes, cette zone se situe plus ou moins haut, quelques centimètres au-dessus de la vulve ou plus haut près du col de l’utérus.
Pour découvrir les sensations qu’elle procure, l’idéal est d’explorer digitalement la partie antérieure de son vagin par pressions douces, et/ou demander au partenaire d’inclure cette caresse dans les préliminaires. Pratiquée par certains médecins, l’injection d’acide hyaluronique au niveau du point G pour augmenter sa sensibilité n’a pas prouvé son efficacité.

 

Un rapport sexuel sans orgasme est raté


Non. Si le principe du « droit à jouir » a été admis de haute lutte pour les femmes, il ne doit pas pour autant devenir un devoir, une obligation !

Pour l’homme comme pour la femme, les préliminaires, les caresses, la montée du désir et de l’excitation peuvent procurer beaucoup de volupté, même s’ils n’aboutissent pas à l’orgasme. Les dimensions émotionnelle et sensuelle de la relation sexuelle sont majeures. A contrario, la norme et la performance sont d’énormes freins au plaisir.


Avoir un orgasme simultané, c’est mieux


Oui et non. Sur le plan émotionnel, il est particulièrement agréable pour les deux partenaires d’avoir un orgasme en même temps (symbole de l’union totale), mais ce n’est pas le cas le plus fréquent. L’homme peut s’efforcer de faire jouir d’abord sa partenaire, par une stimulation du clitoris et/ou la pénétration, avant de se laisser aller lui-même ; la jouissance de la partenaire apportant une excitation supplémentaire précieuse. L’essentiel est que chacun y trouve son compte.

 

Chez l’homme, éjaculation et orgasme sont toujours liés


L’expulsion du sperme s’accompagne toujours d’une sensation, généralement de la jouissance, plus ou moins intense et agréable. Parfois, la sensation de « décharge » n’apporte aucun plaisir. Toutes les nuances existent entre les extrêmes. L’homme qui éjacule n’atteint pas forcément le septième ciel à chaque fois.

 

Avec l’âge, l’intensité des orgasmes peut s’émousser, mais elle est compensée par l’expérience et la maîtrise des multiples moyens pour l’atteindre.

 

Une personne paraplégique peut avoir un orgasme


Oui. La plupart des traumatisés médullaires actifs sexuellement lors de leur paraplégie (accidentelle par exemple) ne guérissent pas de leur paralysie ; la reprise d’une vie sexuelle est dés lors problématique.

 

Pour l’homme, des techniques érectiles existent ainsi que pour favoriser l’éjaculation et le plaisir. Ceux-ci sont souvent déclenchés artificiellement pour retrouver les sensations euphorisantes liées à l’orgasme.

 

Chez la femme, la lubrification est le plus souvent possible, les zones érogènes étant plus diffuses que chez l’homme. L’orgasme peut être atteint par l’excitation psychique associée à la stimulation de zones érogènes non génitales : mamelons, lèvres, cou…

 

 

Source/Auteur : Mise à jour juin 2011 Dr Sophie Duméry
Auteurs :Isabelle Gonse
en collaboration avec le Dr François Parpaix, médecin sexologue
Date : 22/08/2010

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à retenir



Lorsqu’une femme a des difficultés à atteindre l’orgasme, l’aide d’un sexologue est justifiée. Le sexologue évalue précisément la situation, corrige l’ignorance et la peur attachée au plaisir sexuel. Il apprend à mieux percevoir son corps (ses organes génitaux en particulier), à réveiller et prendre conscience de ses sensations, puis à s’y abandonner… Trois ou quatre séances complétées par des exercices à pratiquer chez soi peuvent suffire. Elles font appel à des techniques sexo-corporelles. Psychothérapie, hypnose, relaxation et sophrologie aident à lever les barrages psychologiques et favorisent l’abandon mental.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.