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Mycoses anogénitales

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Mycoses ano-génitales : Définition

 

Les mycoses anogénitales sont liées à la prolifération de champignons au périnée (entre-jambes) où se rencontrent les appareils digestif (anus), génital (vagin, bourses, gland) et urinaire (vessie). Dans cette zone naturellement humide, les conditions sont propices à la présence permanente d’une forme quiescente des levures et champignons. Germes qui se multiplient pathologiquement lors de circonstances favorisantes surajoutées.
Le champignon le plus fréquemment retrouvé est une levure : le candida albicans absent de la peau mais présent dans le vagin et le tube digestif en quantité limitée.
Les mycoses ano-génitales ne sont pas à proprement parler des infections sexuellement transmissibles (IST) : elles surviennent aussi indépendamment des rapports sexuels.
La mycose est dite récidivante s’il y a plus de 4 récidives par an.

 

Risques et conséquences de la mycose anogénitale

 

La mycose vulvo-vaginale ou ano-génitale représente la moitié des consultations pour infections génitales féminines : 7 à 8 fois sur 10 il s’agit d’un champignon (en fait une levure) appelé candida albicans (P. Rispail, module intégré 5, faculté de Montpellier, 2005). Parmi les 200 espèces de Candida connues, seule une vingtaine est responsable d'infections humaines.

Une mycose locale n’est pas dangereuse mais pénible par la gène qu’elle provoque. Elle a comme conséquences de perturber les rapports sexuels, voire les interrompt.
Elle doit toujours évoquer une maladie sous-jacente quand elle dure et/ou récidive : une infection sexuellement transmissible (IST), un diabète ou une déficience immunitaire acquise (cancer, VIH). Le passage d’une forme locale à une infection mycosique générale est dangereuse et toujours dû à une maladie générale associée qu’il faut prendre en charge rapidement.

Chez le nourrisson, les mycoses anogénitales sont fréquentes avant qu’il n’acquière la défense immune optimale et une flore digestive capable de lutter contre la prolifération des levures et champignons. Les champignons en cause sont le plus souvent le candida albicans ou le monilia. La peau fragilisée par la mycose est une porte d’entrée à d’autres microbes et à des intoxications par des produits environnants.

 

Causes et origines de la mycose anogénitale

 

Les spores des champignons, formes quiescentes, sont présentes en quantité limitée dans le tube digestif et fréquemment le vagin, moins fréquemment sur le gland du pénis. Le candida albicans est l’hôte habituel de la muqueuse vulvo-vaginale et anale. Lorsqu’il pullule, il colonise les muqueuses ainsi que la peau avec ses filaments mycéliens (forme invasive du champignon). Les symptômes apparaissent alors et deviennent gênants.

 

Cette multiplication du candida albicans (ou d'autres champignons) est très fréquemment liée à un déséquilibre immunitaire ou l’immaturité immunitaire (nourrisson), et/ou des conditions favorisant la pullulation fongique (du champignon), comme l’hyperglycémie des diabétiques méconnus ou dont le traitement est mal équilibré. Une infection à VIH, un cancer ou un déficit immunitaire chez les personnes greffées sous traitement anti-rejet sont des facteurs importants de développement fongique.

Souvent la mycose aiguë ano-génitale est consécutive à un traitement antibiotique, prolongé ou pas. Le risque est plus important quand l’antibiotique est efficace contre beaucoup de bactéries en particulier digestives (spectre large). La destruction d’une partie de la flore commensale digestive et vaginale laisse le champ libre à la colonisation par des champignons.
Une agression chimique, mécanique sont aussi des facteurs de développement fongique : trop d’hygiène intime ou pas assez, des vêtements trop serrés, agressifs pour les fragiles muqueuses génitales (string)…

 

Une dépression, le stress, un surmenage suffisent à provoquer un déséquilibre favorable au candida albicans, chez les personnes sensibles. Les femmes sont d’autant plus exposées que les hormones comme la progestérone qui favorise la prolifération fongique, en particulier en deuxième partie de cycle menstruel et pendant la grossesse.

 

Symptômes et signes de la mycose génitale

 

La mycose anogénitale à Candida albicans se manifeste par des symptômes de démangeaisons (prurit pour les médecins), une inflammation (rougeur) locale plus ou moins douloureuse, des brûlures locales, plaque blanchâtre, caillots blancs grumeleux sur fond rouge vif. On constate chez la femme des signes de pertes vaginales blanches comme du lait caillé et des douleurs lors des rapports sexuels. Ces signes peuvent être localisés à la vulve et au vagin, ou seulement anaux. Du fait de l’anatomie féminine, l’extension anogénitale est plus fréquente chez les femmes.

A la marge anale (périphérie de l'anus) et du prépuce chez l'homme, des rougeurs et des petites coupures douloureuses peuvent apparaître. Si elles ne sont pas soignées, ces symptômes peuvent persister longtemps, provoquer une irritabilité compréhensible et perturber la sexualité.

Chez le nourrisson, l'érythème fessier causé par la macération sous la couche peut se surinfecter par un champignon : il devient plus rouge, avec des boutons et de tâches blanchâtres plus ou moins bien délimités (muguet des fesses). Les soins locaux ne suffisent pas : si le champignon n'est pas traité, les symptômes persistent durablement.

 


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à retenir



 

Informations sur les mycoses génitales

 

Les mycoses ano-génitales sont fréquentes et leur risque principal est la récidive. Le médecin cherche une infection sexuellement transmise (IST) associée, un terrain favorable à la survenue de ces mycoses (diabète, baisse de l'immunité...). Le traitement est souvent long (2 à 3 semaines) et concerne tous les partenaires sexuels. Chez le nourrisson, la mycose pérennise un érythème fessier si elle n’est pas traitée efficacement.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.