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Mycoses anogénitales
Mycoses ano-génitales : Définition
Risques et conséquences de la mycose anogénitale Causes et origines de la mycose anogénitale Symptômes et signes de la mycose génitale Avec quoi ne faut-il pas confondre une mycose ano-génitale ? Y a-t-il une prévention possible ? A quel moment consulter le médecin traitant ? Comment préparer la consultation avec le médecin ? Que fait le médecin ?
Mycoses ano-génitales : Définition
Les mycoses anogénitales sont liées à la prolifération de champignons au périnée (entre-jambes) où se rencontrent les appareils digestif (anus), génital (vagin, bourses, gland) et urinaire (vessie). Dans cette zone naturellement humide, les conditions sont propices à la présence permanente d’une forme quiescente des levures et champignons. Germes qui se multiplient pathologiquement lors de circonstances favorisantes surajoutées.
Risques et conséquences de la mycose anogénitale
La mycose vulvo-vaginale ou ano-génitale représente la moitié des consultations pour infections génitales féminines : 7 à 8 fois sur 10 il s’agit d’un champignon (en fait une levure) appelé candida albicans (P. Rispail, module intégré 5, faculté de Montpellier, 2005). Parmi les 200 espèces de Candida connues, seule une vingtaine est responsable d'infections humaines. Une mycose locale n’est pas dangereuse mais pénible par la gène qu’elle provoque. Elle a comme conséquences de perturber les rapports sexuels, voire les interrompt. Chez le nourrisson, les mycoses anogénitales sont fréquentes avant qu’il n’acquière la défense immune optimale et une flore digestive capable de lutter contre la prolifération des levures et champignons. Les champignons en cause sont le plus souvent le candida albicans ou le monilia. La peau fragilisée par la mycose est une porte d’entrée à d’autres microbes et à des intoxications par des produits environnants.
Causes et origines de la mycose anogénitale
Les spores des champignons, formes quiescentes, sont présentes en quantité limitée dans le tube digestif et fréquemment le vagin, moins fréquemment sur le gland du pénis. Le candida albicans est l’hôte habituel de la muqueuse vulvo-vaginale et anale. Lorsqu’il pullule, il colonise les muqueuses ainsi que la peau avec ses filaments mycéliens (forme invasive du champignon). Les symptômes apparaissent alors et deviennent gênants.
Cette multiplication du candida albicans (ou d'autres champignons) est très fréquemment liée à un déséquilibre immunitaire ou l’immaturité immunitaire (nourrisson), et/ou des conditions favorisant la pullulation fongique (du champignon), comme l’hyperglycémie des diabétiques méconnus ou dont le traitement est mal équilibré. Une infection à VIH, un cancer ou une déficit immunitaire chez les personnes greffées sous traitement anti-rejet sont des facteurs importants de développement fongique. Souvent la mycose aiguë ano-génitale est consécutive à un traitement antibiotique, prolongé ou pas. Le risque est plus important quand l’antibiotique est efficace contre beaucoup de bactéries en particulier digestives (spectre large). La destruction d’une partie de la flore commensale digestive et vaginale laisse le champ libre à la colonisation par des champignons. Une dépression, le stress, un surmenage suffisent à provoquer un déséquilibre favorable au candida albicans, chez les personnes sensibles. Les femmes sont d’autant plus exposée que les hormones comme la progestérone favorisent la prolifération fongique, en particulier en deuxième partie de cycle menstruel et pendant la grossesse.
Symptômes et signes de la mycose génitale
La mycose anogénitals à Candida albicans se manifeste par des symptômes de démangeaisons (prurit pour les médecins), une inflammation (rougeur) locale plus ou moins douloureuse, des brûlures locales, plaque blanchâtre, caillots blancs grumeleux sur fond rouge vif. On constate chez la femme des signes de pertes vaginales blanches comme du lait caillé et des douleurs lors des rapports sexuels. Ces signes peuvent être localisés à la vulve et au vagin, ou seulement anaux. Du fait de l’anatomie féminine, l’extension anogénitale est plus fréquente chez les femmes. A la marge anale (périphérie de l'anus) et du prépuce chez l'homme, des rougeurs et des petites coupures douloureuses peuvent apparaître. Si elles ne sont pas soignées, ces symptômes peuvent persister longtemps, provoquer une irritabilité compréhensible et perturber la sexualité. Chez le nourrisson, l'érythème fessier causé par la macération sous la couche peut se surinfecter par un champignon : il devient plus rouge, avec des boutons et de tâches blanchâtres plus ou moins bien délimitée (muguet des fesses). Les soins locaux ne suffisent pas : si le champignon n'est pas traité, les symptômes persistent durablement.
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à retenir
Informations sur les mycoses génitales
Les mycoses ano-génitales sont fréquentes et leur risque principal est la récidive. Le médecin cherche une infection sexuellement transmise (IST) associée, un terrain favorable à la survenue de ces mycoses (diabète, baisse de l'immunité...). Le traitement est souvent long (2 à 3 semaines) et concerne tous les partenaires sexuels. Chez le nourrisson, la mycose pérennise un érythème fessier si elle n’est pas traitée efficacement. en savoir plus Sur les maladies en lien IST ou Infections Sexuellement Transmissibles Les infections à papillomavirus Cystites et infections urinaires
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