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Produit hospitalier PACLITAXEL ACTAVIS 6 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 16.7 ml



Générique du TAXOL 6MG/ML PERF FL 5ML, groupe générique PACLITAXEL
Utilisation et Propriétés Précautions D'emploi Votre Médicament

Paclitaxel actavis 6 mg ml : Contre-indications


Le paclitaxel est contre-indiqué chez les patients ayant déjà présenté une réaction d'hypersensibilité sévère au paclitaxel ou à l'un des excipients, en particulier au ricinoléate de macrogolglycérol (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.).

Le paclitaxel est contre indiqué pendant la grossesse et l'allaitement (voir rubrique Grossesse et allaitement).

Le traitement par le paclitaxel ne doit pas être débuté chez les patients dont le nombre initial de neutrophiles est <1.5x109/l (<1x109/l pour les patients atteints du sarcome de Kaposi).

Dans le sarcome de Kaposi, le paclitaxel est aussi contre-indiqué chez les patients ayant une infection concomitante, grave ou non-contrôlée.


Paclitaxel actavis 6 mg ml : Mises en garde et précautions d'emploi


Le paclitaxel doit être administré sous le contrôle d'un médecin ayant l'expérience des chimiothérapies anticancéreuses. Etant donné la possibilité de réactions d'hypersensibilité sévère, un équipement approprié pour y pallier doit être disponible.

Les patients doivent recevoir une prémédication à base de corticoïdes, d'antihistaminiques et d'antagonistes des récepteurs H2, avant l'administration de paclitaxel (voir rubrique Posologie et mode d'administration.).

Le paclitaxel doit être administré avant le cisplatine en cas d'association (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.).

Des réactions d'hypersensibilité sévères, caractérisées par une dyspnée et une hypotension, nécessitant un traitement, un angio-oedème et une urticaire généralisée ont été observées chez moins de 1 % des patients traitées par le paclitaxel après l'administration d'une prémédication adéquate. Il s'agit probablement de réactions liées à une libération d'histamine. En cas de survenue d'une réaction d'hypersensibilité sévère, il convient d'arrêter immédiatement la perfusion de paclitaxel et d'instaurer un traitement symptomatique et de ne pas réadministrer ce produit au patient.

La myélodépression (essentiellement la neutropénie) est un effet toxique dose-limitant. De fréquents contrôles de la numération de la formule sanguine doivent donc être effectués durant le traitement par paclitaxel. Une nouvelle cure de paclitaxel ne doit pas être initiée tant que le nombre de neutrophiles n'est pas revenu à une valeur ≥ 1.5x109/l (≥ 1x109/l pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) et le nombre de plaquettes à une valeur ≥ 100 x 109/l (≥ 75 x109/l pour les patients atteints du sarcome de Kaposi).

Dans une étude clinique du sarcome de Kaposi, la majorité des patients recevaient du G-CSF (facteur de croissance de la lignée granulocytaire).

Des troubles sévères de la conduction cardiaque ont été rarement observés avec le paclitaxel administré seul. Si un trouble important de la conduction apparaît durant l'administration de paclitaxel il faut instituer un traitement approprié et placer le patient sous monitoring cardiaque continu durant les cures suivantes de paclitaxel. Hypotension, hypertension, bradycardie ont été observées durant l'administration de paclitaxel sans que ceci ne se traduise par l'apparition de symptômes et ne requière un traitement spécifique. Une surveillance fréquente des fonctions vitales est préconisée durant la perfusion de paclitaxel, notamment pendant la première heure.  Des troubles sévères de la conduction cardiaque ont été observés plus fréquemment chez les patients ayant un cancer bronchique non à petites cellules que dans le carcinome du sein ou de l'ovaire.

Un seul cas d'insuffisance cardiaque lié au paclitaxel a été observé dans une étude clinique du sarcome de Kaposi lié au SIDA.

Quand le paclitaxel est administré en association avec la doxorubicine ou le trastuzumab pour le traitement de première intention du carcinome métastatique du sein, une surveillance cardiaque s'impose. Les patientes susceptibles d'être traitées par le paclitaxel dans ces associations doivent bénéficier d'une évaluation cardiaque initiale comportant : anamnèse et examen clinique, ECG, échocardiogramme et/ou scintigraphie cardiaque (MUGA). La surveillance de la fonction cardiaque doit être réévaluée pendant le traitement (par exemple, tous les trois mois). La surveillance peut permettre d'identifier les patientes développant un dysfonctionnement cardiaque et le médecin doit soigneusement évaluer la dose cumulative (mg/m²) d'anthracycline administrée afin de déterminer la fréquence des contrôles de la fonction ventriculaire. En cas de détérioration de la fonction cardiaque, même asymptomatique, le médecin doit évaluer avec précaution le bénéfice clinique d'une poursuite du traitement, face au risque potentiel de provoquer une atteinte cardiaque potentiellement irréversible. Si le traitement est poursuivi, la surveillance de la fonction cardiaque doit être plus fréquente (par exemple, tous les 1 à 2 cycles). Pour plus d'informations, consulter le résumé des caractéristiques du produit de Herceptin ou de la doxorubicine.

Bien que la neuropathie périphérique soit un effet indésirable fréquent, elle n'entraîne habituellement que des symptômes mineurs. En cas d'apparition de symptômes sévères, il est recommandé de réduire la dose de 20% (25 % pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) lors de toutes les cures suivantes de paclitaxel.

Pour les patients présentant un cancer bronchique non à petites cellules et pour les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire et recevant un traitement de première ligne, le paclitaxel administré en perfusion de 3 heures associé au cisplatine a pour résultat une plus grande incidence de la neurotoxicité sévère que le paclitaxel en monothérapie et le cyclophosphamide suivi du cisplatine.

Les patients présentant une insuffisance hépatique peuvent être exposés à un risque accru d'effets indésirables, en particulier une myélodépression de grade III-IV. Chez des patients présentant un dysfonctionnement hépatique léger, il n'a pas été montré que la toxicité du paclitaxel était augmentée lorsque celui-ci est administré en perfusion de 3 heures. Lorsque le paclitaxel est administré en perfusion plus longue chez des patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, une augmentation de la myélodépression peut être observée. Les patients doivent être soumis à une étroite surveillance pour déceler la survenue d'une myélodépression profonde (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander des ajustements posologiques chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Aucune donnée n'est disponible chez les patients présentant une cholestase sévère. Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Dans la mesure où PACLITAXEL ACTAVIS contient 385 mg/ml d'éthanol, de possibles effets centraux et autres effets devront être envisagés. L'alcool contenu dans ce médicament peut également changer l'efficacité d'autres médicaments.

Des précautions spéciales doivent être prises afin d'éviter une administration intra-artérielle de paclitaxel. En effet, de sévères réactions tissulaires ont été observées chez l'animal lors d'administrations intra-artérielles, au cours d'études de tolérance locale.

De rares cas de colites pseudomembraneuses ont été rapportés, dont certains chez des patients n'ayant pas reçu de traitement antibiotique concomitant. Cette réaction doit être prise en compte dans le diagnostic différentiel des cas de diarrhée sévère ou persistante, survenant pendant ou peu de temps après le traitement au paclitaxel.

L'association de paclitaxel avec une radiothérapie pulmonaire, quel que soit leur ordre chronologique, peut contribuer au développement d'une pneumopathie interstitielle.

Une inflammation sévère des muqueuses est rare chez les patients atteints du sarcome de Kaposi. En cas de manifestations sévères, la posologie de paclitaxel sera réduite de 25 %.


Paclitaxel actavis 6 mg ml : Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions


La clairance du paclitaxel n'est pas affectée par une prémédication à base de cimétidine.

Dans le traitement de première intention du cancer de l'ovaire, le paclitaxel doit être administré avant le cisplatine. Ainsi, sa tolérance est celle d'un médicament donné en monothérapie.

Lorsque le paclitaxel est administré après le cisplatine, la myélosuppression induite est plus profonde et une diminution d'environ 20% de la clairance du paclitaxel a été déterminée. Le risque d'insuffisance rénale chez les patients traités par paclitaxel et cisplatine est plus grand que chez les patients traités par cisplatine seul dans les cancers gynécologiques.

Comme l'élimination de la doxorubicine et de ses métabolites actifs peut être réduite quand l'administration du paclitaxel et de la doxorubicine est rapprochée dans le temps, paclitaxel en traitement de première intention du carcinome métastatique du sein, doit être administré 24 heures après doxorubicine (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Le métabolisme du paclitaxel est catalysé en partie par les iso enzymes CYP2C8 et 3A4 du cytochrome P450 (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Des études cliniques ont démontré que le métabolisme lié au CYP2C8 du paclitaxel, conduisant au 6 alpha-hydroxypaclitaxel, est la principale voie métabolique chez l'homme. L'administration simultanée de kétoconazole, un inhibiteur potentiel connu du CYP3A4, n'inhibe pas l'élimination du paclitaxel chez les patients ; ainsi, les deux produits peuvent être administrés ensemble sans ajustement posologique. Les données complémentaires sur le potentiel d'interactions médicamenteuses entre le paclitaxel et d'autres substrats/inhibiteurs du CYP3A4 sont limitées. C'est pourquoi des précautions doivent être prises lors de l'administration concomitante du paclitaxel avec des médicaments inhibiteurs (par exemple, érythromycine, fluoxétine, gemfibrozil) ou inducteurs (par exemple, rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital, efavirenz, névirapine) du CYP2C8 ou du CYP3A4.

Des études menées chez des patients atteints du sarcome de Kaposi et prenant plusieurs médicaments en association, suggèrent que la clairance systémique de paclitaxel était significativement réduite en présence du nelfinavir et du ritonavir mais pas avec l'indinavir. Les données disponibles concernant l'interaction avec d'autres inhibiteurs de protéase ne sont pas suffisantes. Par conséquent le paclitaxel sera administré avec précaution chez des patients recevant des inhibiteurs de protéase.


Paclitaxel : Grossesse et allaitement


Fertilité

On a observé une diminution de la fertilité chez le rat avec le paclitaxel.

Grossesse

Le paclitaxel s'est révélé embryotoxique et foetotoxique chez le lapin et a diminué la fertilité chez le rat.

Aucune information n'est disponible sur l'emploi de paclitaxel chez la femme enceinte. Comme les autres agents cytotoxiques, le paclitaxel est susceptible d'être toxique pour le foetus. Le paclitaxel est contre-indiqué pendant la grossesse. Il doit être déconseillé aux patientes de débuter une grossesse pendant le traitement par paclitaxel. En cas de grossesse la patiente doit en informer immédiatement son médecin traitant.

Le paclitaxel s'est révélé être tératogène, embryotoxique et mutagène dans de nombreux systèmes expérimentaux. Par conséquent, les patients de sexe masculin et féminin en âge de procréer, et/ou leurs partenaires, doivent utiliser chacun une méthode de contraception au moins 6 mois après un traitement avec le paclitaxel.

Allaitement

Le passage du paclitaxel dans le lait maternel n'est pas connu. Le paclitaxel est contre-indiqué pendant la période d'allaitement. L'allaitement doit être interrompu pendant la durée du traitement par paclitaxel.


Paclitaxel : Effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines


Il n'a pas été démontré que le paclitaxel interfère avec l'aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines. Cependant, il est à noter que le médicament contient de l'alcool (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Composition).

L'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée à cause de l'alcool contenu dans le médicament.


Paclitaxel actavis 6 mg ml : Effets indésirables


Sauf indication contraire, la discussion suivante fait référence aux données de tolérance d'essais cliniques menés chez 812 patients traités par du paclitaxel en monothérapie pour des tumeurs solides. Puisque la population des patients atteints du sarcome de Kaposi est très spécifique, un chapitre spécial fondé sur une étude clinique comportant 107 patients est présenté à la fin de cette rubrique.

Sauf indication contraire, la fréquence et la sévérité des effets indésirables sont généralement identiques entre les patients recevant du paclitaxel pour le traitement du carcinome de l'ovaire, du carcinome du sein ou du cancer bronchique non à petites cellules. Aucun des effets indésirables observés n'est clairement influencé par l'âge.

La myélodépression est l'effet indésirable le plus fréquent de paclitaxel. Une neutropénie sévère (<0.5x109/l) a été observée chez 28 % des patients sans être associée à des épisodes fébriles. 1 % seulement des patients a présenté une neutropénie sévère pendant 7 jours ou plus.

Une thrombocytopénie a été rapportée chez 11 % des patients. 3 % de ces patients ont présenté un nadir plaquettaire < 50 x109/l, au moins une fois.

64 % des patients ont présenté une anémie, considérée comme sévère (Hb < 80 g/l) chez seulement 6 % des patients. L'incidence et la sévérité de l'anémie est fonction du taux d'hémoglobine avant traitement.

Les neurotoxicités, principalement les neuropathies périphériques, semblent être plus fréquentes et sévères avec une perfusion de 175 mg/m² sur 3 heures (85% de neurotoxicité, 15% sévères) qu'avec une perfusion de 135 mg/m² sur 24 heures (25% de neuropathies périphériques, 3% de sévères) de paclitaxel associé au cisplatine. On observe une augmentation apparente de l'incidence des neurotoxicités sévères chez les patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules et chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire, traitées par le paclitaxel sur 3 heures, suivi de cisplatine. La neuropathie périphérique peut survenir à la suite de la première cure de paclitaxel et s'aggraver lors des cures suivantes. Elle a motivé l'arrêt du traitement dans quelques cas. Les troubles sensitifs ont habituellement régressé ou disparu quelques mois après la fin du traitement. Une neuropathie préexistante résultant de thérapies antérieures ne contre-indique pas le traitement par le paclitaxel.

Des myalgies et arthralgies ont affecté 60 % des patients et ont été considérées comme sévères chez 13 % d'entre eux.

Des réactions d'hypersensibilité sévères, parfois fatales (hypotension nécessitant un traitement, angio-oedème, détresse respiratoire nécessitant un traitement bronchodilatateur, urticaire généralisée) sont survenues chez 2 patients (< 1 %). Des réactions d'hypersensibilité mineures (principalement bouffées vasomotrices, éruption cutanée transitoire) ne nécessitant ni mesure thérapeutique spécifique, ni arrêt du traitement par paclitaxel ont été observées chez 34% des patients (17 % des cures administrées).

Des réactions au site d'injection ont été observées durant l'administration intraveineuse. Celles-ci peuvent conduire à des oedèmes localisés, des douleurs, un érythème et une induration. Selon les cas, une extravasation peut conduire à une cellulite. Une escarre de la peau et/ou une exfoliation peuvent aussi apparaître. Une décoloration de la peau peut aussi apparaître. Une récurrence de réactions cutanées au site précédent d'extravasation après administration de paclitaxel à un autre endroit a été rarement rapportée. Il n'est pas connu, à ce jour, de traitement spécifique des réactions d'extravasations.

Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables, quelque soit leur degré de sévérité, associés à l'administration du paclitaxel administré seul en perfusion de trois heures dans des traitements de cancers métastatiques (812 patients traités lors des essais cliniques) et tels que rapportés lors de l'expérience après commercialisation* du produit.

La fréquence des effets indésirables présentés ci-dessous est définie selon la convention suivante :

Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000).

Infections et infestations :

Très fréquent : épisode infectieux (principalement

 

infections des voies urinaires et respiratoires

 

haute), avec des cas rapportés d'issue fatale.

 

Peu fréquent: choc septique.

 

Rare* : pneumonie, péritonite, septicémie.

Affections du système sanguin et

Très fréquent : myélosuppression, neutropénie,

lymphatique :

anémie, thrombocytopénie, leucopénie, hémorragie.

 

Rare* : neutropénie fébrile.

 

Très rare* : leucémie myéloïde aiguë, syndrome

 

Myélodysplasique.

Affections du système immunitaire :

Très fréquent : réactions d'hypersensibilité mineures

 

(principalement rougeur du visage et éruption

 

cutanée transitoire).

 

Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité

 

importantes nécessitant un traitement (par exemple

 

hypotension, oedème de Quincke, détresse

 

respiratoire, urticaire généralisée, frissons, douleurs

 

dorsales, douleur thoracique, tachycardie, douleurs

 

abdominales, douleur des extrémités, diaphorèse

 

et hypertension).

 

Rare* : réactions anaphylactiques.

 

Très rare* : choc anaphylactique.

Troubles du métabolisme - Troubles

Très rare* : anorexie.

nutritionnels :

 

Affections psychiatriques :

Très rare* : état confusionnel.

Affections du système nerveux :

Très fréquent : neurotoxicité (principalement :

 

neuropathies périphériques).

 

Rare* : neuropathies motrices (provoquant une

 

faiblesse distale mineure).

 

Très rare*: neuropathies végétatives (provoquant

 

iléus paralytique et hypotension orthostatique),

 

crises généralisées tonico-cloniques, convulsions,

 

encéphalopathie, sensations vertigineuses,

 

céphalées, ataxie.

Affections ophtalmologiques :

Très rare* : troubles du nerf optique et/ou troubles visuels (scotome scintillant), en particulier chez les patients ayant reçu des doses supérieures à celles recommandées.

Affections ORL :

Très rare*: ototoxicité, perte d'audition, acouphène, vertige.

Affections cardiaques :

Fréquent : bradycardie.

 

Peu fréquent : myocardiopathie, tachycardie

 

ventriculaire asymptomatique, tachycardie avec

 

bigéminie, bloc auriculo-ventriculaire et syncope,

 

infarctus du myocarde.

 

Très rare*: fibrillation auriculaire, tachycardie

 

supraventriculaire.

Affections vasculaires :

Très fréquent : hypotension.

 

Peu fréquent : hypertension, thrombose,

 

thrombophlébite.

 

Très rare* : choc.

Affections respiratoires,

Rare* : dyspnée, épanchement pleural,

thoraciques et médiastinales :

pneumonie interstitielle, fibrose pulmonaire,

 

embolie pulmonaire, insuffisance respiratoire.

 

Très rare*: toux.

Affections gastro-intestinales :

Très fréquent : nausée, vomissements, diarrhée,

 

inflammation des muqueuses.

 

Rare*: occlusion intestinale, perforation

 

intestinale, colite ischémique, pancréatite.

 

Très rare* : thrombose mésentérique, colite

 

pseudo-membraneuse, oesophagite, constipation,

 

ascite, colite neutropénique.

Affections hépato-biliaires :

Très rare* : nécrose hépatique, encéphalopathie

 

hépatique (pour les 2 effets des cas d'issue fatale

 

ont été rapportés).

Affections de la peau et du tissu

Très fréquent : alopécie.

sous-cutanée

Fréquent : modifications transitoires et légères

 

des ongles et de la peau.

 

Rare* : prurit, éruption cutanée transitoire,

 

érythème.

 

Très rare *: syndrome de Stevens‑Johnson,

 

syndrome de Lyell, érythème multiforme, dermatite

 

exfoliative, urticaire, onycholyse (les patients sous

 

traitement doivent protéger leurs mains et leurs pieds

 

du soleil).

Affections musculo-squelettiques, affections des tissus correctifs et des os

Très fréquent : arthralgie, myalgie.

Troubles généraux et réactions

Fréquent: réactions au site d'injection (oedème

au site d'injection :

localisé, douleur, érythème, induration ; parfois

 

une extravasation peut conduire à une cellulite,

 

une fibrose cutanée et une nécrose cutanée).

 

Rare*: asthénie, pyrexie, déshydratation, oedème,

 

Malaise.

Investigations :

Fréquent : élévation sévère des AST (SGOT),

 

élévation sévère des phosphatases alcalines.

 

Peu fréquent : élévation sévère de la bilirubine.

 

Rare*: augmentation de la créatininémie.

Les patientes atteintes de carcinome du sein recevant paclitaxel en traitement adjuvant après AC, ont présenté davantage de toxicité neurosensorielle, réactions d'hypersensibilité, arthralgies/myalgies, anémies, infections, fièvres, nausées, vomissements, diarrhées que les patientes recevant AC seul. Toutefois, la fréquence de ces événements est en adéquation avec l'utilisation de paclitaxel administré seul, telle que rapportée ci-dessus.

Traitement en association

La discussion suivante fait référence à deux essais majeurs en chimiothérapie de première intention du carcinome de l'ovaire (paclitaxel + cisplatine: plus de 1050 patientes), deux essais de phase III dans le traitement de première intention du carcinome métastatique du sein: l'un étudiant l'association avec doxorubicine (paclitaxel + doxorubicine : 267 patientes), l'autre étudiant l'association avec trastuzumab (analyse planifiée de sous-groupe paclitaxel + trastuzumab: 188 patientes) et deux essais de phase III en traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé (paclitaxel + cisplatine: plus de 360 patients) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Administré en perfusion de 3 heures en chimiothérapie de première ligne du cancer de l'ovaire, les neurotoxicités, arthralgies/myalgies et hypersensibilités rapportées étaient plus fréquentes et plus sévères chez les patientes traitées par paclitaxel suivi de cisplatine que chez les patientes traitées par cyclophosphamide suivi de cisplatine. Les myélosuppressions semblent moins fréquentes et moins sévères avec le paclitaxel en perfusion de 3 heures suivi de cisplatine qu'avec le cyclophosphamide suivi de cisplatine.

En chimiothérapie de première intention du carcinome métastatique du sein, les neutropénies, anémie, neuropathies périphériques, arthralgies/myalgies, asthénie, fièvre et diarrhées rapportées ont été rapportées plus fréquemment et ont été plus sévères quand paclitaxel (220mg/m²)  était administré en perfusion de 3 heures, 24 heures après doxorubicine (50mg/m²) comparé au traitement FAC classique (5-FU 500mg/m², doxorubicine 50mg/m², cyclophosphamide 500mg/m²). Les nausées et vomissements ont semblé moins fréquents et moins sévères avec le traitement paclitaxel (220mg/m²) / doxorubicine (50mg/m²) comparé au traitement FAC classique. L'administration de corticostéroïdes a pu contribuer à une diminution de la fréquence et de la sévérité des nausées et des vomissements dans le bras paclitaxel/doxorubicine.

Lors de l'administration de paclitaxel en perfusion de 3 heures en association avec le trastuzumab en traitement de première intention de patientes atteintes de carcinome du sein métastatique, les événements suivants (quelque soit leur lien avec le paclitaxel ou le trastuzumab) on été rapportés plus fréquemment qu'avec paclitaxel administré seul : insuffisance cardiaque (8% versus 1%), infection (46% versus 27%), frissons (42% versus 4%), fièvre (47% versus 23%), toux (42% versus 22%), éruption cutanée transitoire (39% versus 18%), arthralgie (37% versus 21%), tachycardie (12 % versus 4 %), diarrhée (45% versus 30%), hypertonie (11% versus 3%), épistaxis (18% versus 4%), acné (11% versus 3%), herpès (12% versus 3%), blessure accidentelle (13% versus 3%), insomnie (25% versus 13%), rhinite (22% versus 5%), sinusite (21% versus 7%) et réaction au site d'injection (7% versus 1%). Certaines de ces différences de fréquence pourraient résulter de l'augmentation du nombre et de la durée des traitements par l'association paclitaxel/trastuzumab versus paclitaxel administré seul. La fréquence de l'observation des effets sévères a été similaire pour l'association paclitaxel/trastuzumab et paclitaxel administré seul.

Lors de l'association de paclitaxel et doxorubicine dans le traitement du carcinome métastatique du sein, des anomalies de la contraction cardiaque (≥ 20% de réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche) ont été observées chez 15% des patientes contre 10% sous un traitement FAC classique. Une insuffisance cardiaque congestive a été observée à < 1% dans le bras paclitaxel /doxorubicine et dans le bras FAC classique.

Suite à l'administration de trastuzumab en association avec paclitaxel chez des patientes préalablement traitées par les anthracyclines, il a été observé une augmentation de la fréquence et de la sévérité du dysfonctionnement cardiaque comparé aux patientes traitées par le paclitaxel seul (classeI/II de la New York Heart Association (NYHA) : 10% versus 0% ; classe III/IV : 2% versus1%) et rarement une issue fatale (voir résumé des caractéristiques du produit de Herceptin). A part ces cas rares, les patientes ont réagi à un traitement médical approprié.

Des cas de pneumopathies radiques ont été rapportés chez des patients recevant une radiothérapie associée.

Sarcome de Kaposi lié au Sida

Dans une étude clinique comportant 107 patients, en dehors des effets indésirables hématologiques et hépatiques (voir ci-dessous), la fréquence et la sévérité des effets indésirables étaient généralement similaires entre les patients atteints du sarcome de Kaposi et les patients traités par paclitaxel administré en monothérapie dans d'autres tumeurs solides.

Troubles du système sanguin et lymphatique : la myélosuppression était la toxicité majeure dose limitante. La neutropénie est l'atteinte hématologique la plus significative. Lors de la première cure, une neutropénie sévère (< 500 cellules /mm3) est survenue chez 20 % des patients. Pendant toute la période du traitement, 39% des patients avaient une neutropénie sévère. La neutropénie était présente pendant plus de 7 jours chez 41% des patients et pendant 30-35 jours chez 8% des patients. Chez tous les patients suivis, la neutropénie a été résolue dans les 35 jours. La fréquence d'une neutropénie de grade 4 avec une durée ≥ 7 jours était de 22%.

Une neutropénie fébrile liée au paclitaxel a été rapportée chez 14% des patients et dans 1,3% des cures.

Lors de l'administration de paclitaxel, il y a eu 3 épisodes septiques (2.8%) liés au médicament qui se sont avérés fatals.

Une thrombocytopénie a été observée chez 50 % des patients; elle était sévère (< 50.000 /mm3) chez 9 %. Seulement 14 % ont présenté une diminution du nombre des plaquettes < 75.000 /mm3 au moins une fois lors du traitement. Des hémorragies liées au paclitaxel ont été rapportées chez moins de 3 % des patients mais elles ont été localisées.

Une anémie (Hb < 11 g/dL) a été observée chez 61 % des patients; elle était sévère (Hb < 8 g/dL) chez 10 %. Des transfusions de globules rouges ont été nécessaires chez 21% des patients.

Troubles hépato-biliaires : parmi les patients (> 50 % recevant des inhibiteurs de protéase) avec une fonction hépatique initiale normale, respectivement 28%, 43% et 44% des patients ont eu une augmentation de la bilirubine, de la phosphatase alcaline et d'AST (SGOT). Les augmentations étaient sévères dans 1% des cas pour chacun de ces paramètres.


Paclitaxel actavis 6 mg ml : Surdosage


Il n'existe pas d'antidote connu en cas de surdosage en paclitaxel. Les principales complications prévisibles d'un surdosage seraient une myélosuppression, des symptômes neurotoxiques périphériques et une inflammation des muqueuses.


Paclitaxel : Données de sécurité précliniques


Le potentiel carcinogène du paclitaxel n'a pas été étudié. Cependant, le paclitaxel est un agent carcinogénique et génotoxique en raison de son mécanisme d'action pharmacodynamique. Le paclitaxel s'est révélé mutagène in vitro et in vivo lors des tests sur cellules de mammifères.


Paclitaxel : Incompatibilités


Voie d'administration :   Voie intraveineuse
Principe(s) actif(s) :   Paclitaxel


Source RCP

L'huile de ricin polyoxyéthylénée (ricinoléate de macrogolglycérol) peut provoquer la libération de DEHP [di-(2-ethylhexyl) phtalate] par le PVC, en quantité croissante avec le temps et la concentration. Par conséquent, la préparation, conservation et l'administration de solution diluée de paclitaxel doit être effectuée à l'aide de matériel sans PVC.

Les solutions pour perfusion suivantes peuvent être utilisées pour la dilution : solution pour perfusion de chlorure de sodium à 0,9 %, solution pour perfusion de glucose à 5 %, solution pour perfusion contenant du glucose à 5% et du chlorure de sodium à 0,9 %, solution pour perfusion contenant du glucose à 5% dans une solution de Ringer, pour une concentration finale de 0,3 à 1,2 mg/ml.


Sources littérature internationale

Mitoxantrone
Incompatibilité variable dans le temps : Le mélange des solutions de chlorhydrate de mitoxantrone (0,5 mg/ml) et de paclitaxel (1,2 mg/ml), diluées dans une solution de glucose 5 %, administrées à l'aide d'un système d'injection en Y (mélange : 1/1), est compatible pendant 4 heures. Au-delà, une légère turbidité due au surfactant apparaît en 4 heures à 22°C.
Réf. : King Guide To Parenteral Admixtures. 2006.
Trissel LA, Martinez JF. Turbidimetric assessment of the compatibility of taxol 42 drugs during simulated Y-site injection. Am J Hosp Pharm 1993 ; 50 : 300-4.

Amphotéricine B
Le mélange des solutions d'amphotéricine B et de paclitaxel, diluées respectivement à 0,6 mg/ml et 1,2 g/ml, dans une solution de glucose 5 %, administrées à l'aide d'un système d'injection en Y (mélange : 1/1), est incompatible. Un trouble apparaît immédiatement, augmentant en 4 heures à 22°C. suivi d'une séparation en 2 couches du mélange en 24 heures
Réf. : King Guide To Parenteral Admixtures. 2006.
Trissel LA, Martinez JF. Turbidimetric assessment of the compatibility of taxol 42 drugs during simulated Y-site injection. Am J Hosp Pharm 1993 ; 50 : 300-4.

Cisplatine
Le mélange des solutions de cisplatine et de paclitaxel, diluées respectivement à 1,2 mg/ml et 0,2 mg/ml dans une solution de chlorure de sodium 0,9 %, est incompatible. Il est noté (dosage CLHP) des pertes de cisplatine de 10, 19 et 22 % après conservation à respectivement 4, 24 et 32°C.
Réf. : King Guide To Parenteral Admixtures 06/2008.
Zhang YP., Xu QA., Trissel LA. Gilbert DL., Martinez JF. Compatibility and stability of paclitaxel combined with cisplatin and with carboplatin in infusion solutions. Ann Pharmacother 1997 ; 31 : 1465-70.

Tous composants confondus
Cette spécialité est incompatible avec tout autre composant ou spécialité sauf, éventuellement, les composants ou spécialités dont la liste figure dans le chapitre incompatibilités

Doxorubicine liposomale
Le mélange des solutions de paclitaxel et de doxorubicine chlorhydrate sous une forme liposomale, diluées respectivement à 0,6 mg/ml et 0,4 mg/ml dans une solution de glucose 5 %, administrées à l'aide d'un système d'injection en Y (mélange : 1/1), est incompatible. Une augmentation de la turbidité se forme progressivement en 4 heures à 23°C.
Réf. : King Guide To Parenteral Admixtures. 2006.
Trissel LA, Gilbert DL., Martinez JF, et al. Compatibility of doxorubicine hydrochloride liposome injection with selected drugs during simulated Y-site administration. Am J Health-Syst Pharm 1997 ; 54 : 2708-13.

PVC modifié
Absence de référence bibliographique pour cette incompatibilité ; consulter les chapitres incompatibilités issus des RCP des deux spécialités

Chlorpromazine
Le mélange des solutions de chlorhydrate de chlorpromazine 2 mg/ml et de paclitaxel 1,2 mg/ml, diluées dans une solution de glucose 5 %, administrées à l'aide d'un système d'injection en Y (mélange : 1/1), est incompatible. Une légère turbidité due au surfactant apparaît en 4 heures à 22°C.
Réf. : King Guide To Parenteral Admixtures. 2006.
Trissel LA, Martinez JF. Turbidimetric assessment of the compatibility of taxol 42 drugs during simulated Y-site injection. Am J Hosp Pharm 1993 ; 50 : 300-4.

Hydroxyzine
Le mélange des solutions de chlorhydrate d'hydroxyzine et de paclitaxel, diluées respectivement à 4 et 1,2 mg/ml dans une solution de glucose 5 %, administrées à l'aide d'un système d'injection en Y (mélange : 1/1), est incompatible. Le voile normalement présenté par le paclitaxel décroît en 4 heures à 22°C.
Réf. : King Guide To Parenteral Admixtures. 2006.
Trissel LA, Martinez JF. Turbidimetric assessment of the compatibility of taxol 42 drugs during simulated Y-site injection. Am J Hosp Pharm 1993 ; 50 : 300-4.

Méthylprednisolone
Incompatibilité variable dans le temps : Le mélange des solutions de succinate de méthylprednisolone sodique et de paclitaxel, diluées respectivement à 5 et 1,2 mg/ml dans une solution de glucose 5 %, administrées à l'aide d'un système d'injection en Y (mélange : 1/1), est compatible pendant 4 heures. Au-delà, une légère turbidité due au surfactant apparaît en 4 heures à 22°C.
Réf. : King Guide To Parenteral Admixtures. 2006.
Trissel LA, Martinez JF. Turbidimetric assessment of the compatibility of taxol 42 drugs during simulated Y-site injection. Am J Hosp Pharm 1993 ; 50 : 300-4.

Paclitaxel Posologie et propriété Paclitaxel Posologie et propriété 2/3 Paclitaxel Prescription Paclitaxel Prescription
lexique santé


Anorexie : Absence totale d’appétit....
Antihistaminiques : Substance médicamenteuse permettant de réduire ou de neutraliser ......
Hépatique : Qui se rapporte au foie....
Fibrillation : Petites contractions (ou trémulation) d’un muscle ...
Bronchodilatateur : Un bronchodilatateur est un agent médicamenteux permettant de ......
Cardiopathie : Toute affection du cœur....
Histamine : Médiateur chimique synthétisé par certaine catégorie de globules ......
Anémie : Baisse du taux d’hémoglobine dans le sang......
Ventriculaire : Qui se rapporte à un ventricule....
Veine : Vaisseau sanguin acheminant le sang de la périphérie vers le cœur....
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Dernière date de mise à jour : 13 novembre 2013  

 

 

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