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MORPHINE (CHLORHYDR) AGUETTANT 10 mg/ml Solution injectable Boîte de 10 Ampoules de 10 ml
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Morphine : Indications thérapeutiques
Douleurs intenses et/ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible.
Morphine chlorhydr aguettant 10 mg : Posologie et mode d'administration
- La relation dose-efficacité-tolérance est très variable d'un patient à l'autre. Il est donc important d'évaluer fréquemment l'efficacité et la tolérance, et d'adapter la posologie progressivement en fonction des besoins du patient. Il n'y a pas de dose maximale, tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.
- La voie intramusculaire n'est pas recommandée car elle est douloureuse et ne présente pas d'avantage cinétique par rapport à la voie sous-cutanée.
- Les voies péridurale, intrathécale et intraventriculaire, nécessitent que :
. la morphine utilisée soit SANS CONSERVATEUR,
. la solution soit FILTREE AVANT L'INJECTION à travers un filtre de 0,22 µm (pour prévenir une éventuelle contamination particulaire suite à l'ouverture de l'ampoule).
- Ordre d'équivalence des doses selon la voie d'administration, à titre indicatif :
. Voie orale : 1 mg.
. Sous-cutanée : 1/2 à 1/3 mg.
. Intraveineuse : 1/2 à 1/3 mg.
. Péridurale : 1/10 à 1/20 mg.
. Intrathécale : 1/50 à 1/200 mg.
- L'administration simultanée de morphine par deux voies d'administration différentes est à éviter car elle expose à un risque de surdosage en raison des différences cinétiques entre les différentes voies d'administration.
TRAITEMENT DES DOULEURS AIGUES (NOTAMMENT POST-OPERATOIRES) :
VOIES INTRAVEINEUSE ET SOUS-CUTANEE :
- Chez l'adulte, la morphine est le plus souvent administrée par voie intraveineuse de manière fractionnée ("par titration"), à la dose de 1 à 3 mg (en fonction du terrain, principalement de l'âge du patient), toutes les 10 min environ, jusqu'à obtention d'une analgésie satisfaisante (ou apparition d'effet indésirable) et avec surveillance continuelle du patient.
. Si un traitement relais s'avère nécessaire, il peut être fait appel soit à des injections sous-cutanées de 5 à 10 mg toutes les 4 à 6 heures, soit à une analgésie autocontrôlée par voie intraveineuse avec des bolus de 0,5 à 1 mg suivis d'une période sans injection possible ("période réfractaire") d'environ 10 minutes.
. La morphine en perfusion intraveineuse (1 à 5 mg/h) est habituellement réservée à des patients en ventilation contrôlée en service de réanimation.
- Chez l'enfant : la morphine est le plus souvent administrée par voie intraveineuse de manière fractionnée ("par titration"). Une dose initiale de 0,025 à 0,1 mg/kg (en fonction du terrain, principalement de l'âge du patient) est suivie, si besoin, de bolus d'environ 0,025 mg/kg toutes les 5 à 10 minutes, jusqu'à obtention d'une analgésie satisfaisante (ou apparition d'effet indésirable) et avec surveillance continuelle du patient.
. Si un traitement relais s'avère nécessaire, il peut être fait appel à une perfusion intraveineuse continue de 0,01 à 0,02 mg/kg/h sous surveillance en salle de réveil ou en soins intensifs.
. L'analgésie autocontrôlée par voie intraveineuse peut être réalisable à partir de 6 ans, les bolus sont de 0,015 à 0,02 mg/kg, suivis d'une période sans injection possible ("période réfractaire") de 10 à 15 minutes. Il peut y être associé une dose continue de 0,005 à 0,02 mg/kg/h.
. En raison de son caractère douloureux, la voie sous-cutanée n'est pas recommandée chez l'enfant.
VOIE PERIDURALE :
- Chez l'adulte : 2 à 6 mg toutes les 12 à 24 heures.
- Chez l'enfant : 0,03 à 0,05 mg/kg, à renouveler si besoin en fonction de la surveillance clinique après 12 à 24 heures.
VOIE INTRATHECALE :
Chez l'adulte : 0,1 à 0,2 mg toutes les 12 à 24 heures.
TRAITEMENT DES DOULEURS CHRONIQUES (NOTAMMENT D'ORIGINE CANCEREUSE) :
Doses initiales en fonction de la voie d'administration.
Rapportées au poids, les doses chez l'enfant et chez l'adulte sont équivalentes.
- Voie sous-cutanée :
. Chez les patients n'ayant pas de traitement préalable par de la morphine orale, la posologie initiale quotidienne sera de 0,5 mg/kg/j (classiquement 30 mg/j chez l'adulte), en perfusion continue de préférence (plutôt qu'en injections itératives toutes les quatre à six heures).
. Chez les patients recevant auparavant de la morphine par voie orale, la posologie initiale quotidienne sera la moitié de la dose orale administrée. Si la posologie orale était insuffisante, il est possible de passer d'emblée à une posologie supérieure (voir adaptation posologique).
- Voie intraveineuse :
. Chez les patients n'ayant pas de traitement préalable par de la morphine orale, la posologie initiale quotidienne sera de 0,3 mg/kg/j (classiquement 20 mg/j chez l'adulte), en perfusion continue de préférence.
. Chez les patients recevant auparavant de la morphine par voie orale, la posologie initiale quotidienne sera le tiers de la dose orale administrée. Si la posologie orale était insuffisante, il est possible de passer d'emblée à une posologie supérieure (voir adaptation posologique).
. Chez les patients présentant des douleurs d'intensité variable dans la journée, il est possible d'utiliser un système d'analgésie contrôlée par le patient ; une perfusion continue (à la posologie habituelle) sera associée à des bolus auto-administrables, équivalent à environ une heure de perfusion. Chaque bolus sera suivi d'une période sans injection possible ("période réfractaire") de 10 minutes minimum.
- Voies péridurale, intrathécale et intraventriculaire :
Au cours des douleurs chroniques, il sera fait appel à ces voies lorsque les autres modes d'administration sont responsables d'effets indésirables inacceptables.
A titre indicatif :
. la posologie quotidienne initiale par voie péridurale, répartie en une ou deux injections, est d'environ 1/10ème de la posologie parentérale,
. la posologie quotidienne initiale par voie intrathécale, répartie en une ou deux injections, est 1/100ème de la posologie parentérale,
- la voie intraventriculaire est exceptionnellement utilisée, par certains spécialistes (la posologie de départ est de l'ordre de 0,1 à 0,2 mg/24 h).
ADAPTATION POSOLOGIQUE :
- Fréquence de l'évaluation (degré de soulagement de la douleur, présence d'effet indésirable) :
Il ne faut pas s'attarder sur une posologie qui s'avère inefficace. Le patient doit donc être vu de manière rapprochée principalement à l'instauration du traitement, tant que la douleur n'est pas contrôlée.
- Augmentation de la posologie :
. Si la douleur n'est pas contrôlée, il convient d'augmenter la posologie quotidienne de morphine d'environ 30 à 50%.
. Dans ce processus d'ajustement des doses, il n'y a pas de limite supérieure tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.
Morphine 10mg ml aguet amp : Propriétés pharmacodynamiques
ANALGESIQUE OPIOIDE.
(N : système nerveux central).
- Action sur le système nerveux central :
. La morphine est dotée d'une action analgésique dose-dépendante. Elle peut agir sur le comportement psychomoteur et provoquer, selon les doses et le terrain, sédation ou excitation.
. Sur les centres respiratoires et celui de la toux, la morphine exerce, dès les doses thérapeutiques, une action dépressive. Les effets dépresseurs respiratoires de la morphine s'atténuent en cas d'administration chronique.
. L'action de la morphine sur le centre du vomissement, (via la zone chémoréceptrice, stimulable notamment par la douleur, et le centre cochléovestibulaire), et sur la vidange gastrique (voir infra) lui confère des propriétés émétisantes variables.
. La morphine provoque enfin un myosis d'origine centrale.
- Action sur le muscle lisse :
La morphine diminue le tonus et le péristaltisme des fibres longitudinales et augmente le tonus des fibres circulaires, ce qui provoque un spasme des sphincters (pylore, valvule iléo-caecale, sphincter anal, sphincter d'Oddi, sphincter vésical).
Morphine 10mg ml aguet amp : Propriétés pharmacocinétiques
RESORPTION :
- La résorption sanguine par voie péridurale (plexus veineux important) est plus rapide que par voie intrathécale (petits capillaires médullaires), d'où une action analgésique plus longue par voie intrathécale. Par voies péridurale et intrathécale, la diffusion supraspinale est retardée.
- La biodisponibilité des formes orales par rapport à celles administrées par voie sous-cutanée est de 50%.
- La biodisponibilité des formes orales par rapport à celles administrées par voie intraveineuse est de 30%.
DISTRIBUTION :
- Après résorption, la morphine est liée aux protéines plasmatiques dans la proportion de 30%.
- La morphine traverse la barrière hémato-encéphalique et le placenta.
METABOLISME :
La morphine est métabolisée de façon importante en dérivés glucuronoconjugués qui subissent un cycle entéro-hépatique. Le 6-glucuronide et la normorphine sont deux métabolites actifs de la substance-mère.
ELIMINATION :
- La demi-vie plasmatique de la morphine est variable (2 à 6 heures).
- L'élimination des dérivés glucuronoconjugués se fait essentiellement par voie urinaire, à la fois par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire.
- L'élimination fécale est faible (< 10%).
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lexique santé Placenta : Le placenta est un amas constitué par la muqueuse utérine et ...... Psychomoteur : Concerne ce qui est relatif aux fonctions motrices, psychiques ...... Antalgiques : Famille de médicaments destinés au soulagement de la douleur.... Valvule : Repli membraneux situé dans un vaisseau ou dans le coeur destiné à ...... Ventriculaire : Qui se rapporte à un ventricule.... Veine : Vaisseau sanguin acheminant le sang de la périphérie vers le cÅ“ur.... Gastrique : Qui se rapporte à l’estomac.... Capillaires : Les capillaires sont des vaisseaux sanguins ...... Chronique : De longue durée. Se dit d’une « maladie chronique », qui évolue ...... Myosis : Rétrécissement du diamètre de la pupille de l’œil par contraction ......
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