Quand prescrit-on un générique ?
On peut soigner la plupart des maladies avec des médicaments génériques, que ces maladies soient aiguës (infection, mal de dos…) ou chroniques (hypertension artérielle, diabète, bronchite chronique…), qu’elles soient bénignes (toux…) ou sérieuses (infarctus, cancer…).
S’il existe un médicament générique pour la maladie qu’il traite, le médecin est fortement incité à le prescrire. S’il ne le veut pas, il le précise sur l’ordonnance en écrivant « non substituable », car de son côté, le pharmacien est autorisé à remplacer le médicament de marque par son générique sans en aviser le médecin. Il doit alors en informer le patient. Si celui-ci refuse, il doit faire l’avance du tiers payant à l’officine (modalité mise en place dans 55 départements selon l’article 56 de la loi de financement de la Sécurité sociale, 2007).
Quel est l’intérêt de prendre un générique ?
Les médicaments génériques sont plus économiques. En effet, les frais de recherche et de développement sont amortis pour le laboratoire fabricant. Le prix d’un médicament générique est en moyenne 30 % moins élevé que celui du médicament de marque pour le patient.
Leur remboursement coûte donc moins cher à l’Assurance Maladie que le médicament « princeps ». Quand ce n’est pas le cas, c’est que le prix du médicament original a été baissé à l’arrivée de son générique. Selon une étude de l’Assurance Maladie du 15 mai 2005, en 2004, les génériques ont permis d’économiser 380 millions d’euros pour une qualité de soins identique. Le taux de génériques représentait, en 2005, une économie de 550 euros par médecin généraliste, par mois. Si le taux de pénétration des génériques atteint 92,3 %, les économistes de la Santé prévoient pour cette année une économie de 5 milliards d’euros. Le marché 2007 des génériques était de 1,8 milliard d’euros.
Source/Auteur : Lucie GALION
Date : 30/06/2009
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