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Malaise avec ou sans perte de connaissance
Conseils pratiques

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Les malaises avec perte de connaissance


Quand la personne ne parle pas, ne marmonne pas, ne gémit pas, ne répond pas à son nom ni aux questions qu’on lui pose (à voix forte), on considère qu’elle a perdu connaissance. La situation est a priori grave. Et urgente. Les causes les plus fréquentes de perte de connaissance inopinée sans traumatisme initial sont les attaques cérébrales (AVC), les crises d’épilepsie, les accidents cardiaques.

 

La conduite à tenir en cas de malaise

AVEC perte de connaissance

 

1- Sécurisez toujours la victime en premier. Vérifiez qu’aucun danger immédiat ne la menace ni ne menace les intervenants sauveteurs. Placez-la en position latérale de sécurité (PLS) seulement si vous êtes sûr de ne pas devoir pratiquer un massage cardiaque.


Les questions essentielles à se poser après celle de la perte de connaissance, sont :
- La victime respire-t-elle ? Si elle respire, son coeur bat.
Si elle ne respire pas, se pose la question suivante :
- La victime a-t-elle le coeur qui bat ? Si la prise du pouls ne donne rien, commencez immédiatement le massage cardiaque externe (MCE).


2- Appelez le 15 ou faites appeler le 15 par une autre personne pendant que vous passez à l’étape suivante.


3- Entamez les gestes de secourisme selon la procédure officielle. En cas d’arrêt cardiaque et respiratoire, commencez un massage cardiaque avec 2 insufflations par bouche à bouche toutes les 30 pressions thoraciques. Si vous ne savez ou ne voulez pas faire de bouche à bouche, ce n’est pas grave : faites le massage cardiaque en continu à un rythme soutenu d’environ 80 pressions par minute.
Vous ne savez rien faire ? Formez-vous auprès des organismes agréés.


4- Faites chercher par un témoin un éventuel défibrillateur automatique à proximité. Il y en a de plus en plus souvent dans les lieux publics : gares en particulier, réseaux de communication, pharmacies… En l’absence de pouls et de reprise de la respiration, interrompez le massage cardiaque pour « choquer » la victime en suivant les indications du défibrillateur automatique.


5- Si l’état de la victime ne s’améliore pas, reprenez le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours spécialisés sans vous arrêter. En cas de fatigue (le massage est fatiguant), demandez à ce que quelqu’un vous relaie.

 

Se former aux premiers secours de base

dits «Prévention et Secours Civique

niveau 1 ou PSC1»


En 2009 selon un sondage TNS Healthcare pour la Fédération française de cardiologie et la Croix Rouge, 40% des Français savent que face à un arrêt cardiaque il faut pratiquer le massage cardiaque et 15% qu’il faut utiliser un défibrillateur. Si la grande majorité des Français pense à alerter les secours (87%), ils ne sont que 28% à savoir qu’il faut appeler le 15 ; et 7% seulement (2% dans l’ordre) à citer dans le désordre, les 3 gestes fondamentaux que sont l’appel, le massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur. Autant de raisons de se former pour augmenter les chances de survie de ses concitoyens en arrêt cardio-respiratoire.


Les formations agrées sont nombreuses : Sapeurs Pompiers, Croix Rouge, Sécurité civile, Croix Blanche, etc. Elle délivrent toutes un brevet dont le contenu est fixé par arrêté ministériel.

Le plus récent changement de contenu du brevet date de 2009 pour suivre l’actualité de la médecine d’urgence et de réanimation. Le PSC1 remplace depuis 2007 l’AFPS (Attestation de formation aux premiers secours). L’AFPS avait déjà remplacé le Brevet national de secourisme (BNS) en 1991.

 

Source/Auteur : Dr Sophie DUMERY
Date : 28/12/2009

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Certaines références vont être ajoutées prochainement.