Comment se manifeste un mal des rayons ?
Tous les organes peuvent être atteints par le « mal des rayons ». Les conséquences dépendent du caractère réversible ou non de l’atteinte et de la fonction de l’organe.
Par exemple, l’ovaire irradié est responsable de stérilité et de castration temporaire ou définitive, l’os d’un arrêt de croissance, les glandes salivaires de l’absence de salive temporaire (dose faible) ou définitive (dose forte).
Le poumon radique provoque une pneumopathie voire une insuffisance respiratoire. Les symptômes sont la toux, l’essoufflement, une fièvre modérée et une diminution de la fonction respiratoire. Les antibiotiques sont bien sûr inefficaces.
Le mal des rayons qui concerne le rectum s’appelle la rectite radique. Elle se manifeste par l’émission de sang rouge par l’anus avec anémie et carence en fer. Diarrhée, besoins pressants ou douleurs rectales accompagnent souvent les signes.
Avec quoi ne faut-il pas confondre le mal des rayons ?
Il ne faut pas confondre radiothérapie et imagerie médicale. Quand vous passez une radiographie ou un scanner, des rayonnements sont utilisés mais à très faibles doses, aucun risque donc de mal des rayons.
Il ne faut pas non plus attribuer tous les symptômes à la radiothérapie. Certains sont liés aux chimiothérapies, à la maladie causale (cancer) ou à toute autre maladie intercurrente (infection), qu’il convient de diagnostiquer et de traiter.
Y a-t-il une prévention possible au mal des rayons ?
La prévention du mal des rayons repose sur des mesures techniques mises en œuvre par l’équipe de radiothérapie : calcul de dose, limitation des périmètres d’irradiation, espacement des séances…
Pour les irradiations cervicales, les troubles de l’alimentation sont fréquents, nécessitant de surveiller la courbe de poids du patient et parfois de l’alimenter par microsonde, voire par les veines. Les médicaments antidouleurs et antiacides améliorent les symptômes qui sont transitoires ; les bains de bouche avec un anesthésique local sont parfois indiqués.
Pour le thorax, l’œsophage est souvent atteint, avec des difficultés d’alimentation : il faut alors fractionner le bol alimentaire (petites quantités en plusieurs fois, alimentation semi-liquide) et utiliser des anesthésiques locaux.
Pour la pneumopathie radique, des antibiotiques sont souvent prescrits même en l’absence de bactérie mais afin d’éviter une surinfection.
Pour la peau enfin, il est recommandé de ne pas utiliser de cosmétiques et de se laver au savon pur (Sunlight®).