4- Les moyens matériels et physiques de refroidissement
Ils sont employés pour diminuer l’inconfort et le mal de tête qui accompagne la fièvre élevée (au-delà de 38,5°C). Ils sont indispensables lors d’un coup de chaleur.
Le cerveau du jeune enfant est particulièrement sensible à la fièvre. Elle peut entraîner des convulsions, surtout s’il existe une prédisposition familiale. Très impressionnantes, elles sont peu fréquentes (6 à 7% des enfants) et réclament un traitement palliatif d’urgence ; éventuellement le médecin proposera un traitement préventif.
Lui faire boire de l’eau.
En cas de fièvre, l’organisme lutte contre la chaleur en transpirant et se déshydrate. Les troubles de l’alimentation associés aggravent cette déshydratation. Il est donc indispensable de faire boire régulièrement de l’eau au nourrisson pour le réhydrater et permettre à la régulation thermique (transpiration) de se poursuivre, même la nuit.
Le mettre à l’ombre dans un endroit frais (mais pas climatisé) et le découvrir.
N’hésitez pas à laisser un nourrisson seulement avec sa couche.
Le bain et la douche
Acceptables seulement s’ils améliorent le bien-être et le confort … et sous condition :
- la température de l’eau ne doit jamais être inférieure à 2°C sous celle du corps, sinon il y a un risque de convulsions de l’enfant par choc thermique.
Ainsi, en cas de fièvre à 39°C, la température de l’eau ne doit pas être inférieure à 37°C. La tête de l’enfant doit être mouillée au gant de toilette.
D’une manière générale, il n’est pas recommandé d’utiliser les moyens physiques (refroidissement) pour faire baisser la fièvre s’il n’y a pas eu auparavant d’administration d’un médicament antithermique. Car la fièvre remonte dès la sortie du bain, ce qui crée une situation plus inconfortable qu’une fièvre en plateau.
La vessie de glace ou le gant mouillé frais sur la tête
Ils procurent un soulagement véritable car le cerveau est l’organe le plus sensible à la fièvre. Ils éloignent le risque de convulsions fébriles et rendent tout son allant à l’enfant abattu par la fièvre. Mais, il n’est pas recommandé d’utiliser les moyens physiques pour faire baisser la fièvre s’il n’y a pas eu auparavant d’administration d’un médicament antithermique, car la fièvre remonte très vite une fois le moyen de rafraîchissement retiré.
5- les moyens médicamenteux pour faire baisser la fièvre
Deux types de médicaments abaissent la fièvre : le paracétamol et l’ibuprofène.
Le paracétamol est le traitement privilégié chez les enfants et les nourrissons. Ses contre-indications sont rares, il est privilégié chez les nourrissons de moins de 3 mois.
L’ibuprofène (AINS - anti-inflammatoire non stéroïdien) est efficace mais il a des contre-indications importantes, comme la varicelle ; il ne faut donc jamais en donner aux bébés n’ayant pas encore eu la varicelle, au cas où il serait en train de la développer. Dans le doute, choisissez le paracétamol. L’ibuprofène peut être pris quelques heures après du paracétamol.
Attention : ces deux antipyrétiques existent sous des marques différentes.
- Avant de donner un médicament à votre enfant, assurez-vous qu’il n’a pas déjà reçu le même médicament une ou deux heures avant (à la crèche, chez la nounou…).
- Les corticoïdes sont des médicaments très puissants du ressort strict du médecin. Ils ne traitent pas la fièvre mais l’inflammation dans une maladie parfaitement identifiée.
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