Comment cela se manifeste-t-il ?
Dans les premiers stades de l’insuffisance respiratoire, l’organisme compense en augmentant la fréquence ventilatoire et la fréquence cardiaque (tachycardie). La mauvaise oxygénation se traduit tout au plus par des céphalées le matin, signes de la mauvaise ventilation nocturne avec accumulation de CO2.
En cas de bronchite chronique, un encombrement des bronches est présent, surtout le matin, avec une toux grasse, productive, au moins trois mois consécutifs pendant deux ans. L’hypersécrétion est le siège d’infections fréquentes qui viennent compliquer la simple toux (fièvre…).
D’autres témoins de l’insuffisance d’oxygène sont la somnolence, surtout après un effort ou après les repas, la fatigue, des sueurs et à un stade plus évolué une cyanose (coloration bleue des ongles et des lèvres).
L’essoufflement d’abord discret se fait plus marqué, survenant au moindre effort, voire même au repos.
En cas de détresse respiratoire, les mouvements respiratoires deviennent difficiles, avec un tirage sur les muscles de la cage thoracique, une impossibilité à prendre de l’air et à un stade ultime une perte de connaissance par asphyxie.
Avec quoi ne faut-il pas confondre l'insuffisance respiratoire ?
Une insuffisance cardiaque peut se manifester aussi par un essoufflement. D’autres signes comme une douleur dans la poitrine, des anomalies à l’électrocardiogramme ou des œdèmes orienteront le diagnostic vers une cause cardiaque. Parfois, la difficulté respiratoire est de cause mixte : cardiaque et respiratoire.
Il ne faut pas confondre l’insuffisance respiratoire et ses causes avec l’embolie pulmonaire ; l’embolie pulmonaire concerne une maladie des vaisseaux et non des voies aériennes pulmonaires.
Y a-t-il une prévention possible ?
Le tabagisme est l’ennemi numéro 1 des poumons, encore plus en cas d’insuffisance respiratoire. En fonction de chacun et du degré de dépendance, des aides au sevrage peuvent être proposées : soutien psychologique, substituts nicotiniques disponibles sous plusieurs formes (timbres ou patchs, gommes ou pastilles) voire médicaments.
Il est indispensable d’éviter les atmosphères enfumées.
Les vaccinations contre la grippe et le pneumocoque sont largement conseillées et prises en charge.
Concernant le problème spécifique de la silicose, des mesures préventives sur les lieux de travail doivent être prises, notamment par le port d’appareils de protection respiratoire (masques).