A quel moment consulter ?
Il faut consulter quand l’insomnie est rebelle aux tentatives d’y remédier, comme de se coucher plus tôt ou réduire les excitants nerveux.
Cette consultation doit intervenir avant la survenue de toute complication ; comme des troubles importants de la vigilance dans la journée ou une dépression.
Comment préparer la consultation avec le médecin ?
En faisant le récapitulatif précis des conditions de survenue de l’insomnie, des évènements de vie récents qui peuvent être à l’origine de troubles anxieux et du sommeil, des antécédents de maladies (thyroïde, douleurs...), et de la manière dont se manifeste l’insomnie (difficultés d’endormissement, éveils nocturnes...).
Que fait le médecin ?
Il interroge sur la manière dont se manifeste l’insomnie, recherche des causes organiques (maladie physique), des erreurs d’hygiène de vie corrigibles.
Son examen est complet, à la recherche d’autres symptômes de l’anxiété, comme des palpitations ou des spasmes digestifs.
Si l’insomnie est très sévère, une hospitalisation courte permet d’établir un bilan du sommeil dans un laboratoire du sommeil, avec, en particulier, l’enregistrement de l’activité cérébrale nocturne, appelé « enregistrement polysomnographique ».
Quand l’anxiété est au premier plan, il la traite en priorité, l’insomnie n’étant qu’un de ses symptômes.
Des états mixtes anxio-dépressifs sont fréquents ; ils ne sont traités par médicaments que s’ils sont moyens ou sévère et si la prise en charge psychologique ne suffit pas, tout comme le contrôle des causes d’anxiété et de stress (aménagements professionnel et familial par exemple) et/ou la correction d’une mauvaise hygiène de vie.
C’est en dernier recours que le médecin prescrit pour une durée limitée des médicaments pour réduire l’anxiété (anxiolytiques) ou des somnifères pour induire un nouveau rythme de sommeil.
L’homéopathie peut être tentée. La phytothérapie et l’aromathérapie font partie des automédications fréquentes. Attention : les plantes ont de vrais effets pharmacologiques et leur prise demande à être guidée par un professionnel compétent, médecin ou pharmacien de préférence.
Y a-t-il une prévention possible de l’insomnie par anxiété ?
Préserver son sommeil est primordial en évitant par exemple de travailler la nuit ou avec des horaires de sommeil très irréguliers. Il faut aussi réduire le stress et les contrariétés en évitant de se mettre dans des situations conflictuelles aussi bien au travail que dans la vie privée. L’esquive ne réduisant pas l’anxiété, bien au contraire, une prise en charge psychologique (par thérapie cognitivo-comportementale par exemple) est souhaitable pour faire face efficacement aux circonstances quotidiennes.
Mise à jour novembre 2011 – Dr Sophie Duméry
Source/Auteur : Dr Jean-Pierre RAGEAU
Date : 24/07/2009
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