À quel moment consulter ?
Tout symptôme génital (douleur, écoulement, bouton, ulcération) doit être pris au sérieux, considéré a priori comme un signe de maladie sexuellement transmissible et conduire à consulter.
De même, tout rapport sexuel non protégé avec un partenaire occasionnel doit faire penser à un risque de contamination et impliquer une consultation médicale. Des tests pourront être réalisés pour rechercher une infection génitale, mais aussi une contamination par le virus de l’hépatite B ou le VIH. Un traitement préventif (trithérapie) peut éventuellement être instauré dans tous les services d’urgences, 24 heures sur 24, à condition d’être entrepris dans les 48 heures après le rapport.
Que fait le médecin ?
Les IST doivent être dépistées et traitées tôt. Le médecin peut établir un diagnostic uniquement sur les symptômes présents ou s’aider d’examens complémentaires.
Par exemple, un prélèvement de l’écoulement urétral chez l’homme ou des pertes vaginales chez la femme permettra de mettre en évidence la bactérie responsable. Les infections bactériennes (gonococcie, Chlamydia) seront traitées par antibiotiques, et de nouveaux prélèvements réalisés quelques jours après la fin du traitement vérifieront la disparition des germes.
Des examens sanguins permettent le diagnostic de syphilis ou d’hépatites. Ils seront répétés régulièrement.
Les IST étant extrêmement contagieuses, une part essentielle du traitement consiste à traiter aussi le ou les partenaires sexuels de la personne infectée.
Comment préparer ma prochaine consultation ?
Il est important de tracer la chronologie des événements et des symptômes pour guider le médecin dans son diagnostic. Par ailleurs, en cas de consultation pour un rapport sexuel non protégé ou avec rupture de préservatif dans les 48 heures précédentes, les deux partenaires doivent se présenter au service des urgences : des tests seront réalisés sur les deux partenaires et détermineront si un traitement est indiqué ou non.
Source/Auteur : Dr Gérald KIERZEK
en collaboration avec Dr Emmanuelle TOUREL
et Dr Patrice MARIE
Date : 24/07/2009
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