Quand faut-il consulter le médecin ?
Le plus tôt possible sans attendre, avant de multiplier le nombre des protections externes. Certaines incontinences sont transitoires et curables par la rééducation périnéale. Les situations lourdes, rebelles et/ou complexes nécessitent l’expertise de l’urologue, outre celle du médecin traitant et celle du gynécologue.
Comment préparer la consultation avec le médecin ?
Tenir son calendrier (ou catalogue) mictionnel : on recense le nombre de mictions et leur volume au cours de la journée ainsi que le volume de boissons, les circonstances de fuites. C’est un bon préambule à la consultation du médecin traitant, du gynécologue ou de l’urologue.
Que fait le médecin contre l'incontinence ?
Après un interrogatoire soigneux et un examen général et gynéco-urologique approfondi, le médecin traitant évalue la nécessité d’un bilan spécialisé chez l’urologue et/ou chez le gynécologue.
Le spécialiste pratique un bilan uro-dynamique pour préciser la nature du trouble mictionnel et orienter le traitement. Selon la cause de l’incontinence, il prescrit éventuellement une rééducation périnéale ou une rééducation comportementale avant toute prescription médicamenteuse.
Traitement de l'incontinence urinaire
Il existe un traitement adapté à chaque type d’incontinence.
Dans l’incontinence urinaire d’effort, la priorité est de renforcer le sphincter de la vessie et le périnée pour les rendre plus résistants à la pression abdominale. Dans l’impériosité, la rééducation comportementale de la vessie passe au premier plan pour rendre la vessie moins hyperactive et allonger le délai de sécurité entre deux mictions.
Les techniques chirurgicales sont peu invasives, réalisables en ambulatoire (sans hospitalisation) et efficaces. La pose de « bandelettes sous-urétrales » (TVT ou TOT) renforce le plancher pelvien. C’est un geste courant qui ne nécessite que de petites incisions mais doit être pratiqué par un chirurgien expert, car il existe des complications.
Les cas sévères et complexes bénéficient de traitements variés, parfois associés : sondage urinaire, injection de toxine botulique pour paralyser le muscle vésical chez les malades neurologiques, chirurgie du prolapsus des organes pelviens, ballons ajustables et sphincter artificiel, neuromodulation des racines nerveuses sacrées (« pacemaker vésical »).
Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012